Dimanche 1 juin 2008
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Le rebelle d'or pour le mois de juin est décerné à XAVIER DARCOS,
notre ministre de l'Education nationale, pour avoir su depuis son entrée en fonction réformer en profondeur le "mammouth" et résister aux diktats des syndicats corporatistes de l'Education
nationale. Depuis un an le rythme des réformes n'a jamais faiblit : nouveaux programme du primaire, autonomie des universités, suppression du samedi à l'école, stages de rattrapage pendant les
vacances, réforme du bac professionnel, soutien scolaire pour les "orphelins" de 16 heures, assouplissement de la carte scolaire, service minimum, réduction des effectifs pléthoriques etc... Et
cela va continuer puisque sont déjà dans les tuyaux une réforme de la formation des enseignants et la réforme des lycées. D'autres suppressions de postes sont également prévues avec en
contrepartie une meilleure rémunération pour les personnels de l'Education national. Un gagnant-gagnant à la sauce Darcos. Et tout cela sans céder d'un pouce aux khmers rouges qui sclérosent
l'Education nationale depuis 1968. La droite en rêvait, Xavier Darcos le fait ! Il est vrai qu'on commençait à désespérer. Soit les ministres ne faisaient rien (Jack Lang, François Bayrou....),
soit ils réformaient pour finalement reculer (Claude Allègre, René Monory, Luc Ferry....). Avec Xavier Darcos rien de tel. Mieux encore, il n'hésite pas à dire aux syndicats, aux lycéens ou aux socialistes leurs quatre vérités. Petit florilège des piques de Xavier Darcos :
- "Nous avons rapidement compris que les lycéens n’étaient pas sortis spontanément. Mais je n’avais pas à discuter avec eux des conditions
d’exercice du métier d’enseignant. Je le leur ai dit clairement, en les incitant à débattre des questions qui les concernent directement : par exemple l’organisation du soutien
scolaire ou du temps de travail en terminale."
- "Le problème, c’est que ces mouvements (lycéens, ndlr), c’est souvent la Star
Ac’ des futurs cadres du PS. Quand j’entends certains de ces jeunes clamer que “la répression s’abat sur la riposte citoyenne”, je me dis que nous sombrons dans la bouffonnerie
!"
- "Nous faisons en un an ce qui n’a pas été fait en cinq au cours du précédent quinquennat" (à propos des suppressions de postes).
- "Je leur ai dit (aux syndicats, ndlr) que je voulais bien discuter avec eux de ce que le gouvernement a décidé de faire. Je n’ai vraiment rien contre eux : Aschieri, ça fait quinze ans que
je le connais ! Mais jamais je ne considérerai que leur légitimité est supérieure à celle d’un élu. Nous avons été mandatés par les Français pour
conduire une politique. Nous l’appliquerons."
- "On me dit : “Vous brûlez les étapes, il n’y a pas eu de concertation !” C’est vrai : il n’y a pas eu de grand débat national. N’en sait-on pas assez sur l’état de notre école ?
150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans qualification. D’habitude, on consulte pendant trois ans, il en
ressort un texte de 600 pages qui mécontente tout le monde parce qu’on n’a voulu fâcher personne. Il n’y aura pas de grande loi Darcos. Il aurait suffi que j’en annonce une pour que je sois
assailli de toutes parts ! Mais je veux changer les choses. Et la seule question que je me pose, c’est : est-ce bon ou pas pour les élèves ? Sinon, à quoi servirait-il que l’on continue de
déverser tout cet argent ?"
- "Ils (les enseignants, ndlr) ne seront plus jugés sur leur conformité à des théories pédagogiques mais sur l’efficacité de leur travail, c’est-à-dire sur les résultats de leurs
élèves"
- "Ça n’a l’air de rien, mais c’est énorme. D’habitude, quand un enfant avait des difficultés, on disait aux parents : “Allez voir l’orthophoniste, allez voir le psychopédagogue”. Eh bien non !
c’est à l’école de s’occuper de l’élève." (à propos des stages de rattrapage pendant les vacances).
- "On peut faire mieux avec moins"
- "Beaucoup de nos professeurs sont d’abord des militants des droits de l’homme avant d’être des militants du savoir."
- "Je ne pratique pas la confusion des genres, ni des responsabilités. Ce n’est pas aux syndicats de dicter ce qui est enseigné aux
élèves" (à propos de la réforme des programmes scolaires).
- Le système français "est sans doute le plus coûteux du monde et pas le plus efficace lorsque nous comparons".
Voilà qui doit se faire s'étrangler de rage tous les chercheurs en science de l’éducation, qui fixaient jusqu’alors les canons du “pédagogiquement correct", et qui sont, avec les syndicats qui se
sont toujours opposés aux réformes, directement responsables du désastre éducatif. Voir un ministre tenir ainsi fermement le cap des réformes, refuser de plier devant les syndicats qui
avaient l'habitude de "cogérer" le ministère de l'Education nationale, remettre en cause les principes éducatifs laxistes et gauchistes en vogue depuis 1968, le tout durant le quarantième
anniversaire de Mai 1968, voilà qui ne peut que susciter notre admiration et nos encouragements. Xavier Darcos, assurément, mérite le REBELLE
d'OR du mois.
David Bescond pour Rebelles.info
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