Jeudi 3 juillet 2008
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Un petit mot pour revenir
sur la libération d'Ingrid Bétancourt par l'armée colombienne. Dans notre Flash Spécial d'hier soir (http://www.rebelles.info/article-20938184.html) je posais la question de savoir si ceux qui avaient tant critiqué,
souvent avec outrance, le président colombien Alvaro Uribe auraient la décence de reconnaître leur erreur. Certains l'ont fait. Mais pas tous. Ainsi ce matin sur France Inter, le suffisant
Bernard Guetta, spécialiste autoproclamé en géopolitique internationale, et qui s'est toujours trompé sur tout, a eu l'impudence de dire qu'Ingrid Bétancourt aurait pu être libéré plus tôt si les
négociations menées par la France n'avaient pas été sabotées par le président colombien avec "l'assassinat" du numéro 2 des FARC
en mars dernier. Quelle mauvaise foi ! Le conflit avec les FARC dure depuis 40 ans et ce conflit a fait entre 60.000 et 70.000 morts. C'est
dire si le problème pour le gouvernement colombien était bien plus large que la simple libération d'Ingrid Bétancourt. Alvaro Uribe s'est fait élire par le peuple sur un
programme de fermeté et d'éradication des FARC. Politique qu'il a mené avec constance depuis sa première élection en 2002 avec l'appui
résolu des Etats-Unis. L'élimination du numéro 2 des FARC n'était donc pas une sordide manoeuvre mais l'aboutissement d'une politique de longue haleine contre ces terroristes maffieux.
C'est d'ailleurs l'élimination de plusieurs des chefs des FARC et la pression de plus en plus forte excercée par l'armée colombienne qui a désorganisé les terroristes et permis la magistrale
opération de libération. Comme toujours Bernard Guetta n'a rien compris ou plutôt fait mine de ne pas comprendre qu'il s'est totalement trompé durant toutes ces années sur la meilleure méthode
qu'il fallait suivre pour libérer les otages. Qu'on se souvienne en effet des critiques médiatiques lors de l'élimination de Raoul Reyes. Ah, encore un mot monsieur Guetta. On élimine un
terroriste, on ne l'assassine pas. On assassine des victimes, on élimine des bourreaux. Toujours la même inversion des valeurs chez les prétendus intellectuels français ! A Rebelles-Info nous
sommes fiers d'avoir soutenu la stratégie du président Alvaro Uribe (http://www.rebelles.info/article-16409788.html, http://www.rebelles.info/article-17270433.html, http://www.rebelles.info/article-17808295.html, ect..., etc... la liste n'est pas exhaustive, voir nos brèves du jour depuis la création de
notre blog en août 2007).
Dans une époque pas si lointaine on avait en France un slogan qui faisait fureur "Ne désespérez pas Billancourt". Cela signifiait pour les gouvernements de ne pas prendre des
mesures trop défavorables aux classes ouvrières afin de ne pas les pousser dans les bras des extrémistes. Aujourd'hui on commence à entendre un slogan équivalent "Ne désepérez pas les
musulmans modérés". Autrement dit ne rejettons pas en bloc les musulmans sinon les modérés se retourneront vers les extrémistes. Très bien. Oui très bien car il existe des musulmans
modérés, bien qu'il n'existe pas d'islam modéré, et oui il existe des musulmans modérés venus s'installer en France avec le désir de ne pas élever leurs enfants comme si ils avaient vécu en
Algérie, en Egypte, en Arabie-saoudite ou au Pakistan. Mais plutôt que de musulmans modérés je pense qu'il conviendrait de parler davantage de "musulmans passifs". Car que font
concrètement les musulmans modérés pour s'opposer aux islamistes qui progressent au sein de la communauté musulmane de France ? Que font les musulmans modérés pour manifester leur opposition à
cette idéologie islamo-fasciste ? Que font les musulmans modérés pour manifester leur réprobation des actions terroristes commises au nom de l'islam ? Rien ou presque rien ! Dans l'Allemagne des
années trente il y avait également des Allemands modérés, ou passifs, et cela leur a fait une belle jambe. Comme à nous d'ailleurs. Alors oui, je conçois qu'il est nécessaire d'ouvrir les bras
aux jeunes musulmans qui souhaitent sincèrement s'assimiler et épouser les valeurs politiques de l'Occident. Mais j'ai également envie de leur dire : "Bougez-vous, ne déséspérez pas les
Français de "souche". Car bientôt il sera trop tard".
En France nous avons notre "Pravda". C'est à dire un journal quasi officiel et
qui utilise une langue de bois sévère dont le but est de distordre la réalité afin qu'elle corresponde au dogme de l'idéologie officielle. Cet organe de référence, "Le Monde",
nous a encore livré un morceau de bravoure. Dans son numéro en date du mardi 01er juillet on a eu droit à une "enquête" sur les émeutes, pardons sur les "incidents" pour reprendre la formulation
exacte du journal, de Vitry-le-François (http://www.rebelles.info/article-20437356.html). Revenons sur ce choix sémantique.
Selon certaines définitions, et selon l'interprétation que la majorité des personnes donnent à ce mot, incident exprime un événement sans importance. On peut dès lors se demander pourquoi
"Le Monde" accorde une page entière à un événement sans importance. A moins qu'il ne s'agisse, comme Le Pen (le point de détail pour les chambres à gaz), de minimiser volontairement
un événement à des fins politiques. Cela est d'autant plus surprenant qu'on peut lire la chose suivante dans le reportage de notre "Pravda" nationale :
"Depuis les incidents du 14 juin à Vitry-le-François (Marne), où des groupes de jeunes avaient détruit une soixantaine de voitures et s’en étaient pris aux forces de l’ordre, les habitants se sont précipités vers l’armurier de la ville dans
l’idée de s’équiper en moyens de défense. “En quinze jours, depuis les émeutes, j’ai eu près d’une centaine de
visiteurs supplémentaires. Des particuliers qui viennent pour s’informer et pour acheter, parce qu’ils veulent pouvoir se défendre dans les quartiers les plus chauds”, explique l’armurier du
centre-ville. “Il y a un gros ras-le-bol et de la peur. Les gens veulent des produits qui les rassurent”. Face à ces réactions, le maire, Jean-Pierre Bouquet (PS), a lancé un appel au calme dans le
quotidien régional. “J’ai ressenti la psychose dès le lendemain matin : quand je rencontrais les victimes, certaines me disaient qu’elles allaient sortir les fusils.” Dans la zone
pavillonnaire qui jouxte la cité, où de nombreuses voitures avaient été dégradées, les victimes interrogées par Le Monde ne cachaient pas leur volonté d’assurer eux-mêmes leur protection. Dans un
contexte d’émeutes, les habitants voient des groupes, souvent cagoulés et armés de battes de base-ball, prendre le
contrôle du territoire et saccager bâtiments et voitures. Conséquence : la volonté des habitants se protéger individuellement et un fort rejet des autorités publiques, jugées incapables d’assurer
la sécurité."
Première constatation c'est que le journaliste se mélange lui-même les crayons. Il parle au début "d'incidents" pour finalement finir par
"dans un contexte d'émeutes". Faut-il en déduire que pour le journaliste du Monde des émeutes sont des événements sans importances ? Mais on retombe alors dans mon interrogation première :
pourquoi y consacrer une page entière ? Notons que l'armurier n'est pas au courant des subtilités de la novlangue de l'idéologie officielle. Lui n'hésite pas à parler "d'émeutes". Il voterait
Front National celui-là que cela m'étonnerait pas ! On n'a pas idée d'utiliser un tel vocabulaire dans la France de 2008 du vivreensemble. Mais d'ailleurs qui a causé ces émeutes ? Là le
journaliste du Monde est catégorique : des "jeunes", voir "des groupes". Et n'allez pas dire malheureux que la majorité de ces émeutiers sont d'origine afro-maghrébines car le journaliste du Monde
a déjà une objection imparable. On ne peut savoir puisque les émeutiers sont "souvent cagoulés". CQFD. Et voilà comment la "Pravda" française a pu écrire un long article sur les émeutes de
Vitry-le-François sans, à aucun moment, parler de l'immigration ou des tensions ethniques et religieuses qui secouent de nombreuses communes de France. Chapeau les artistes !
Un formidable vent de liberté souffle de l'Est. La décision du président
polonais, Lech Kaczynski, de ne pas ratifier le traité de Lisbonne après le non irlandais au référendum du 12 juin, est une leçon de
démocratie donnée à tous ceux qui méprisent l'expression du peuple. Qu'à dit le président polonais ? La chose suivante : "Si l'Irlande prend une autre décision, non pas sous
pression, (...) mais de la même manière que celle qui a été prise, la Pologne ne posera pas d'obstacle." Je le répète : quelle leçon de
démocratie ! Et ce alors qu'un homme comme l’ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, a encore affirmé la semaine dernière que "le traité de Lisbonne n’est pas
mort" et qu'il était désormais "indispensable que les Irlandais revotent" car "ils ne peuvent pas décider pour les autres". Et en cas de
nouveau "non" irlandais, Giscard prône l’établissement d’un statut spécial à l’Irlande. Quel mépris. Et après on s'étonne que les peuples européens se détournent de cette construction
européenne qui ressemble de plus en plus à l'ancienne fédération soviétique. Et qu'est-ce que cela veut dire : "Ils ne peuvent pas décider pour les autres" ? Quels autres
? A ce que je sache aucun autre peuple européen n'a eu le droit de s'exprimer sur ce traité. Et si on remet en cause le choix des millions d'électeurs irlandais pourquoi ne pourrait t-on pas
remettre en cause le choix des quelques centaines de parlementaires européens qui ont approuvé ce texte ? Leur légitimité est-elle plus grande que l'expression directe d'un peuple ?
La belle Europe que voilà. La Turquie islamo-fasciste peut bien s'y intégrer. Cette Europe là ressemble déjà de plus en plus à une dictature.
David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond
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