Samedi 11 juillet 2009
6
11
/07
/2009
00:00
Dans son dernier article Ivan Rioufol a parfaitement souligné l'aveuglement (volontaire ou non) de nos élites devant les périls qui menacent notre pays (Le déclin de la France suscite le mutisme des élites). D'ailleurs plusieurs indices indiquent que l'heure de vérité approche. La multiplication des émeutes ou des embuscades dans les ZIP (Zones d'Islamisation Prioritaires) contre les forces de l'ordre alors que l'Etat n'a pas (encore) du couper les subventions sous les effets de la
crise économique laisse une petite idée du bordel qui se généralisera quand tous ces assistés qui crachent sur notre pays ne recevront plus l'argent destiné à acheter la paix sociale.
Mais il n'y a pas que la racaille qui refuse d'obéir à un Etat de plus en plus faible car de moins en moins crédible. Ainsi dans l'Education Nationale on voit se multiplier la
désobéissance de professeurs qui refusent d'appliquer les nouvelles consignes (par exemple sur l'aide aux enfants en difficulté). Là où il faudrait exclure ces récalcitrants qui ont
tendance à oublier qu'ils sont au service de l'Etat et non l'inverse, ce dernier les menace simplement de... diminuer leur salaire.
Il ne s'agit ici que de deux exemples. Mais ils sont révélateurs d'un pouvoir qui n'arrive plus à se faire obéir car les Français sentent confusément qu'on leur ment. Ils sentent que la crise
économique va terrasser l'Etat providence (Spéciales brèves du jour : Regardez les mythes français s'écrouler (Deuxième partie)). Ils sentent que les
autorités ne font qu'écoper mais qu'elles sont incapables d'éviter le naufrage. Et comme personne ne leur a expliqué pourquoi nous en sommes arrivés là... A quoi bon obéir ?
Les mois qui vont venir seront terribles (L'été
meurtrier). Il ne se passe plus une seule journée qui n'apporte la confirmation d'une explosion programmée de l'avion France. Ainsi le journal économique "Les échos" a révélé
cette semaine que "La France accroît sa vulnérabilité en empruntant à court terme". La part des emprunts à court terme et à taux variable augmente ce qui nous rend
plus sensible à une baisse de la demande pour la dette souveraine (or la signature de la France commence à être moins crédible aux yeux des marchés) ou à une hausse des taux suite à une
remontée de l’inflation. Autrement dit la France risque d'être obligée d’emprunter de l’argent aux bailleurs de fonds étrangers à des taux de plus en plus élevés en
multipliant les appels de fonds. En clair le financement de la dette va devenir de plus en plus difficile voir impossible.
Le même journal a indiqué hier qu'à l'explosion de la dette de l'Etat, au gouffre de la sécurité sociale vient s'ajouter la dégradation des finances des collectivités locales. Les dépenses
augmentent (RMI, éducation, administration pléthorique etc...) et les recettes s'effondrent. Le trident des déficits est désormais complet.
Il existe cependant des élus qui commencent à s'affoler devant l'ampleur des dettes de notre pays. Mais curieusement les médias n'en parlent presque pas. Pourquoi ? Alors voici les commentaires de
ces élus lucides : Philippe Marini (UMP, Oise) demande aux élus "une vigilance de tous les instants" en matière de dette et décrit un pays "en état
d'apesanteur financière" privé de ses repères habituels. Jean Arthuis (centriste, Mayenne) juge la situation "hyperpréoccupante". Tout ne va donc pas si bien
madame la marquise, il semblerait même que le feu commence à gagner le château... Mais y-a-t-il encore des pompiers ?
David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond
-
Publié dans : Dossier crise financière
0
-
Recommander
Commentaires Récents