Connaissez-vous Faouzi Lamdaoui ? Il est secrétaire national à
l'égalité, la diversité et la promotion sociale au sein du Parti Socialiste. Je lui ai consacré mes premières brèves du jour sur rebelles.info (http://www.rebelles.info/article-11749768.html)
qu'il convient de (re)lire pour faire connaissance avec le personnage. C'était le 12 août 2007. Pourquoi revenir sur cet individu aujourd'hui ? C'est qu'apparemment
monsieur Faouzi Lamdaoui aime à profiter de la torpeur du mois d'août pour révéler sa véritable nature et sortir des énormités qui passent presque inaperçues. Ainsi suite aux nouvelles émeutes dans un centre de rétention, à Mesnil-Amelot, provoquées par un
collectif d'extrémistes de gauche rassemblé à l'extérieur, Faouzi Lamdaoui plutôt que de condamner l'incitation à la violence a déclaré : "Ce nouvel incendie et l'usage de gaz
lacrymogènes par la gendarmerie témoignent d'un climat de tension permanente dans la rétention des étrangers. La politique injuste du gouvernement crée des situations dangereuses (...) qui
provoquent la révolte légitime des étrangers et de ceux qui défendent leurs droits". Autrement dit pour le secrétaire national à l'égalité,
la diversité et la promotion sociale au sein du Parti Socialiste il est légitime que des clandestins, qui violent les lois de la République, usent de la violence contre les forces
républicaines chargées de faire appliquer les lois nationales !!! Cette sortie inadmissible a fait dire au porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, que le Parti socialiste avait perdu le sens de l'intérêt général et qu'il adoptait une "attitude totalement irresponsable". Mais
certainement que monsieur Faouzi Lamdaoui, fidèle à sa sortie aoûtienne de l'année dernière, ne voit-il en ces clandestins que des individus capables d'accélérer la diversité de la société
française qu'il appelle de ses voeux. Et comme monsieur Faouzi Lamdaoui est très en verve au mois d'août il en a également profité pour demander au gouvernement de "mettre fin sans délai à la procédure d'extradition" de la terroriste des Brigades rouges Marina Petrella, réclamée par l'Italie, où elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité. C'est sans doute cela la conception de l'égalité, de la diversité et de la promotion sociale au
Parti socialiste français.
La récente prise de commandement par la France de la force de l’Otan dans la région de
Kaboul a redonné l'occasion de critiquer le choix de Nicolas Sarkozy d'augmenter la présence des troupes françaises en Afghanistan. Ainsi le journal "Le Monde" n'hésite pas à lier la
multiplication des enlèvements de ressortissants français ces dernières semaines en Afghanistan à la décision du président français d'y envoyer des renforts. Peu importe si la majorité de ces
enlèvements se sont produits avant l'annonce présidentielle. L'important est de pouvoir taper sur ce choix stratégique qui
décidément ne passe pas auprès des partisans de la ligne munichoise. Mais avec cette prise de commandement on retrouve également une critique plus ancienne, plus permanente. Celle de la soumission
de la France aux Etats-Unis. Je pense que le problème n'est pas de savoir si la France est soumise aux Etats-Unis mais de savoir si notre pays veut assumer toutes ses responsabilités dans la
guerre contre le terrorisme et le fascisme islamiques. Le problème est de savoir si la France veut définitivement sortir de l'histoire en refusant de se battre aux côtés de ses alliés pour la
défense de nos valeurs, de notre sécurité, de nos libertés et du monde libre. Les Etats-Unis peuvent parfois devenir nos adversaires mais jamais nos ennemis. Je peux condamner fermement leur
politique stupide dans les Balkans mais je n'oublie jamais qu'ils demeurent nos alliés, nos amis. Refuser de le comprendre c'est diviser le camp occidental, c'est faire le jeu de nos ennemis.
Vous vous souvenez qu'à mon retour de vacances j'avais déclaré que
l'Italie était devenue une cible de choix pour "Le Monde" (http://www.rebelles.info/article-21653350.html). Et bien cela se confirme. A la Une de son édition du 06 août le quotidien de référence annonce : "Italie :
L'armée patrouille dans les rues". Et dans son éditorial le quotidien de dénoncer : "Il n'est jamais sain, dans un pays démocratique, de demander à l'armée de sortir de ses
casernes pour remplir une mission qui n'est pas la sienne." Ce qui ne passe pas chez nos bobos parisiens c'est en vérité la décision du gouvernement conservateur italien de prononcer
"l'état d'urgence immigrés" afin de permettre au pays de faire face au déferlement de milliers de clandestins sur les côtes italiennes depuis le début de l'été. La présence des
3.000 soldats devant les sites stratégiques et touristiques, dans le métro, dans les gares ou devant les centres de rétention a en effet pour objectif de permettre de
libérer des effectifs au sein de la police pour lutter contre l'immigration clandestine. C'est exactement ce que fait la France dans des situations d'urgence. Ainsi lorsque notre pays est confronté
à une menace terroriste importante le plan vigipirate prévoit la mobilisation des soldats pour effectuer également des patrouilles dans le métro, dans les gares ou protéger les ambassades. Nos
bobos parisiens ne s'en offusquent pas. Ils ne trouvent pas alors malsain de voir l'armée sortir de ses casernes. Il faut dire que la capitale est la cible principale des terroristes et que
les bombes n'épargnent pas forcément les bobos. N'en déplaise à la gauche française, le gouvernement du vilain Berlusconi et de ses immondes alliés de la Ligue du nord et d'Alliance nationale
ne font que tenir leurs promesses électorales. Avec le soutien de la majorité des Italiens. Et ça décidément cela ne passe pas !
Un peu partout on peut lire dans la presse que les
Etats-Unis auraient désormais la certitude que les services secrets pakistanais (ISI) sont impliqués dans l'attentat contre l'ambassade d'Inde à Kaboul (54 morts) et qu'ils
soutiennent les talibans afghans et pakistanais. Alors là je rigole !!! Youpi, Washington vient de découvrir l'eau tiède. Ou plutôt
fait mine de découvrir un secret de polichinelle. Et demain les Etats-Unis vont-ils faire semblant de découvrir que l'Arabie saoudite a utilisé ses dollars pour propager sa foi en finançant
des centres islamiques, des mosquées et des madrasas et qu'elle a financé les principaux groupes terroristes musulmans ? Bien sur que non. Les Etats-Unis savent tout cela comme ils connaissent
depuis longtemps la duplicité de l'ISI. Celle-ci est ancienne car pour une partie de l'ISI et de l'armée pakistanaise le contrôle de l'Afghanistan par des pachtounes islamistes est le
meilleur moyen d'obtenir la profondeur stratégique dont le Pakistan a besoin face à l'Inde. La chute du mollah Omar en 2001 fut donc pour eux une mauvaise nouvelle. La seule question qui
vaille la peine d'être posée est de savoir pourquoi Washington décide de réagir aujourd'hui ? C'est que la situation politique au Pakistan a dangereusement évolué depuis un an. Tant que
Pervez Musharraf dirigeait le pays, les Etats-Unis disposaient d'un contrôle partiel sur les services secrets pakistanais et sur la politique étrangère du Pakistan. Afin de maintenir le
Pakistan dans son alliance contre le terrorisme, Wasghington pouvait bien fermer les yeux sur les agissements extrémistes d'une partie de l'ISI. Tant que cela ne mettait pas en danger ses
intérêts. Mais voilà, depuis la victoire de l'opposition aux législatives la donne n'est plus la même. On assiste progressivement à la mise à l'écart de Pervez Musharraf et à
la reconduction de l'alliance des années 1990 entre la frange radicale de l'ISI et de l'armée, le clan Bhutto et les islamistes. Alliance qui avait permis la victoire des talibans en
Afghanistan. Or la reconduction de cette alliance en 2008 a déjà provoqué la signature d'un accord de paix le 23 mai entre le gouvernement d’Islamabad et le
Tehreek-e-Nafaz-e-Shariat-e-Mohammadi (Mouvement pour l’application de la loi islamique – TNSM), de Maulana Fazlullah. En vertu de cet accord, l'armée pakistanaise
devait se retirer de la vallée de Swat, où la chariâ serait appliquée officiellement. Cet accord prouvait déjà la victoire des radicaux au
sein de l'Etat-major pakistanais, ainsi que la victoire de la frange des services de l'ISI et de l'armée favorables aux islamistes. Depuis, comme je l'avais
prévu dès le 28 mai, (http://www.rebelles.info/article-19885878.html), la situation n'a fait
qu'empirer. Les pertes militaires occidentales en Afghanistan n'ont fait que croître ; les talibans et les terroristes d'Al-Qaïda trouvent de plus en plus facilement refuge au Pakistan
sans être inquiétés ; les moudjahidins qui viennent de tout le monde musulman s'installent dans les zones tribales pakistanaise avant de se rendre en Afghanistan ; le mollah Omar vit
tranquillement dans la ville pakistanaise de Quetta etc..., etc.. Face à cette situation les Etats-Unis ont compris qu'ils ne possédaient plus aucun contrôle sur l'ISI
car les partis politiques ne font qu'exercer l'apparence du pouvoir. Et comme si cela ne suffisait pas, des rumeurs de destitution du président Pervez Musharraf se
font jour. Mardi soir, les présidents du Parti du peuple pakistanais (PPP) du clan Bhutto et de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), Ali Asif
Zardari et Nawaz Sharif, se seraient accordés pour demander officiellement la démission du président qui devant le sérieux de la crise a annulé hier sa participation
à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. A quand le lâchage définitif de Pervez Musharraf par l'ISI ? On comprend mieux désormais pourquoi les Etats-Unis viennent de découvrir
officiellement la duplicité de l'ISI. Ils tentent de sauver le président pakistanais mais il est à craindre qu'ils ne disposent plus des moyens pour changer le cours des événements.
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