Est-ce une blague de mauvais goût ? Ou tout simplement un mélange de stupidité et de provocation
commerciale ? En tout cas vous pouvez trouver désormais dans le rayon tourisme de vos librairies un guide touristique pour... l'Afghanistan ! Un
pays classé sur la liste rouge du quai d'Orsay c'est-à-dire un pays interdit pour les touristes. Constance Bonnaventure qui a écrit ce guide a tenté de se justifier : "Les
français sont assez intelligents et connaissent les dangers de cette zone du monde". Un peu court comme explication non ? Et de préciser que dans son guide les dangers qui existent sont
évoqués, ainsi que les précautions à prendre pour se protéger. Comme par exemple, de faire appel... à un chauffeur pour se déplacer ou d'éviter certaines zones comme le sud du
pays. Ouf, nous voilà soulagé. Avec de tels conseils il ne peut rien leur arriver !!! Tout cela est confondant de
bêtise. Sans parler de la mauvaise foi puisque l'auteur s'abrite derrière la présence des expatriés en Afghanistan, qui reçoivent la visite de leurs proches, pour justifier la
parution de ce guide : "Ce guide peut les aider à mieux préparer leur voyage". Elle semble
oublier que ces personnes avant de partir en Afghanistan sont informées par des professionnels et qu'elles reçoivent toutes les
informations nécessaires. Informations, qui à la différence d'un guide, sont actualités en fonction de l'évolution de la situation dans le pays. Si des fous, et il y en a toujours, devaient
visiter ce charmant pays à l'aide de ce guide touristique très particulier, je propose que ces futurs otages des talibans et autres fanatiques soient échangés contre les éditeurs du Petit Futé
(qui porte vraiment mal son nom), ainsi que l'auteur, afin d'épargner la vie de nos soldats qui dans le cas contraire devront se coltiner des opérations dangereuses pour les libérer. Il y a
vraiment des claques qui se perdent.
Vous allez sans doute me trouver nerveux aujourd'hui, mais des claques j'ai
également eu envie d'en donner lorsque j'ai entendu le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer (photo), critiquer le plan que Nicolas Sarkozy a obtenu de la Russie pour mettre fin à
la crise dans le Caucase. Selon cet obscur technocrate ce plan est mauvais car il donne la possibilité à Moscou de conserver des troupes importantes en Abkhazie et en Ossétie du sud. Pour lui
cela "n'est pas acceptable". Car bien entendu lui aurait fait reculer les Russes !!! Tout le monde tremble
devant, devant qui déjà ? Ah oui, je vais prendre mon élan : Jaap de Hoop Scheffer. Vladimir Poutine ne doit pas en dormir la nuit. Inacceptable, vous vous rendez compte. Jaap de Hoop Scheffer
trouve cela inacceptable. Mais tout le monde s'en fout mon cher Jaap de Hoop Scheffer que vous trouviez cela inacceptable. A commencer par les Russes. Mais il a cru bon d'ajouter en parlant de la
décision de Moscou d'installer 3800 soldats dans chacune de ces régions : "C'est très difficile à avaler". Mais non, cela demande juste un petit effort. Comme pour les Serbes à
qui on a volé le Kosovo en y installant des milliers de soldats de l'OTAN. Il ne fallait pas ouvrir la boîte de Pandore cher Jaap de Hoop Scheffer. Toujours la bonne blague de l'arroseur
arrosé.
Dans les brèves du jour du 30 août, http://www.rebelles.info/article-22329712.html, j'écrivais que nous n'allions pas tarder à ressentir les
premiers effets de la fin des Jeux Olympiques de Pékin. Une foix ceux-ci terminés la Chine allait pouvoir retrouver une liberté totale sur la scène diplomatique et l'appétit
qui allait avec. Et bien il n'aura pas fallu attendre longtemps. Hier la Corée du Nord a expulsé les inspecteurs de l'AIEA (Agence internationale de l'Energie
Atomique) du site de retraitement de son complexe nucléaire de Yongbyon. Cette décision est la conséquence logique de sa volonté exprimée dès le 26 août de mettre fin à sa dénucléarisation
et de remettre en marche le réacteur de Yongbyon. Au Darfour, autre théâtre où l'activité et l'influence de la Chine sont importantes, le régime génocidaire qui règne sur le Soudan a
lancé depuis début septembre sa plus grande offensive militaire contre les groupes rebelles. De l'aveu même de la Minuad (Mission des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour) et des ONG
il s'agit "d'une attaque généralisée". Les génocidaires de Khartoum peuvent compter plus que jamais sur le véto de la Chine à l'ONU pour poursuivre impunément leur sale
besogne. Quand je pense comment certains en France critiquent la Pax Americana et appellent de leurs voeux son remplacement, ils peuvent avoir une petite idée de ce que serait une Pax Sinica.
Mais il faut bien avouer que la Chine n'est pas la seule à perdre son honneur dans cette histoire du Darfour. Depuis plusieurs semaines la France marchande l'inculpation du dictateur
soudanais, Omar Al-Bachir. Le boucher de Khartoum est en effet sous la menace d'une inculpation pour génocide de la part du procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo
(http://www.rebelles.info/article-21289440.html). Alors pourquoi un tel marchandage ? La France
propose au régime soudanais la suspension des poursuites si celui-ci accepte de juger à Khartoum deux dirigeants soudanais déjà poursuivis par la CPI (ce à quoi s'oppose la CPI qui veut les juger
à La Haye) ; facilite le déploiement et l'action de la MINUAD au Darfour ; favorise un accord politique durable ; cesse d'interférer dans les affaires de ses voisins, à commencer par le Tchad.
Tout cela est bien joli mais reflète une grande naïveté du quai d'Orsay voir un amateurisme inquiétant. Car comme l'a si bien dit Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, il
est stupéfiant de vouloir croire "aux promesses des menteurs en série de Khartoum". Un régime directement responsable de la mort de plusieurs centaines de milliers de civils
et qui n'a jamais respecté ses promesses. Et quel amateurisme lorsqu'on sait que la démarche française s'inscrit dans le contexte du retour programmé de la Chine sur le devant de la scène
diplomatique. Or le régime génocidaire du Soudan est un fidèle allié de Pékin dans la région. Un allié que la Chine téléguide en fonction de ses intérêts (voir notre dossier sur le Tchad).
Intérêts qui s'opposent à ceux de la France en Afrique. Il ne sert donc à rien de négocier avec Khartoum pour obtenir la paix dans la région. La clef est à
Pékin.
A l'occasion de mon article sur l'attentat contre l'usine AZF à Toulouse
le 21 septembre 2001, http://www.rebelles.info/article-22931750.html, certains se sont permis de
s'étonner que sur Rebelles.info nous ne remettions pas en cause la thèse officielle des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Nous ne le faisons pas, en effet, car nous pensons que
cette version est la bonne. Juste une question, à laquelle Jean-Marie Bigard, Marion Cottillard, Juliette Binoche et tous les autres "spécialistes" sur la question vont peut-être
pouvoir m'apporter une réponse : si aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone ou dans la forêt en Pennsylvanie que sont devenus les équipages et les passagers de ces avions ?
Car nous avons les noms de ces individus qui étaient, ce jour du 11 septembre et à l'heure des attentats, présents dans ces deux avions. Nous avons également leurs adresses, la profession
qu'ils excerçaient etc... Ont-ils tous étaient transférés dans une base secrête de la CIA afin de les isoler à tout jamais du reste du monde pour ne pas mettre en danger le grand mensonge du 11
septembre ? Plus fort que l'extraterrestre de Roswell ! En attendant je constate qu'aux Etats-Unis on peut librement remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre. Les
personnes qui écrivent sur ce sujet n'ont pas leur appartement cambriolé, leur ordinateur portable volé contrairement aux rares journalistes français qui ont eu le courage d'enquêter sur
l'explosion de Toulouse. Je constate que c'est devenu un must chez les bobos américains, une mode qui passera comme toutes les modes, de se donner le grand frisson en imaginant un complot. Nos
bobos français suivent mais en revanche jamais, non jamais, ils n'ont exprimé le début du moindre soupçon sur la thèse officielle de l'explosion AZF bien que tous ceux qui se soient penchés sur
l'affaire doivent reconnaître la multitude des zones d'ombres. D'ailleurs l'avez-vous remarqué ? Dimanche c'était le septième anniversaire de l'explosion et nos médias, pourtant si friands à
l'accoutumé des commémorations ont passé cet anniversaire sous silence. Circulez, en France il n'y a rien à voir ! En attendant je ne peux que vous inviter à lire l'excellent ouvrage du
journaliste du Figaro qui raconte son enquête et ses doutes (Voir notre rubrique librairie).
David Bescond pour Rebelles.info
Commentaires Récents