Samedi 6 mars 2010
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Hier, lors de sa visite en Allemagne, le premier ministre grec Georges Papandréou a déclaré que vendre des îles grecques n'était pas une solution pour résoudre la
crise budgétaire : "Je pense qu'il y a des solutions plus créatives pour prendre en charge le déficit que de vendre les îles grecques".
Cette précision surprenante n'est pas le fruit du hasard car jeudi des députés allemands ont demandé à la Grèce de vendre des îles pour aider à financer sa dette, ce qui sous la
plume du quotidien populaire Bild donnait : "On vous donne du fric, vous nous donnez Corfou".
Le député libéral Frank Schäffler, du parti FDP au pouvoir a poussé l'indécence jusqu'à dire que "L'Etat grec doit renoncer à sa participation dans des sociétés, et vendre des propriétés
foncières, comme par exemple des îles inhabitées". Disons le tout net, ce type est un sale con. Il ne suffit pas aux députés allemands que leur pays ai contribué activement à la
dislocation de la Yougoslavie. Ils veulent désormais dépecer la Grèce.
Mais si les députés Allemands veulent vraiment aider la Grèce plutôt que l'insulter la solution existe. Ils peuvent faire ce que nous préconisions dans notre article de
vendredi Va-t-on monter à bord du Titanic ? : "Mais pour que les Grecs puissent prendre les bonnes décisions encore faut-il les rassurer. Je ne parle pas d'une
solidarité économique ou financière mais politique et militaire. Car l'une des causes du déficit excessif de la Grèce provient de ses dépenses militaires qui représentent 4,5 % du PIB. Ce qui à
l'échelle européenne est anormalement élevée. Et pour cause... La Grèce doit faire face à un ennemi redoutable en la personne de la Turquie qui viole régulièrement son espace aérien,
qui occupe illégalement le nord de Chypre et dispose de la seconde armée de l'OTAN. Or, comme pour la Serbie, l'Europe fait les yeux doux aux musulmans au point de vouloir intégrer dans
l'UE ce pays si peu regardant sur les droits de l'homme et sur celui de ses minorités religieuses ou ethniques. Les Grecs savent qu'en cas de conflit la solidarité européenne ne sera qu'un
vain mot. La lâcheté l'emportera. Comme pour la Serbie. Si on veut vraiment aider les Grecs à reduire leur déficit il faut leur promettre de les soutenir militairement en cas de conflit avec la
Turquie. Et cette promesse doit-être publique. N'ajoutons pas aux malheurs économiques des Grecs la trahison civilisationnelle."
Et si messieurs les députés allemands vous n'avez pas ce courage alors... FERMEZ-LA ! Et inspirez-vous du courage de certains soldats... grecs.
Par Michael Collins
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Vendredi 5 mars 2010
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05
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/2010
16:18
Mais de qui
se moque-t-on ? Mercredi le gouvernement de George Papandréou a annoncé un troisième train de mesures d'austérité - gels des retraites, baisses de salaires, hausse de la fiscalité - pour tenter de
dégager 4,8 milliards d'euros. Et depuis tout le monde fait mine de croire que tout est réglé. On nage en plein délire. On nage en plein délire car ce nouveau plan, même si pour la
population la situation devient de plus en plus difficilie, est totalement insuffisant au regard des enjeux. Ce n'est pas ces mesures qui vont atténuer la méfiance à l'égard d'Athènes
car la Grèce doit impérativement lever 53 milliards d'euros en 2010. 4,8 milliards d'un côté, 53 milliards de l'autre !!! Mais ce n'est pas tout. Parallèlement,
la Grèce a emprunté jeudi cinq milliards d'euros à dix ans en proposant aux investisseurs 6,38% de rendement (lors de la dernière levée c'était 6%), soit près du double du taux auquel
emprunte l'Allemagne. D'un côté des économies insuffisantes, de l'autre des emprunts de plus en plus coûteux. Le serpent se mord la queue.
Les autorités grecques savent que cette situation est intenable. Par conséquent le but de la visite du Premier ministre grec en
Allemagne et en France ce week-end et d'obtenir des autorités françaises et allemandes qu'elles souscrivent aux emprunts grecs par l'intermédiaire de leurs institutions financières en offrant
ainsi une garantie d'Etat. La dette grecque deviendrait la dette de toute l’Europe. Oui mais voilà, ce renflouement de la Grèce ne serait qu'un leurre car comme l'a dit Hans-Werner Sinn,
responsable de l'Institut d'études économiques allemand IFO : "Toute tentative de stabiliser la Grèce est vaine. C'est un puits sans
fond". Autrement dit si nous montons sur le bateau grec nous sombrerons tôt ou tard avec lui. Pour faire pression sur Berlin et Paris Papandréou menace de demander l'aide
du FMI ce qui ridiculiserait l'Union européenne sur la scène internationale. Mais Athènes joue un jeu dangereux. Car le FMI, lui, ne se contentera pas en échange de son aide des plans
bidons du gouvernement grec. Il exigera et obtiendra des mesures d'économies draconiennes qui risquent de déstabiliser la démocratie grecque. Toujours selon Hans-Werner Sinn la moins
mauvaise solution consisterait en une dévaluation compétitive pour doper la compétitivité de la Grèce. Pour cela "la seule solution est donc que le pays quitte l'Union
monétaire".
Ce qui va se jouer ce week-end est donc capital. Les Européens vont-ils monter à bord du Titanic héllène prenant le risque de transformer le naufrage grec en naufrage européen ou bien vont-ils
tenir bon en mettant les Grecs devant leurs responsabilités ? Si par malheur la première option l'emporte alors la contagion sera inévitable. Les Grecs vont-ils avoir le
courage de sortir de la zone euro ? Mais pour que les Grecs puissent prendre les bonnes décisions encore faut-il les rassurer. Je ne parle pas d'une solidarité économique ou financière mais
politique et militaire. Car l'une des causes du déficit excessif de la Grèce provient de ses dépenses militaires qui représentent 4,5 % du PIB. Ce qui à l'échelle européenne est anormalement
élevée. Et pour cause... La Grèce doit faire face à un ennemi redoutable en la personne de la Turquie qui viole régulièrement son espace aérien, qui occupe illégalement le nord de Chypre et
dispose de la seconde armée de l'OTAN. Or, comme pour la Serbie, l'Europe fait les yeux doux aux musulmans au point de vouloir intégrer dans l'UE ce pays si peu regardant sur les droits
de l'homme et sur celui de ses minorités religieuses ou ethniques. Les Grecs savent qu'en cas de conflit la solidarité européenne ne sera qu'un vain mot. La lâcheté l'emportera. Comme pour la
Serbie. Si on veut vraiment aider les Grecs à reduire leur déficit il faut leur promettre de les soutenir militairement en cas de conflit avec la Turquie. Et cette promesse doit-être
publique. N'ajoutons pas aux malheurs économiques des Grecs la trahison civilisationnelle.
David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond
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Samedi 27 février 2010
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/2010
18:05
Les autorités américaines ont annoncé vendredi la fermeture de deux banques américaines, l'une du Nevada et l'autre de l'Etat de Washington, ce qui porte à 22 le nombre de
faillites d'établissements bancaires depuis le début de l'année aux Etats-Unis. La Carson River Community Bank, dont le siège est à Carson City dans le Nevada, a été fermée. L'autre banque à faire
faillite est la Rainier Pacific Bank, de Tacoma, dans l'Etat de Washington, indique l'Agence fédérale de garantie des dépôts bancaires (FDIC). La FDIC a indiqué cette semaine que le nombre de
banques américaines "à problèmes" avait bondi de 27% au quatrième trimestre 2009, en passant à 702, soit le plus haut niveau depuis
1993, ce qui est le signe que le secteur bancaire américain est toujours très vulnérable. Depuis janvier 2008, 187 banques américaines ont fait faillite. Les autorités américaines
ont d'ores et déjà estimé que 2010 serait sans doute l'année où le nombre de banques en faillites serait à son apogée.
En Californie, officieusement en faillite, la situation ne s'arrange pas. L'Etat a fait poser des panneaux "à vendre" sur onze bâtiments lui appartenant, donc le San Francisco Civic Center,
pour trouver des liquidités qui réduiront son déficit budgétaire. La Californie doit trouver 20 milliards de dollars d'ici mi-2011. L'agence immobilière CB Richard Ellis a diffusé vendredi la
brochure présentant les immeubles à céder. Ensembles, les bâtiments représentent une surface de bureaux de plus de 600.000 m2. Les autorités locales espèrent en obtenir environ deux milliards de
dollars. La Californie a envisagé comme d'autres Etats à court de liquidités de vendre ses prisons, ses tours de bureaux, et jusqu'au siège du gouverneur de l'Etat. L'Arizona quant à elle a adossé
des bons à ses immeubles, qui en constituent la contrepartie, et le Connecticut a aussi mis en vente 60 millions de dollars d'immobilier.
AIG a encore perdu 8,9 milliards de dollars au 4ème trimestre 2009. Ces nouvelles pertes prouvent que nous avions raison. Les autorités américaines auraient du laisser l’assureur faire faillite,
c’est un puit sans fond, déja 180 milliards de fond public. Et aucune certitude que cette société puisse au final être sauvée. En revanche l'endettement des Etats-Unis lui se porte
bien.
Autre confirmation de l'immoralité absolue de la planète financière, les banques allemandes évitent la dette grecque, selon le Financial Times Deutschland de vendredi. En effet devant la
gravité de la situation, les deux premières établissements spécialisées dans les financements publics, Eurohypo et Hypo Real Estate, auraient déjà annoncé qu'ils ne souscriront pas à l'émission
d'obligation prévue par la Grèce. En revanche, l'agence d'information Bloomberg a annoncé vendredi après-midi que l'Etat allemand pourrait acheter des obligations d'Etat grecques par
l'intermédiaire de la banque publique KfW. Cet investissement s'inscrirait dans le cadre du plan européen de soutien à la Grèce, d'un montant susceptible d'atteindre 25 milliards d'euros.
Tout cela vient confirmer ce que nous avions dit dans un précédent article (Tic-Tac, Tic-Tac, Tic-Tac... (4)) : "Mais personne ne pose en vérité LA question. Pourquoi faut-il sauver la Grèce ?
Pour sauver l'Euro ? Non. Pour éviter la contagion au Portugal et à l'Espagne ? Non car rien n'assure en cas de sauvetage que cette contagion n'aura pas lieu. A
qui croyiez-vous que les Grecs doivent de l'argent ? Mais aux banques pardi !!! Celles-ci sont engagées en Grèce à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars.
Si demain les Grecs ne peuvent payer les banques risquent très gros. Et de nouveau les autorités publiques viennent sauver les
banques." Ainsi non seulement les banques ne participeront pas à leur propre sauvetage, elles fuient la dette grecque, mais les Etats volent une nouvelle fois à leur secours.
Ecoeurant... Et dire qu'un journaliste arrivait à trouver une morale dans cette histoire (Vive la crise grecque
?).
Enfin je ne résiste pas à la tentation de vous donner la blague de l'année. Si, si. Selon un rapport de la Délégation à la
prospective du Sénat, diffusé vendredi, la France mettra 20 ans à retrouver un niveau de dette publique équivalent à celui d'avant la crise. Et encore, il s'agit du scénario le plus favorable. Jusque là rien de drôle je vous l'accorde. C'est après que c'est amusant. Ce rapport prône une politique
centrée sur la croissance et une coopération économique entre Européens pour restaurer la confiance. Bla-bla habituel mais ensuite on peut lire qu'à l'inverse, une forte restriction budgétaire
risquerait de casser la reprise économique et de freiner la croissance potentielle de la France à long terme, aggravant la situation au lieu de l'améliorer. Ainsi le Sénat préconise de
poursuivre la même politique qui depuis deux ans ne donne aucun résultat sur la croissance mais qui aggrave nos déficits. Autrement dit pour réduire la dette publique... dépensons davantage.
Heureusement qu'il s'agit du scénario le plus favorable. Euh... et le pire ? Il fallait oser. Nos sénateurs l'ont fait car comme l'a dit Michel Audiard... (voir L'effet boomerang)
Comme chacun peut le constater tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien...
Par Michael Collins
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Jeudi 25 février 2010
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/2010
20:33
Nous connaissons tous la célèbre réplique de Michel Audiard : "Les cons, ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnait". Et bien elle s'applique
parfaitement en ce moment à la situation des bourses occidentales. Depuis le début de la semaine les mauvaises nouvelles s'accumulent. Mercredi les chiffres officiels des ventes de logements neufs
aux Etats-Unis ont été publiés. Les ventes ont plongé de 11,2 % en janvier à un nouveau plus bas historique, poursuivant la tendance de l'année 2009. C'est le niveau de ventes de logements
neufs le plus bas depuis que cette statistique a été créée en 1963. Cette nouvelle statistique vient s'ajouter à plusieurs indicateurs récents témoignant de la fragilité extrême du marché
de l'immobilier, à l'origine de la crise et que les autorités américaines cherchent désespérément à faire repartir. Or tous les analystes le disent : il n'y aura pas de reprise économique sans
reprise durable de l'immobilier. Nous voyons que nous en sommes très, très loin.
S'ajoute à cela la chute de l'indice de confiance du consommateur du Conference Board à 46 en février contre 56,5 en janvier alors que tout le monde l'attendait autour de 55.
C'est son niveau le plus bas en 10 mois. Cela traduit une perte de confiance totale chez les consommateurs américains frappés par la hausse du chômage et la baisse de leur niveau
de vie. Là encore pas de quoi faire repartir la machine économique. Ajoutons à cela la chute de la consommation des ménages en France pour le mois de janvier (-2,7%) accompagnée d'une nouvelle
hausse du chômage pour le même mois (+ 19.500) et la baisse inattendue de l'indice Ifo en Allemagne qui mesure le climat des affaires dans ce pays. Il s'agit de la première baisse de cet indice
depuis près d'un an. Là aussi tout indique que la reprise économique qu'on annonce depuis mars... 2009 n'est qu'un mirage.
Malgré ces statistiques désastreuses les bourses européennes et américaines n'ont pas tremblé. Il est vrai que tous les
idiots attendaient le discours du patron de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, pour se prononcer. A croire qu'ils sont incapables de penser par eux-mêmes. Et qu'à dit Ben Bernanke ? Et
bien la même chose que depuis trois ans. Que les taux d'intérêts seraient maintenus à un bas niveau pour une période prolongée. Soulagement sur les marchés qui sont repartis... à la hausse.
Mais le problème c'est qu'il ne peut pas dire autre chose. C'est en vérité une très mauvaise nouvelle. Si il maintient les taux
d'intérêts à un bas niveau c'est qu'il n'y a pas de reprise économique et qu'il n'y aucune perspective de croissance solide à l'avenir. Mais il y a pire, le maintient de ces taux d'intérêts vont
encore contribuer davantage à l'endettement public. L'endettement des USA va bientôt dépasser les... 100 %. Il faudra pourtant rembourser un jour et cela ne pourra se faire que par la hausse des
prélèvements qui péseront sur la capacité des ménages à consommer. On est donc parti, et je pèse
mes mots, pour plusieurs années de croissance molle. Dans le meilleur des cas.
Et pendant ce temps sur les places boursières occidentales la politique de l'autruche est à la mode. Tout va très bien madame la marquise. Les cons, ça ose tout. Mais il y a une autre maxime que
les cons devraient méditer dans les prochaines semaines. Un boomerang, si on y prend pas garde, cela fini toujours par vous revenir dans la gueule. Et ça fait mal, très mal.
David Bescond pour Rebelles.info
P.S. J'ai terminé cet article ce matin vers 11h00. A cette heure la bourse de Paris et les autres bourses européennes étaient une nouvelle fois en hausses dans le sillage de Wall Street
la veille. Les cons persistaient. Seules les bourses asiatiques affichaient leur sceptissisme grandissant depuis lundi. Puis soudain en milieu d'après-midi retournement de tendance. LA CHUTE.
Il faut dire qu'une énième nouvelle est venue confirmer que la reprise économique n'existait que dans l'imagination de certains "experts". En effet, lors de la semaine achevée le 20 février,
les inscriptions au chômage ont atteint leur plus haut niveau aux USA depuis novembre, à 496.000, alors que les analystes... attendaient une baisse. Les cons ont-ils enfin compris
? Est-ce le début de l'effet boomerang ? A suivre...
Par David Bescond
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Jeudi 25 février 2010
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/2010
09:54
Dans notre article sur la disparition de Philippe Séguin (Mort de Philippe Séguin) nous écrivions ceci : "Philippe Séguin était un excellent président de la Cour des comptes qui n'hésitait jamais à dire aux puissants ce
qu'ils n'aimaient pas entendre et à fustiger les dérives des comptes publics. Dans une période aussi grave pour les finances de notre pays c'était le bon gars au bon poste. Désormais on peut
craindre que lui succède un personnage plus effacé et maléable".
La nomination du socialiste Didier Migaud correspond exactement à ce pronostic. Bien entendu tout le microcosme politique et médiatique fait mine de se réjouir. "Il s'agit d'une
personnalité de haut niveau" titre le journal de révérence "Le Monde". De haut niveau... pour le monde politique peut-être. Car ce que l'on peut constater c'est que Louis XIV (pardon
Nicolas Sarkozy) nomme un député qui siège à l'Assemblée nationale depuis... 1988. C'est à dire un homme qui a élaboré et voté les budgets déficitaires de la nation depuis 22 ans
!!! Et c'est à cet homme que Louis XIV (pardon Nicolas Sarkozy) décide de confier les clefs du temple de l'orthodoxie budgétaire alors qu'il a contribué à le lézarder depuis deux
décennies.
Car comment croire que ce socialiste adepte de la dépense publique pourra à la tête de la Cour des comptes faire ce qu'il n'a jamais fait en tant que député et en tant qu'élu local
? Exagération ? La chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes a rendu il y a
quelques semaines un rapport dénonçant sa gestion hasardeuse, le recours à des
emprunts toxiques et les finances dégradées de la communauté d'agglomération de Grenoble, qu'il préside. Sa nomination à la Cour des comptes relève de l'escroquerie intellectuelle. C'est
un peu comme si demain on mettait à la tête du FMI le ministre grec des finances !!!
Mais peu importe, l'important pour Louis XIV (pardon Nicolas Sarkozy) est de continuer à distribuer les prébendes aux courtisans et de garder les coudées franches pour manipuler en toute liberté
les comptes de la nation. Et surtout... les déficits.
Par Michael Collins
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Lundi 22 février 2010
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/2010
16:04
Connaissez-vous Frédéric Lemaître ? Il est journaliste au quotidien de référence "Le Monde". Dans l'édition du 20 février il s'est fendu d'une chronique
intitulée "Vive la crise grecque !". Et de nous énumérer les aspects "positifs" de cette crise. Dans cette liste j'ai retenu trois arguments qui, à mon avis, sont totalement
stupides.
-Bien entendu le premier consiste à dire que la crise grecque permet la baisse mécanique de l'euro et que cela est tout bon pour les entreprises européennes. Bien sur que tout le monde souhaitait
que l'euro baisse. Mais pas pour une mauvaise raison. Se réjouir de la baisse de l'euro à cause de la crise grecque revient pour un obèse à se réjouir de perdre des kilos à
cause du cancer qui le ronge. Nous savons tous que le résultat final fera vite oublier les gains momentanés.
- Cette crise est, selon notre journaliste, satisfaisante sur le plan de la morale. "Les Etats corrompus et endettés finissent toujours par payer leur incurie même lorsqu'ils font appel,
pour retarder les échéances, aux mauvais génies de Goldman Sachs." Oui peut-être chez les bisounours cela se passe-t-il ainsi... Mais en vérité l'Union européenne s'apprête à
sauver la Grèce, les aides de la zone euro en faveur de la Grèce pourraient atteindre "entre 20 et 25 milliards d'euros" selon l'hebdomadaire Der Spiegel, ou plus
exactemment elle s'apprête à sauver les banques européennes qui sont engagées en Grèce à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars. Si demain les Grecs ne peuvent payer les
banques risquent très gros. Ainsi la banque allemande Hypo Real Estate (HRE), est engagée à hauteur de 9,1 milliards d'euros. Où est la morale dans tout cela ?!!!
- Mais que dire du dernier argument ? "Enfin (...), la Grèce aura le plus grand mal à réduire ses déficits sans diminuer ses dépenses militaires et donc sans se rapprocher de la
Turquie. Si, pour une fois, une crise économique débouche sur une réduction des tensions militaires, qui s'en plaindrait ?" Quelle naiserie... Qui occupe en toute illégalité avec son
armée une portion du territoire européen (Chypre nord) ? Qui viole régulièrement l'espace aérien grec ? Qui possède la seconde armée de l'OTAN ? Ce n'est pas la Grèce. En quoi la crise grecque
va-t-elle permettre une baisse des tensions ? Si il y a un pays qui devrait réduire ses forces armées et faire des gestes de bonne volonté ce n'est certainement pas la Grèce. A moins que
notre journaliste se félicite en secret qu'Athènes soit, à cause de la crise, contrainte de faire des concessions à la Turquie et pratiquer une diplomatie du faible au fort. Mais faut-il
s'en réjouir ?
"Vive la crise grecque !" Vraiment ?!!!
David Bescond pour Rebelles.info
Par Michael Collins
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Dimanche 21 février 2010
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00:12
Nos élites ne retiennent aucune leçon. Lorsque je
préconisais en octobre 2008 de couper les branches pourries, autrement dit de laisser les banques qui avaient fait n'importe quoi faire faillites, et surtout que les Etats ne s'endettent
pas davantage en se lançant dans des gigantesques plans de relance on m'a traité de fou (FLASH SPECIAL : Wall Street s'effondre !). Et pourtant... Nous sommes désormais à la veille du krach
obligataire que nous avons prophétisé sur Rebelles.info depuis l'automne 2008. Dans l’émission "C'dans l'air" du 19 février 2010, intitulée "Le monde immoral de la finance" diffusée sur France
5 François
Lenglet, rédacteur en chef des services Économie, Politique et International du
quotidien La Tribune, annonce l’imminence d’un krach obligataire international, et préconise de retirer son argent des assurances vies, et du marché des
actions/obligations en général.
Pour de nombreux spécialistes la question en effet n'est plus de savoir si cela va se produire mais uniquement quand et
comment. Car les autorités publiques sont en train de refaire les mêmes erreurs qu'à l'automne 2008. Il faut sauver la Grèce ! Tel
est le mot d'ordre général. Comme pour les banques on n'envisage pas une seconde qu'il serait sain (et moral) qu'un Etat qui a fait n'importe quoi et qui a truqué ses comptes puissent
subir une juste sanction. Sauver la Grèce revient à dire à cette dernière, comme hier aux banques, qu'elle pourra continuer à dépenser selon ses vieilles habitudes. Mettez-vous
à la place des Grecs "Pourquoi changer puisque on viendra de toute façon à notre secours ?" Les banquiers ont fait le même raisonnement avec le brillant résultat que l'on
sait. Mais personne ne pose en vérité LA question. Pourquoi faut-il sauver la Grèce ? Pour sauver l'Euro ? Non. Pour éviter la contagion au Portugal et à l'Espagne ? Non car rien
n'assure en cas de sauvetage que cette contagion n'aura pas lieu. A qui croyiez-vous que
les Grecs doivent de l'argent ? Mais aux banques pardi !!! Celles-ci sont engagées en Grèce à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars. Si demain les Grecs ne
peuvent payer les banques risquent très gros. Et de nouveau les autorités publiques viennent sauver les banques.
Mais là où l'on ment à l'opinion publique c'est lorsqu'on lui présente tous ces sauvetages comme indispensables pour sauvegarder la reprise économique. Car pour sauver la Grèce, pour
sauver les banques que font les Etats ? Ils empruntent pour pouvoir dépenser. Du coup cela vampirise les capitaux disponibles sur le marché au détriment des... entreprises qui
souhaitent investir. Pire, cette politique faisant grimper les taux d'intérêts les entreprises voient leurs bénéfices mécaniquement diminuer. Ainsi en voulant sauver les banques pourries et les
Etats irresponsables, les autorités publiques affaiblissent tout les acteurs économiques. Les bons comme les mauvais. Comme l'a si bien dit William Bonner avec cette politique le risque de défaut d'un pays ou d'une banque en particulier baisse mais le risque de défaut du système entier
augmente car la dette ne disparait pas. Elle doit être payée par quelqu'un. Tôt ou tard. Devinez par qui ?
David Bescond pour Rebelles.info
P.S. 1 Au moment où nous écrivions ces quelques lignes deux dépêches venaient confimer notre article :
- Les aides de la zone euro en faveur de la Grèce pourraient atteindre "entre 20 et 25 milliards d'euros", croit savoir l'hebdomadaire Der Spiegel, citant "des premières réflexions du ministère
allemand des Finances".
- Selon le Bafin, l'autorité de tutelle du secteur
financier allemand, la crise financière grecque pourrait mettre en difficulté le secteur bancaire allemand. Une situation qui pourrait désormais fortement inciter l'Allemagne à
soutenir la Grèce. Selon un mémorandum interne du Bafin, cité par le journal allemand "Der Spiegel", "le plus grand danger" pour le secteur financier d'Outre-Rhin "provient des
difficultés collectives des PIIGS" (Portugal, Irland, Italy, Greece and Spain). La Grèce pourrait "éventuellement être à l'origine d'une dislocation" de l'ensemble du système,
affirme même le texte émis par l'autorité de tutelle. Pire encore, si l'on en croit le Bafin, "des problèmes graves de turbulences dans les marchés pourraient être provoqués par des
spéculations et des problèmes financiers touchant l'ensemble des PIIGS". Ces pays pourraient en effet détenir pour 522,4 milliards d'euros d'obligations émises par des banques allemandes.
A noter que plusieurs établissements fiannciers d'Outre-Rhin sont particulièrement exposées en Grèce. Parmi eux, la Hypo Real Estate (HRE), à hauteur de 9,1 milliards d'euros, affirme le Bafin.
P.S. 2 Les autorités américaines ont fermé quatre banques ce week-end, de Californie en Floride, portant à 20 le nombre des établissements bancaires en faillite depuis le début de
l'année. Et pendant ce temps nos médias en France disent que la crise financière est derrière nous. Mais oui, mais oui..
Vendredi 19 février 2010
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Voici ce que nous écrivions dès le 10 octobre 2008 : "Depuis le départ j'ai critiqué le plan
Paulson (voir notre dossier Crise financière ainsi que les dernières brèves du jour). Je suis aujourd'hui convaincu que ce plan ou les interventions identiques sous des formes déguisées en Europe
auront aggravé cette crise. Car il n'y a pas que les spéculateurs qui peuvent créer des bulles. Les Etats également. Alors que les Etats-Unis ou
les Etats européens étaient déjà endettés jusqu'au cou voilà qu'ils se lancent à corps perdu dans le sauvetage des banques en engraissant leurs dettes publiques en engageant des milliers de
milliards. Contrairement a ce qui se dit un peu partout je suis persuadé que ces dépenses folles non seulement ne permettront pas d'empêcher la récession
mais qu'elles n'auront fait que prolonger la maladie à l'origine de cette crise en maintenant artificiellement en vie ceux qui auraient du payer pour leurs fautes. Plutôt que racheter les
actifs pourris des subprimes il fallait avoir le courage et prendre le risque de couper les branches pourries. Que cette bulle des déficits publics
vienne à crever et alors..." (FLASH SPECIAL : Wall Street s'effondre !)
Et voici ce que vient de publier le LEAP/Europe 2010 durant ce mois de février : "L’effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir, pendant
quelques mois, l’évolution de la crise systémique globale ; mais (...) cette stratégie n’aura servi, in fine, qu’à entraîner définitivement
les Etats dans la crise générée par les institutions financières. Notre équipe anticipe donc (...) une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010,
générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d’impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l’année
passée.
D’ailleurs, en ce mois de février 2010, un an après notre annonce que la fin de l’année 2009 allait marquer le début de
la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de
millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague,
confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc.). Pourtant, nous ne sommes qu’au tout début de cette phase, dont le LEAP/E2020
fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro.
L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales
:
. l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats,
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité,
. l’inéluctable remontée des taux d’intérêts,
. la multiplication des sujets de tension internationale,
. l’insécurité sociale croissante.
Par Michael Collins
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Dimanche 14 février 2010
7
14
/02
/2010
12:47
Par André Bercoff
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Vendredi 5 février 2010
5
05
/02
/2010
00:00
Souvenez-vous, la première fois sur Rebelles.info c'était le 10 octobre 2008 : "Depuis le départ j'ai critiqué le plan Paulson (voir notre dossier Crise financière ainsi que
les dernières brèves du jour). Je suis aujourd'hui convaincu que ce plan ou les interventions identiques sous des formes déguisées en Europe auront aggravé cette crise. Car il n'y a pas que les spéculateurs qui peuvent créer des bulles. Les Etats également. Alors que les Etats-Unis ou les Etats européens étaient déjà endettés
jusqu'au cou voilà qu'ils se lancent à corps perdu dans le sauvetage des banques en engraissant leurs dettes publiques en engageant des milliers de milliards. Contrairement a ce qui se dit un peu
partout je suis persuadé que ces dépenses folles non seulement ne permettront pas d'empêcher la récession mais qu'elles n'auront fait que prolonger la maladie à l'origine de cette crise en
maintenant artificiellement en vie ceux qui auraient du payer pour leurs fautes. Plutôt que racheter les actifs pourris des subprimes il fallait avoir le courage et prendre le risque de couper les
branches pourries. Que cette bulle des déficits publics vienne à crever et alors..." (FLASH SPECIAL : Wall Street s'effondre !)
Nous sommes nous trompés ? Nous ne le pensons pas. Près de 14 mois plus tard la planète financière tremble sur ses bases. Alors que la Grèce vient tout simplement d'être mise sous tutelle par l'Union européenne, c'est au tour du Portugal et de l'Espagne de provoquer l'inquiétude. Les investisseurs redoutent désormais pour
ces pays un scénario à la grecque. Seul petit problème, comme l'indique l'économiste américain Nouriel Roubini, "si la Grèce est un problème pour la zone euro, l'Espagne pourrait être un
désastre parce qu'elle en est la quatrième économie". D'autre part tout le monde s'attend à ce que les agences de notation abaissent la note des deux pays. Du coup les bourses
plongent.
Ce soir nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que la situation est désespérée. On ne pourra plus éviter l'explosion.
Jugez-en plutôt. Tout le monde a fait mine de se réjouir fin janvier parce que la Grèce avait réussi à lever 8 milliards d’euros sur les marchés. Et d'en tirer la conclusion qu'il n'était pas
possible pour un pays développé de faire faillite. Kolossal plaisanterie ! C'est oublier que la Grèce a été obligée
de proposer... 6% d’intérêt, quand l’Allemagne emprunte à 2,3% ! Seul le Figaro a relevé cette incongruité en rapportant
qu'une rémunération si élevée se rapproche plutôt de pays émergents... comme le Vietnam. Croire que la Grèce va pouvoir s'en sortir avec de tels taux c'est pratiquer la politique de
l'autruche. Quant à l'Espagne il lui devient également de plus en plus difficile de se financer. Jeudi, le Trésor a procédé à une émission de bons d'une maturité de trois ans, à un taux moyen de
2,61%, alors que lors de la précédente émission du bons du même type, le 3 décembre, le taux n'avait été que de 2,13%. Et ce n'est qu'un début. Ce n'est pas pour rien que le FMI n’exclut plus un
krach obligataire.
Devant le drame qui est en train de se jouer, les "responsables" politiques français commencent à s'agiter. Le Premier ministre François Fillon vient de présenter en urgence un plan de redressement
des finances publiques. Trop peu, trop tard. Et de surcroît pas plus crédible que celui de la Grèce. En effet, la lâcheté de
nos hommes politiques les empêchent de s'attaquer aux problèmes en profondeur. La solution française pour résoudre les déficits ? Disposer d'une croissance de 2,5 % dès 2011. Par quel miracle
? On n'en sait rien. Ce plan provoque la consternation ou l'hilarité, c'est selon, de tous nos partenaires et des marchés financiers. Ainsi, malgré l'ouragan qui risque de nous emporter, la
recette française est toujours la même : surtout pas de réforme structurelle par peur des réactions corporatistes, on freine (mais elles ne diminuent pas, nuance) les
dépenses publiques et on espére (en déposant des cierges ?) qu'une hypothétique croissance remplissent miraculeusement les caisses de l’Etat providence afin qu'il puisse
poursuivre sa politique de redistribution. On nage en plein délire.
Car l'autre raison qui explique la baisse des bourses depuis 15 jours c'est qu'on est en train de se rendre compte que la méthode coué a ses limites. La reprise, la reprise, la reprise !!!
Tel était le slogan martelé depuis le printemps 2009. Nous étions tous priés d'y croire. Silence dans les rangs. Là encore, les lecteurs de Rebelles.info savaient ce qu'il fallait penser de
cette tartufferie. Aujourd'hui le mirage se dissipe. On est en train de découvrir que la reprise n'est pas encore pour aujourd'hui. Alors, avec quelle croissance monsieur Fillon va t-il réduire les
déficits publics de notre pays ? Avec celle "qu'il ira chercher avec les dents" comme dirait le guignol qui loge à l'Elysée ?
En attendant Barack Hussein Obama anticipe l'explosion de l'Europe. Selon notre source qui a déjà prouvé sa fiabilité (voir les articles dans notre dossier crise financière à
partir du 05 novembre 2009), sa décision d'annuler sa présence au sommet entre l'UE et les Etats-Unis les 24 et 25 mai à Madrid (le hasard fait bien les choses...) n'a rien à voir avec les
explications avancées dans la presse française. Les Américains pensent que le tsunami financier qui s'annonce va provoquer des dissensions énormes entre les Européens. Dans ces
conditions Barack Hussein Obama pense qu'il sera inutile d'être présent dans un sommet dont il ne sortira rien pour cause de désunion européenne. L'administration américaine semble
faire une croix sur leurs partenaires européens pour lutter contre la crise économique et vont revenir à des pratiques unilatérales et protectionnistes afin de rassurer les Américains et faire
revenir les électeurs vers le camp démocrate. La décision de Barack Hussein Obama montre en réalité que nous sommes entrés dans une période de chacun pour soi et sauve qui peut général. Attachez
vos ceintures !
Dimanche 31 janvier 2010
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Dimanche 31 janvier 2010
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Vous l'avez entendu dans tous les médias. La crise financière est derrière nous. Tu parles Charles... Les Etats-Unis ont enregistré en janvier 2010 15 faillites de banques après
les 140 sur l'ensemble de l'année 2009. Ce nombre est nettement supérieur aux six du même mois de 2009, alors même que l'année
dernière a vu le total de faillites d'établissements le plus élevé depuis 1992. On constate ainsi que les faillites bancaires aux Etats-Unis s'accélèrent. Vendredi, l'agence de garantie des
dépôts bancaires (FDIC) a annoncé la faillite de six nouveaux établissements, dont trois dans des Etats particulièrement touchés par le phénomène, la Californie (Ouest), la Floride et la Georgie
(Sud-Est). La plus importante est celle de la Community Bank and Trust, en Georgie, qui contrôlait 1,21 milliard de dollars d'actifs. Pire encore, deux ans et demi après les débuts de la crise
financière aux Etats-Unis, la FDIC estime que le nombre de banques en difficulté financière continue de grimper, étant à 552 au
30 septembre, contre 416 trois mois auparavant. Désormais lorsque vous entendrez dans les médias les "experts" de l'économie vous dire que le pire de la crise financière est derrière nous vous
saurez à quoi vous en tenir.
Et pendant ce temps le Sénat américain a approuvé, jeudi, le relèvement du plafond de la dette américaine, de 12.374 à 14.294 milliards de dollars, soit une hausse d’environ
1.900 milliards. En décembre, le Sénat et la Chambre avaient pourtant adopté un premier relèvement du plafond de la dette du pays, de 290 milliards de dollars. Mais comme on vient de le voir cela
n'a pas suffit. Ce procédé n'est qu'un artifice afin de permettre au gouvernement des Etats-Unis de pouvoir enprunter davantage. Toujours et encore. Jusqu'à l'explosion de cette bulle
qui fera passer la faillite de Lehman Brother pour une aimable plaisanterie. On est vraiment dirigé par des fous.
Samedi 16 janvier 2010
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Inexorablement l'explosion se rapproche. Dernières nouvelles de l'explosion de la bulle des déficits publics :
- L'agence de notation Moody's a estimé mercredi que le Portugal est en danger économique s'il ne prenait pas des mesures efficaces pour assainir leurs finances publiques. Du coup l'agence
menace de dégrader la note de ce pays à brève échéance.
- L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé d'un cran (de "A" à "A-") la note de la dette de la Californie. Prévenant que l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis, représentant 13% de
l'économie US et constituant la huitième puissance économique mondiale, pourrait se retrouver à court de fonds en mars, avec un déficit à plus de 20 milliards de dollars. L'agence a annoncé
qu'elle pourrait de nouveau sévir au cours des six à douze prochains mois.
- Jeudi, S&P a aussi abaissé les notes de dette de la Jamaïque à des niveaux correspondant à un défaut de paiement partiel !
- Le Financial Times a relevé mercredi que selon les indices Markit, pour la première fois, le risque de défaut sur les obligations des Etats est désormais plus
élevé que celui sur les titres de dette des entreprises. En clair, le marché estime désormais que le risque de faillite des Etats européens est devenu supérieur à celui de leurs sociétés !
- Grande première ! L'agence Fitch a annoncé cette semaine que les Etats-Unis pourraient perdre leur AAA ! «Au cours des trois à cinq prochaines années, l'endettement
public se rapprochera de niveaux qui feront peser une certaine pression sur le statut AAA». Mais dans les coulisses on estime que ce délai risque d'être très rapidement revu à la
baisse.
- Enfin la faillite de la Grèce inquiète Angela Merkel : "Comment allons-nous respecter le Pacte de stabilité ? L'exemple grec pourrait nous apporter de fortes, très fortes
contraintes. Qui va dire au Parlement grec qu'il est prié de faire une nouvelle réforme des retraites ? Je ne sais pas si l'on apprécierait beaucoup là-bas que l'Allemagne dicte des ordres. Le
Parlement allemand lui ne serait certainement pas ravi si la Grèce le faisait pour nous. En ce sens, l'euro traversera dans les prochaines années une phase très difficile." En clair,
Angela Merkel craint que le manque de rigueur budgétaire des différents état européens ne fassent exploser l'euro.
Et pendant ce temps à l'Elysée.... de reprendre tous en choeur "Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien..."
Par David Bescond
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Jeudi 31 décembre 2009
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/2009
18:29
Le 28 décembre nous avons publié un article, La dette française est plus dramatique que celle de ses concurrents, dans laquelle nous dénoncions le mythe français qui veut que l'endettement de la France ne soit pas aussi dramatique que l'on veut bien le dire. Et nous avons
démontré avec trois exemples précis que l'endettement de la France est en réalité plus grave que celui des autres pays industrialisés.
Et bien 24 heures après la publication de notre article, l'agence de notation Fitch a confirmé que l'endettement de la France était au moins aussi grave que celui de ses voisins et
qu'elle n'avait aucune raison de se croire à l'abri des sanctions. Bref, un sévère rappel à l'ordre : "L'Angleterre, l'Espagne et la France doivent mettre en œuvre
une politique budgétaire crédible dans les prochaines années, étant donné le rythme de dégradation de leurs comptes et les défis auxquels ils devront faire face pour stabiliser leur endettement
(...) en cas d'inaction la pression sur la note de leur dette s'intensifiera."
L'Espagne n'a pas attendu pour réagir puisque le gouvernement a décidé mercredi de prendre des mesures impopulaires de hausse des prélèvements obligatoires et de réductions drastiques de la dépense
publique. Bref, l'Espagne va présenter un budget de rigueur preuve qu'elle prend très au sérieux les menaces des agences de notation.
Comme nous l'avions écrit, FLASH SPECIAL : Le domino grec risque de précipiter la rigueur en France, le gouvernement français a conscience qu'il ne peut plus échapper
à des mesures de réduction drastique des dépenses publiques. Mais il y a un hic. Et c'est là que nous revenons à notre article sur la gravité de l'endettement français. Les autorités
françaises n'ont plus aucune marge de manoeuvre. Augmenter les prélévements obligatoires comme les Espagnols viennent de le décider ? Impossible puisque les impôts représentent déjà 45 %
du PIB ! Faire marcher la planche à billets comme les Etats-Unis ou le Japon ? Impossible nous n'avons aucun contrôle sur la BCE dont les statuts interdisent de telles pratiques. En réalité nous
sommes pieds et mains liés. Selon ma source les trois agences de notation (Standard's & Poor, Fitch et Moody's) ont bien conscience de cette situation. En privé elles n'hésitent pas à présenter
le "cas" français comme très préoccupant. 2010 et 2011 s'annoncent comme des années chaudes. Très chaudes.
David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond
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Jeudi 31 décembre 2009
4
31
/12
/2009
09:06
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