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Jeudi 7 août 2008
3661730374-municipales-lamdaoui-veut-faire-de-la-place-aux-quartiers-populaires.jpg Connaissez-vous Faouzi Lamdaoui ? Il est secrétaire national à l'égalité, la diversité et la promotion sociale au sein du Parti Socialiste. Je lui ai consacré mes premières brèves du jour sur rebelles.info (http://www.rebelles.info/article-11749768.html) qu'il convient de (re)lire pour faire connaissance avec le personnage. C'était le 12 août 2007. Pourquoi revenir sur cet individu aujourd'hui ? C'est qu'apparemment monsieur Faouzi Lamdaoui aime à profiter de la torpeur du mois d'août pour révéler sa véritable nature et sortir des énormités qui passent presque inaperçues. Ainsi suite aux nouvelles émeutes dans un centre de rétention, à Mesnil-Amelot, provoquées par un collectif d'extrémistes de gauche rassemblé à l'extérieur, Faouzi Lamdaoui plutôt que de condamner l'incitation à la violence a déclaré : "Ce nouvel incendie et l'usage de gaz lacrymogènes par la gendarmerie témoignent d'un climat de tension permanente dans la rétention des étrangers. La politique injuste du gouvernement crée des situations dangereuses (...) qui provoquent la révolte légitime des étrangers et de ceux qui défendent leurs droits". Autrement dit pour le secrétaire national à l'égalité, la diversité et la promotion sociale au sein du Parti Socialiste il est légitime que des clandestins, qui violent les lois de la République, usent de la violence contre les forces républicaines chargées de faire appliquer les lois nationales !!! Cette sortie inadmissible a fait dire au porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, que le Parti socialiste avait perdu le sens de l'intérêt général et qu'il adoptait une "attitude totalement irresponsable". Mais certainement que monsieur Faouzi Lamdaoui, fidèle à sa sortie aoûtienne de l'année dernière, ne voit-il en ces clandestins que des individus capables d'accélérer la diversité de la société française qu'il appelle de ses voeux. Et comme monsieur Faouzi Lamdaoui est très en verve au mois d'août il en a également profité pour demander au gouvernement de "mettre fin sans délai à la procédure d'extradition" de la terroriste des Brigades rouges Marina Petrella, réclamée par l'Italie, où elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité. C'est sans doute cela la conception de l'égalité, de la diversité et de la promotion sociale au Parti socialiste français.

La récente prise de commandement par la France de la force de l’Otan dans la région de Kaboul a redonné l'occasion de critiquer le choix de Nicolas Sarkozy d'augmenter la présence des troupes françaises en Afghanistan. Ainsi le journal "Le Monde" n'hésite pas à lier la multiplication des enlèvements de ressortissants français ces dernières semaines en Afghanistan à la décision du président français d'y envoyer des renforts. Peu importe si la majorité de ces enlèvements se sont produits avant l'annonce présidentielle. L'important est de pouvoir taper sur ce choix stratégique qui décidément ne passe pas auprès des partisans de la ligne munichoise. Mais avec cette prise de commandement on retrouve également une critique plus ancienne, plus permanente. Celle de la soumission de la France aux Etats-Unis. Je pense que le problème n'est pas de savoir si la France est soumise aux Etats-Unis mais de savoir si notre pays veut assumer toutes ses responsabilités dans la guerre contre le terrorisme et le fascisme islamiques. Le problème est de savoir si la France veut définitivement sortir de l'histoire en refusant de se battre aux côtés de ses alliés pour la défense de nos valeurs, de notre sécurité, de nos libertés et du monde libre. Les Etats-Unis peuvent parfois devenir nos adversaires mais jamais nos ennemis. Je peux condamner fermement leur politique stupide dans les Balkans mais je n'oublie jamais qu'ils demeurent nos alliés, nos amis. Refuser de le comprendre c'est diviser le camp occidental, c'est faire le jeu de nos ennemis.

Vous vous souvenez qu'à mon retour de vacances j'avais déclaré que l'Italie était devenue une cible de choix pour "Le Monde" (http://www.rebelles.info/article-21653350.html). Et bien cela se confirme. A la Une de son édition du 06 août le quotidien de référence annonce : "Italie : L'armée patrouille dans les rues". Et dans son éditorial le quotidien de dénoncer : "Il n'est jamais sain, dans un pays démocratique, de demander à l'armée de sortir de ses casernes pour remplir une mission qui n'est pas la sienne." Ce qui ne passe pas chez nos bobos parisiens c'est en vérité la décision du gouvernement conservateur italien de prononcer "l'état d'urgence immigrés" afin de permettre au pays de faire face au déferlement de milliers de clandestins sur les côtes italiennes depuis le début de l'été. La présence des 3.000 soldats devant les sites stratégiques et touristiques, dans le métro, dans les gares ou devant les centres de rétention a en effet pour objectif de permettre de libérer des effectifs au sein de la police pour lutter contre l'immigration clandestine. C'est exactement ce que fait la France dans des situations d'urgence. Ainsi lorsque notre pays est confronté à une menace terroriste importante le plan vigipirate prévoit la mobilisation des soldats pour effectuer également des patrouilles dans le métro, dans les gares ou protéger les ambassades. Nos bobos parisiens ne s'en offusquent pas. Ils ne trouvent pas alors malsain de voir l'armée sortir de ses casernes. Il faut dire que la capitale est la cible principale des terroristes et que les bombes n'épargnent pas forcément les bobos. N'en déplaise à la gauche française, le gouvernement du vilain Berlusconi et de ses immondes alliés de la Ligue du nord et d'Alliance nationale ne font que tenir leurs promesses électorales. Avec le soutien de la majorité des Italiens. Et ça décidément cela ne passe pas !

Un peu partout on peut lire dans la presse que les Etats-Unis auraient désormais la certitude que les services secrets pakistanais (ISI) sont impliqués dans l'attentat contre l'ambassade d'Inde à Kaboul (54 morts) et qu'ils soutiennent les talibans afghans et pakistanais. Alors là je rigole !!! Youpi, Washington vient de découvrir l'eau tiède. Ou plutôt fait mine de découvrir un secret de polichinelle. Et demain les Etats-Unis vont-ils faire semblant de découvrir que l'Arabie saoudite a utilisé ses dollars pour propager sa foi en finançant des centres islamiques, des mosquées et des madrasas et qu'elle a financé les principaux groupes terroristes musulmans ? Bien sur que non. Les Etats-Unis savent tout cela comme ils connaissent depuis longtemps la duplicité de l'ISI. Celle-ci est ancienne car pour une partie de l'ISI et de l'armée pakistanaise le contrôle de l'Afghanistan par des pachtounes islamistes est le meilleur moyen d'obtenir la profondeur stratégique dont le Pakistan a besoin face à l'Inde. La chute du mollah Omar en 2001 fut donc pour eux une mauvaise nouvelle. La seule question qui vaille la peine d'être posée est de savoir pourquoi Washington décide de réagir aujourd'hui ? C'est que la situation politique au Pakistan a dangereusement évolué depuis un an. Tant que Pervez Musharraf dirigeait le pays, les Etats-Unis disposaient d'un contrôle partiel sur les services secrets pakistanais et sur la politique étrangère du Pakistan. Afin de maintenir le Pakistan dans son alliance contre le terrorisme, Wasghington pouvait bien fermer les yeux sur les agissements extrémistes d'une partie de l'ISI. Tant que cela ne mettait pas en danger ses intérêts. Mais voilà, depuis la victoire de l'opposition aux législatives la donne n'est plus la même. On assiste progressivement à la mise à l'écart de Pervez Musharraf et à la reconduction de l'alliance des années 1990 entre la frange radicale de l'ISI et de l'armée, le clan Bhutto et les islamistes. Alliance qui avait permis la victoire des talibans en Afghanistan. Or la reconduction de cette alliance en 2008 a déjà provoqué la signature d'un accord de paix le 23 mai entre le gouvernement d’Islamabad et le Tehreek-e-Nafaz-e-Shariat-e-Mohammadi (Mouvement pour l’application de la loi islamique – TNSM), de Maulana Fazlullah. En vertu de cet accord, l'armée pakistanaise devait se retirer de la vallée de Swat, où la chariâ serait appliquée officiellement. Cet accord prouvait déjà la victoire des radicaux au sein de l'Etat-major pakistanais, ainsi que la victoire de la frange des services de l'ISI  et de l'armée favorables aux islamistes. Depuis, comme je l'avais prévu dès le 28 mai, (http://www.rebelles.info/article-19885878.html), la situation n'a fait qu'empirer. Les pertes militaires occidentales en Afghanistan n'ont fait que croître ; les talibans et les terroristes d'Al-Qaïda trouvent de plus en plus facilement refuge au Pakistan sans être inquiétés ; les moudjahidins qui viennent de tout le monde musulman s'installent dans les zones tribales pakistanaise avant de se rendre en Afghanistan ; le mollah Omar vit tranquillement dans la ville pakistanaise de Quetta etc..., etc.. Face à cette situation les Etats-Unis ont compris qu'ils ne possédaient plus aucun contrôle sur l'ISI car les partis politiques ne font qu'exercer l'apparence du pouvoir. Et comme si cela ne suffisait pas, des rumeurs de destitution du président Pervez Musharraf se font jour. Mardi soir, les présidents du Parti du peuple pakistanais (PPP) du clan Bhutto et de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), Ali Asif Zardari et Nawaz Sharif, se seraient accordés pour demander officiellement la démission du président qui devant le sérieux de la crise a annulé hier sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. A quand le lâchage définitif de Pervez Musharraf par l'ISI ? On comprend mieux désormais pourquoi les Etats-Unis viennent de découvrir officiellement la duplicité de l'ISI. Ils tentent de sauver le président pakistanais mais il est à craindre qu'ils ne disposent plus des moyens pour changer le cours des événements.

David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond - Publié dans : Les brèves du jour
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Présentation

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Les Rebelles

Présentation des collaborateurs de Rebelles.info (en cours...)

Claude Moniquet : Ancien journaliste, auteur spécialisé, expert internationalement reconnu en matière de contre-terrorisme, il a fondé en mai 2002, l’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) qui a repris à son compte, dès sa création, le travail d’observation et d’analyse du terrorisme international et des questions stratégiques qui était mené depuis plus de vingt ans par certains de ses promoteurs.

Alexandre Del Valle : Essayiste, Géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée (basé à Chypre) ; Membre du Conseil de Rédaction de la Revue française de Géopolitique Outre Terre, Alexandre Del Valle inscrit toutes ses études, interventions et écrits dans le cadre de la démarche géopolitique qui consiste à étudier « les rivalités de pouvoirs autour des territoires ou ressources », ainsi que les « représentations » développées par les acteurs en lice.

Guy Millière : - Professeur à l’Université PARIS VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit
- Visiting Professor à la California State University, Long Beach.
- Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, biotechnologie.
- Conférencier pour la Banque de France
- Traducteur et adaptateur en langue française pour le site
DanielPipes.org
- Editorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, Frontpage Magazine, les Quatre Vérités, upjf.org
- Membre du comité de rédaction d’Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman
- Rédacteur en chef de la revue
Liberalia de 1989 à 1992 


Ivan Rioufol : Senior fellow à l'Atlantiste Institute et chroniqueur à l'émission On refait le monde, sur RTL. Il est titulaire d'un DEA de droit maritime et aérien et a débuté une carrière de journaliste, en 1976, au quotidien nantais Presse-Océan. Il rejoint Le Figaro en 1985 au service « La vie des médias », responsable de la rubrique « Confidentiel ». Il devient rédacteur en chef du service des informations générales, puis éditorialiste et membre du comité éditorial du journal en 2000. Depuis 2002, succédant à Max Clos, il tient dans Le Figaro un « Bloc-notes » publié chaque vendredi.

Michel Gurfinkiel : Ecrivain et journaliste, président de l’institut Jean-Jacques Rousseau, correspondant en France de Commentary et Weekly Standard, auteur de Israël, géopolitique d’une paix (1991), La cuisson du homard (2001), Le testament d’Ariel Sharon (2006), à paraître au début 2008 son livre sur l’histoire du sionisme et d’Israël.

Robert Redeker : Agrégé de philosophie, chercheur au CNRS. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes. Membre du comité scientifique du CALS (Université Toulouse-le-Mirail). Membre du comité scientifique de la revue Culture Droit.  Membre du comité de rédaction de la revue
Des Lois et des Hommes . Membre de la commission " philosophie- sciences religieuses- psychanalyse " du Centre National du Livre . 

 Gérard Pince : Docteur de 3éme cycle en Economie du Développement-Université de Paris - Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris-Licencié en Droit - Chevalier de l'Ordre National du Mérite - Inventeur d'une machine comptable pour analphabètes - Fondateur et Président de Free World Academy.

Claude Reichman : docteur en chirurgie dentaire de la faculté de médecine de Paris. Il est l'un des initiateurs de la
Révolution bleue, mouvement informel résumé par son slogan «Non à la chienlit, non au trop-plein d'impôts et de charges, non aux politiciens incapables». Il est par ailleurs président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale (MLPS), président du Comité CSG, président du Syndicat retraite-action et président du Collectif vivre en paix à Paris (VEPAP).

Eric Zemmour : Journaliste politique français, grand reporter au service politique du quotidien Le Figaro. Il participe toutes les semaines à l'émission "ça se dispute" sur I-Télé. Depuis septembre 2006, il participe à l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché".

Roger Heurtebise : Journaliste à Riposte laïque.

Michel de Poncins : Ancien directeur de société, Michel de Poncins est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris
, et docteur en Économie. anime aussi deux magazines sur internet : Tocqueville Magazine et Radio Silence.

Gabriel Bendayan : Webmaster du site Jeune Droite.

Alain Laurent : Philosophe, essayiste et éditeur. Auteur en particulier de nombreux ouvrages sur l'individualisme, le libéralisme et leur histoire ("La philosophie libérale", Les Belles Lettres, 2002 - Prix de Philosophie politique de l'Académie française; "Le libéralisme américain", Les belles Lettres, 2006 - Prix du livre libéral). Directeur de la collection La Bibiothèque classique de la liberté, aux Belles Lettres. Dernier ouvrage paru: "La société ouverte et ses nouveaux ennemis", Les Belles Lettres, 2008).

Roman Bernard : Pigiste dans la presse et la communication. Webmaster du blog Criticus. 
 
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