Publié avec l'aimable autorisation de Bivouac-ID :
Nous savions que la situation aux Pays-Bas était mauvaise. Nous pouvons à présent affirmer qu’elle est
désespérée, et que ce petit pays va voir mourir sa démocratie et ses libertés sous le joug non seulement d’une communauté musulmane importante, mais aussi et surtout de collaborateurs et
de traîtres qui ont décidé de vendre l’âme de leur pays, par bêtise autant que par lâcheté.
Car pour quoi les Pays-Bas sont-ils connus dans le monde entier ? Leurs fromages, leurs vélos, leurs digues, leurs grands peintres… mais encore ? Pour leur attachement à la
tolérance et à la liberté d’expression ! Ce sont ces convictions qui ont permis aux Hollandais dans l’histoire d’accueillir ceux qui avaient été exilés pour leurs idées, et ceux qui
ne pouvaient imprimer leurs livres ailleurs.
Or Le Monde nous apprend que les Pays-Bas puniront à l’avenir les “insultes” et les “propos blessants” liés à la religion.
Quelle religion? Je vous laisse deviner.
Nederland
1581-2008
R.I.P.
L’article dans Le Monde :
Les Pays-Bas vont
ôter de leur arsenal pénal un article qui punissait le blasphème. Il va toutefois être remplacé par une disposition qui condamne la discrimination, les “insultes graves” et les propos
“inutilement blessants” à l’égard des individus, sur la base de “leur race, leur orientation sexuelle et leur religion”. En définitive, la réforme fait craindre une restriction
de la liberté d’expression dans un pays qui a vécu plusieurs épisodes tumultueux au cours des dernières années.
En 2004, le cinéaste Theo Van Gogh a été assassiné à Amsterdam par un islamiste radical pour avoir réalisé le film Submission. Il avait été taxé de blasphème par son meurtrier. Ayaan Hirsi Ali,
députée d’origine somalienne, coscénariste du film désormais exilée à Washington, avait subi la même accusation. En 2006, l’affaire des caricatures danoises de Mahomet a eu un écho particulier
aux Pays-Bas et
fait craindre d’autres actions violentes.
Il y a quelques mois, c’est la diffusion du film anti-islam Fitna du député populiste Geert
Wilders qui a focalisé l’attention. Le gouvernement avait évoqué l’idée d’interdire ce pamphlet. Dans la
foulée de cette affaire, un caricaturiste de presse avait été arrêté, certains de ses dessins ayant été jugés “offensants” pour les musulmans. C’était la première fois depuis 1945 que
survenait un tel acte de censure.
Les autorités, soucieuses d’apaiser les relations entre les Néerlandais de souche et l’importante communauté musulmane, avaient évoqué à plusieurs reprises l’idée d’en
revenir au délit de blasphème. Le projet s’est toutefois avéré politiquement complexe. Parce que le gouvernement de centre-gauche, composé d’un parti chrétien majoritaire - le CDA du premier
ministre Jan Peter Balkenende -, de protestants rigoristes mais aussi du parti travailliste PVDA, était divisé.
Un savant compromis élaboré par Ernst Hirsch Ballin, ministre chrétien-démocrate de la justice, a été négocié. Il se solde par l’abandon d’un article de loi adopté en 1932 et censé, à l’origine,
protéger les chrétiens contre une campagne antireligieuse lancée par les milieux communistes. Cette disposition avait été abandonnée en 1968 (…)
Lire la suite sur le site du journal Le Monde (ici).
Source : http://www.bivouac-id.com/2008/11/12/la-mort-des-pays-bas-rip/
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