Lundi 30 novembre 2009
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Comme nous l'avions prévu dès le mois de mars (voir notre dossier sur le nucléaire iranien) la main tendue du président
Barack Hussein Obama envers les mollahs iraniens n'aura servi à rien sinon de permettre à ces derniers de gagner un temps précieux. Quelle naïveté, quelle stupidité. Pour toute réponse à la
dernière proposition de la communauté internationale, le dictateur Mahmoud Ahmadinejad a annoncé ce week-end que son gouvernement allait examiner, lors d'une réunion mercredi
prochain, la possibilité d'enrichir de l'uranium à 20 % ainsi que la construction de dix nouvelles usines d'enrichissement. En outre le Parlement de
Téhéran a demandé au gouvernement de lui présenter rapidement un plan "visant à réduire le niveau de coopération avec l'AIEA". En vérité les mollahs ont fait la même analyse que
Rebelles.info concernant la présidence de Barack Hussein Obama. Dans notre article, Spéciales brèves du jour : Hommage à Georges Walker Bush, nous écrivions ceci en janvier dernier : "Car la présidence de Barack Hussein Obama sera catastrophique. Nous nous dirigeons vers une présidence
faible lors des crises internationales qui ne manqueront pas d'intervenir durant les quatre prochaines années. Une présidence qui sera placée sous le signe du renoncement, de la négociation à
outrance et de l'aveuglement conduisant à un recul de l'influence américaine dans le monde. Déjà Pékin, Moscou, Chavez, Ahmadinejad, le Hezbollah, le Hamas, Al-Qaïda et le mollah Omar, pour des raisons et des ambitions différentes, sont dans les starting-blocks prêts à mettre le nouveau président américain à l'épreuve. Tandis qu'en Europe
l'élection du démocrate est vécu comme une libération, comme un lâche soulagement. Il sera plus facile aux Européens de capituler du moment que l'exemple viendra d'en haut, de la Maison
Blanche. Cela agira comme un blanc-seing." Aujourd'hui on peut s'apercevoir que les mollahs iraniens ne prennent pas au sérieux la volonté de l'Occident d'empêcher, après son échec en
Corée du Nord, un nouvel acte de prolifération nucléaire. Aux yeux des dirigeants iraniens, l'Amérique de Barack Hussein Obama a perdu tout pouvoir de dissuasion. Le président américain entravé par
son prix Nobel de la Paix n'est plus crédible. Désormais le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, va devoir prouver qu'il n'est pas un simple homme politique mais bel et bien un homme
d'Etat. Est-ce un hasard ? Le Premier ministre israélien vient d'annuler son voyage en Allemagne pour lundi. Officiellement il est tombé malade. Officiellement... En attendant nous rediffusins
notre article du 04 novembre dernier (Israël se
prépare à frapper l'Iran) car il est plus que jamais d'actualité.
Mon désir de maintenir la pluralité des opinions chez Rebelles.info et
mon adhésion au Bloc Identitaire a pu provoquer une certaine confusion quant à mes convictions géopolitiques. Concernant la pluralité des opinions il est bien entendu hors de question de
revenir sur cette règle. Que cela soit sur l'Afghanistan, la Russie ou Israël pour ne citer que ces pays. L'article du 27 août dernier, Spécial
dossier afghan, est l'exemple parfait de ce que nous continuerons à faire.
Puis il y a mes convictions personnelles. Je tiens ici à rassurer nos lecteurs les plus anciens, les plus fidèles. Mon adhésion au Bloc Identitaire n'a en rien altéré mon soutien indéfectible à Israël. J'ai d'ailleurs noté avec plaisir, à la Convention Identitaire d'Orange des 17 et 18 octobre dernier, que le bureau
exécutif du mouvement condamnait fermement "l'antisémitisme et l'antisionisme". Ce dernier servant trop souvent de paravent à
un antisémitisme plus "classique". Il n'en reste pas moins vrai que l'ensemble de la droite française est divisée sur la pertinence et le soutien à une intervention militaire
israélienne contre l'Iran. En ce qui me concerne je n'ai aucun doute. Cette intervention se fera car elle est nécessaire.
Petit tour rapide de la situation actuelle.
Elle se fera car il y a peu de chance que Barack Hussein Obama donne son feu vert à une intervention militaire américaine contre l'Iran. Ceux qui lui ont remis le prix nobel de la paix savaient
parfaitement ce qu'ils faisaient. Cette opération politique ne poursuivait qu'un seul objectif : lier les mains du
locataire de la Maison Blanche. Quel prix nobel de la paix pourrait, sans se couvrir de ridicule au niveau mondial, lancer ses forces armées contre un autre pays ? Même le messie n'y survivrait
pas. Et comme de nouvelles sanctions auront aussi peu de résultats que les précédentes, Israël n'a plus guère le choix.
Elle se fera car Barack Hussein Obama ne peut plus s'opposer à une intervention israélienne. Sa première année de présidence est un échec. En chute dans les sondages il vient en outre de
subir une déroute électorale. La Virginie et le New Jersey, deux Etats démocrates, viennent de voter pour des gouverneurs républicains. Au New Jersey, bastion démocrate où Barack Hussein Obama avait gagné avec seize points d'avance sur John McCain pendant la présidentielle, il
était venu à trois reprises pour soutenir le candidat démocrate. Cette déroute augure d'une défaite cuisante des démocrates aux législatives de novembre 2010. En difficulté en Afghanistan le
président américain espérait négocier le soutien des mollahs dans ce pays en échange d'une plus grande souplesse des Etats-Unis sur la question du nucléaire. Mais aujourd'hui la seule chance de
Barack Hussein Obama pour regonfler sa côte de popularité et sauver sa présidence (et oui on en est déjà à ce stade...) est encore de ne rien faire pour empêcher Israël de régler le problème
du nucléaire iranien.
Elle se fera car le temps joue en défaveur des Israéliens. Les Iraniens ne cessent de fortifier les défenses de leurs installations et de perfectionner leurs camouflages. Pire, l'Iran ne cesse de
renforcer l'arsenal de ses alliés du Hezbollah et du Hamas. L'Iran aurait ainsi fourni au Hamas un missile capable de frapper Tel
Aviv. Il devient donc urgent pour Israël de prouver à ses ennemis que sa capacité de frappe reste intacte. Tout autre politique serait prise pour un signe
de faiblesse. A ce sujet on peut noter une collaboration entre les armées américaines, françaises et israéliennes. Ainsi le ministre français de la Défense Hervé Morin a récemment
déclaré que "nous avons une coopération avec l'armée israélienne régulière, nous discutons. Et notamment pour faire en sorte que les Iraniens cessent ce programme militaire, il
nous faut savoir un peu ce qui se passe. Donc on échange nos informations". Et selon Le Figaro cet automne "une réunion dont rien n'a filtré s'est tenue à Paris entre les chefs
d'états majors des armées américaine, israélienne et française." Pour parler de la pluie et du beau temps ?
Elle se fera car contrairement à une idée fausse mais tenace, des frappes israéliennes n'entraîneront pas la région dans un conflit majeur. Certes le bal des hypocrites battra son plein. Tout le
monde condamnera Jérusalem. Mais en réalité les gouvernements égyptiens, saoudiens, jordaniens etc... seront soulagés. D'ailleurs si Barack Hussein Obama a du se résoudre à se montrer plus ferme
ces dernières semaines contre Téhéran ce n'est pas à cause des pressions de la communauté juive aux Etats-Unis mais à cause des suppliques des dirigeants arabes dont le principal
cauchemar est de voir l'Iran chiite posséder la bombe atomique. La lecture de la presse arabe à ce sujet ne laisse planer aucun doute.
Elle se fera car si l'Iran se nucléarise le Proche-Orient basculera encore davantage dans le fanatisme religieux car un Iran nucléarisé c'est l'assurance d'une impunité totale pour les actions
futures du Hamas, du Hezbollah ou de n'importe quel allié de Téhéran. Si l'Iran se nucléarise l'Egypte et l'Arabie-Saoudite suivront ce qui fragilisera encore davantage le rapport de
force jusqu'ici favorable à l'Etat hébreu. Si l'iran se nucléarise il est malheureusement probable qu'un cinglé religieux ne se serve un jour de cette capacité car si avec les Soviétiques nous
avions en face de nous des ennemis rationnels ce n'est pas le cas des islamistes. Les Israéliens ont conscience de tout cela. Pour eux il ne s'agit pas d'une simple question
géopolitique mais d'une question existentielle. Une question de survie.
Reste la possibilité d'un renversement du régime iranien de l'intérieur qui satisferait tout le monde. Mais je dois dire que je suis très sceptique sur l'opposition iranienne. Comme par hasard les
nouvelles manifestations à Téhéran aujourd'hui surviennent alors que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, a accentué la semaine dernière la pression sur l'Iran, lui demandant de
répondre rapidement au projet d'accord de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur son programme nucléaire. Avouez que ces
manifestations tombent vraiment à pic. Idéal pour gagner encore du temps et faire traîner les négociations en longueur. De quoi faire perdre patience aux Israéliens...
David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond
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Publié dans : Dossier nucléaire iranien
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