Le 17 mars
dernier voici ce que nous pouvions lire dans Rebelles.info (http://www.rebelles.info/article-17810134.html) : "Les apprentis sorciers occidentaux, remerçions encore ce
"génie" qu'était Bill Clinton, en s'attaquant à l'intégrité territoriale de la Serbie ont réussi à exacerber tous les séparatismes régionaux.
Déjà les Serbes de la Republika Sprska de Bosnie ont annoncé leur intention de faire sécession, estimant qu'ils en avaient désormais le droit. L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie en Géorgie ont fait de
même provoquant la réaction française suivante : "La France est très attachée à l'intégrité territoriale de la Géorgie". On a le droit de rire !" Ou de s'indigner... Car de quelle
crédibilité les Etats-Unis et l'Union européenne peuvent-ils se réclamer lorsqu'ils demandent à la Russie de retirer ses troupes d'Ossétie du sud, peuplée majoritairement de Russes, après
l'exemple lamentable du Kosovo ? Oui la Géorgie est dans son droit de vouloir rétablir sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire tout comme l'était la Serbie. Mais désormais la Russie a
beau jeu de prendre l'exemple du Kosovo pour avancer ses propres pions. Et lorsqu'on sait que le Caucase dans son ensemble est devenu une région stratégique sensible où s'affrontent les Occidentaux
et les Russes pour le contrôle du gaz de la Caspienne on se doute bien que Moscou ne va pas se laisser faire aussi facilement. Washington, Ankara et Berlin ont instrumentalisé les Albanais du
Kosovo pour servir leurs intérêts. Moscou fait de même avec les Ossètes. Il reste juste à souhaiter que la capitale d'Ossétie du sud, Tskhinvali, ne va pas devenir le Sarajevo de l'été 1914.
Car le danger existe de voir les grandes puissances entraînées dans ce conflit. Déjà Vladimir Vassilyev, chef du comité pour la Sécurité de la Douma (chambre basse du parlement russe), a
déclaré : "La Géorgie n’aurait rien pu faire sans le soutien des Etats-Unis" et Moscou a envoyé une fin de non recevoir à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui avait appelé la
Russie à retirer ses forces terrestres de Géorgie et à mettre un terme à ses raids aériens. Quant à l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitaly Tchourkine, il a déclaré que les
"attaques de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud étaient menées en connivence avec certains membres du Conseil de sécurité". Suivez
mon regard... N'oublions pas que des troupes américaines sont présentes en Géorgie. N'oublions pas les menaces de Vladimir Poutine à l'adresse des Américains et des Européens au lendemain de
la proclamation de l'indépendance du Kosovo : "Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant,
pas seulement depuis plusieurs dizaines d’années, mais depuis des centaines d’années (...) Ils ne pensent pas aux conséquences de ce qu’ils font. Au final,
c’est comme un bâton à deux extrémités, et l’une des extrémités va un jour leur revenir dans la gueule."
09:00 : Aucune accalmie dans le conflit entre la Russie et la Géorgie. Des combats se déroulent toujours dans la capitale d'Ossétie du sud mais le centre de la ville
semble être tombé entre les mains des soldats russes. Pendant ce temps l'aviation russe multiplie les bombardements contre des sites stratégiques en Géorgie. Selon le ministère géorgien
des Affaires étrangères les avions russes ont "complètement dévasté le port de Poti sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne et
qui se trouve près de l'oléoduc Bakou-Soupsa et du terminal pétrolier de Soupsa". Face à l'aggravation de la situation c'est la totalité du contingent géorgien en Irak, soit 2.000 hommes,
et non la moitié qui va être rapatrié en Géorgie. L'aide des Etats-Unis a été sollicitée pour cette opération. Pour le moment Washington garde le silence devant une demande qui impliquera indirectement les Etats-Unis dans ce conflit.
10:00 : ALERTE ROUGE Le chef du contingent géorgien en Irak, le colonel Bondo Maisuradze, a affirmé que
les Etats-Unis avaient accepté la demande de la Géorgie d'acheminer les troupes présentes en Irak (2.000 hommes) en Géorgie : "Nous sommes actuellement dans la phase intense de préparation
au départ. Nous attendons le feu vert de Tbilissi pour partir aujourd'hui, demain ou après demain. Tout le contingent déployé en Irak va partir. Les
Américains ont accepté notre demande d'aide pour nous faire partir depuis la base Delta". Il reste maintenant à attendre la réaction de Moscou devant cette décision américaine qui
consiste à acheminer des renforts contre les troupes russes. Attention on sait où commence un engrenage, jamais comment il s'arrête. De son côté Moscou affirme avoir repris le contrôle de la
capitale ossète. Information démentie par les autorités géorgiennes.
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