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Samedi 9 août 2008
Le 17 mars dernier voici ce que nous pouvions lire dans Rebelles.info (http://www.rebelles.info/article-17810134.html) : "Les apprentis sorciers occidentaux, remerçions encore ce "génie" qu'était Bill Clinton, en s'attaquant à l'intégrité territoriale de la Serbie ont réussi à exacerber tous les séparatismes régionaux. Déjà les Serbes de la Republika Sprska de Bosnie ont annoncé leur intention de faire sécession, estimant qu'ils en avaient désormais le droit. L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie en Géorgie ont fait de même provoquant la réaction française suivante : "La France est très attachée à l'intégrité territoriale de la Géorgie". On a le droit de rire !" Ou de s'indigner... Car de quelle crédibilité les Etats-Unis et l'Union européenne peuvent-ils se réclamer lorsqu'ils demandent à la Russie de retirer ses troupes d'Ossétie du sud, peuplée majoritairement de Russes, après l'exemple lamentable du Kosovo ? Oui la Géorgie est dans son droit de vouloir rétablir sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire tout comme l'était la Serbie. Mais désormais la Russie a beau jeu de prendre l'exemple du Kosovo pour avancer ses propres pions. Et lorsqu'on sait que le Caucase dans son ensemble est devenu une région stratégique sensible où s'affrontent les Occidentaux et les Russes pour le contrôle du gaz de la Caspienne on se doute bien que Moscou ne va pas se laisser faire aussi facilement. Washington, Ankara et Berlin ont instrumentalisé les Albanais du Kosovo pour servir leurs intérêts. Moscou fait de même avec les Ossètes. Il reste juste à souhaiter que la capitale d'Ossétie du sud, Tskhinvali, ne va pas devenir le Sarajevo de l'été 1914. Car le danger existe de voir les grandes puissances entraînées dans ce conflit. Déjà Vladimir Vassilyev, chef du comité pour la Sécurité de la Douma (chambre basse du parlement russe), a déclaré : "La Géorgie n’aurait rien pu faire sans le soutien des Etats-Unis" et Moscou a envoyé une fin de non recevoir à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui avait appelé la Russie à retirer ses forces terrestres de Géorgie et à mettre un terme à ses raids aériens. Quant à l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitaly Tchourkine, il a déclaré que les "attaques de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud étaient menées en connivence avec certains membres du Conseil de sécurité". Suivez mon regard... N'oublions pas que des troupes américaines sont présentes en Géorgie. N'oublions pas les menaces de Vladimir Poutine à l'adresse des Américains et des Européens au lendemain de la proclamation de l'indépendance du Kosovo : "Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant, pas seulement depuis plusieurs dizaines d’années, mais depuis des centaines d’années (...) Ils ne pensent pas aux conséquences de ce qu’ils font. Au final, c’est comme un bâton à deux extrémités, et l’une des extrémités va un jour leur revenir dans la gueule."

David Bescond pour Rebelles.info

09:00 : Aucune accalmie dans le conflit entre la Russie et la Géorgie. Des combats se déroulent toujours dans la capitale d'Ossétie du sud mais le centre de la ville semble être tombé entre les mains des soldats russes. Pendant ce temps l'aviation russe multiplie les bombardements contre des sites stratégiques en Géorgie. Selon le ministère géorgien des Affaires étrangères les avions russes ont "complètement dévasté le port de Poti sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne et qui se trouve près de l'oléoduc Bakou-Soupsa et du terminal pétrolier de Soupsa". Face à l'aggravation de la situation c'est la totalité du contingent géorgien en Irak, soit 2.000 hommes, et non la moitié qui va être rapatrié en Géorgie. L'aide des Etats-Unis a été sollicitée pour cette opération. Pour le moment Washington garde le silence devant une demande qui impliquera indirectement les Etats-Unis dans ce conflit.

10:00 : ALERTE ROUGE Le chef du contingent géorgien en Irak, le colonel Bondo Maisuradze, a affirmé que les Etats-Unis avaient accepté la demande de la Géorgie d'acheminer les troupes présentes en Irak (2.000 hommes) en Géorgie : "Nous sommes actuellement dans la phase intense de préparation au départ. Nous attendons le feu vert de Tbilissi pour partir aujourd'hui, demain ou après demain. Tout le contingent déployé en Irak va partir. Les Américains ont accepté notre demande d'aide pour nous faire partir depuis la base Delta". Il reste maintenant à attendre la réaction de Moscou devant cette décision américaine qui consiste à acheminer des renforts contre les troupes russes. Attention on sait où commence un engrenage, jamais comment il s'arrête. De son côté Moscou affirme avoir repris le contrôle de la capitale ossète. Information démentie par les autorités géorgiennes.

22:00 : Toujours aucune accalmie dans le Caucase, bien au contraire. Durant la journée les combats se sont étendues à l'autre province séparatiste de Géorgie, l'Abkhazie. Le "président" abkhaze Sergueï Bagapch a annoncé que les indépendantistes abkhazes pro-russes avaient lancé une opération militaire pour déloger des troupes géorgiennes des gorges de Kodori mais selon Tbilissi les offensives abkhazes ont échoué devant la résistance de l'armée géorgienne. Plus inquiétant, la Russie annonce ce soir qu'elle va envoyer au large de l'Abkhazie des navires de guerre de la flotte de la mer Noire. De son côté la Géorgie tente d'internationaliser le conflit en demandant l'aide de la communauté internationale pour contrer "une invasion russe". Plus que jamais ce conflit peut faire l'objet d'un engrenage fatal si certains perdent le contrôle de leurs nerfs. La journée de dimanche risque d'être décisive. Elle marquera soit une fuite en avant dangereuse de la part des protagonistes ou le début d'un retour à la raison.
Par David Bescond - Publié dans : Dossier Caucase - Communauté : La Cyber-résistance
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Présentation des collaborateurs de Rebelles.info (en cours...)

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Alexandre Del Valle : Essayiste, Géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée (basé à Chypre) ; Membre du Conseil de Rédaction de la Revue française de Géopolitique Outre Terre, Alexandre Del Valle inscrit toutes ses études, interventions et écrits dans le cadre de la démarche géopolitique qui consiste à étudier « les rivalités de pouvoirs autour des territoires ou ressources », ainsi que les « représentations » développées par les acteurs en lice.

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Liberalia de 1989 à 1992 


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Michel Gurfinkiel : Ecrivain et journaliste, président de l’institut Jean-Jacques Rousseau, correspondant en France de Commentary et Weekly Standard, auteur de Israël, géopolitique d’une paix (1991), La cuisson du homard (2001), Le testament d’Ariel Sharon (2006), à paraître au début 2008 son livre sur l’histoire du sionisme et d’Israël.

Robert Redeker : Agrégé de philosophie, chercheur au CNRS. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes. Membre du comité scientifique du CALS (Université Toulouse-le-Mirail). Membre du comité scientifique de la revue Culture Droit.  Membre du comité de rédaction de la revue
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