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Dimanche 27 avril 2008
Issu de l'excellent site : Le Kosovo c'est la serbie http://www.kosovojesrbija.fr/ que vous pouvez désormais visiter dans nos liens permanents afin de suivre l'actualité de la province serbe.

1  DISCOURS
«En 1989, Milosevic enflamme le Kosovo par un discours anti-albanais. »

FAUX : Pourquoi les médias occidentaux n’ont-ils jamais cité la moindre phrase de ce discours ? Milosevic y disait exactement le contraire :

« Jamais la Serbie n’a été habitée que de seuls Serbes. Il y vit aujourd’hui, plus qu’auparavant, beaucoup de citoyens d’autres nations, d’autres ethnies. Cela ne représente pas un handicap pour le pays. Je suis même sincèrement convaincu que c’est un avantage. (…) La Yougoslavie est une communauté plurinationale et ne peut subsister que moyennant une égalité totale de toutes les nations qui y cohabitent. Les ennemis de ces communautés, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, le savent bien, et ils axent en général toute leur activité subversive sur l’approfondissement des conflits interethniques. »


2  TERRE ALBANAISE ?
« Le Kosovo était une région albanaise que les Serbes ont occupée.»

FAUX : Depuis des siècles, le Kosovo était peuplé de nombreuses nationalités : Serbes, Albanais, Roms, Musulmans, Juifs, Turcs, Gorans, Egyptiens, Ashkanis… Peu importe qui serait « arrivé là le premier » ! Tous devraient avoir des droits égaux. Mais…
 Pendant la 2ème Guerre mondiale, les fascistes italiens, puis allemands tuent ou chassent un très grand nombre de Serbes. En 1945, le dirigeant yougoslave Tito n’autorise pas leur retour. Durant les années 70-80, la province est administrée par des cadres…  albanais. Le 10 novembre 1987, le New York Times écrit ce que les médias occidentaux se garderont bien de répéter plus tard :

«En réalité, les Albanais contrôlent déjà chaque phase de la vie au Kosovo: la police, la justice, l’agriculture, les usines, les villages et les villes… A présent, les Serbes sont en fuite, face à la violence albanaise grandissante. Vingt mille d’entre eux ont quitté le Kosovo ces sept dernières années…»

3  RAMBOUILLET
«A Rambouillet, les Serbes intransigeants ont refusé tout accord.»

FAUX ! A la «négociation» de Rambouillet (début 99), l'OTAN a voulu imposer l'occupation militaire de toute la Yougoslavie. Et la privatisation des richesses du Kosovo par les multinationales. Elle a même empêché Serbes et Albanais de se parler.


4  RACAK
«A Racak, en janvier 99, la police yougoslave a massacré 40 civils.»

FAUX ! C'étaient les victimes d'un affrontement entre deux armées. Cette manipulation a été orchestrée par un agent américain, William Walker, qui avait été complice des escadrons de la mort au Salvador et au Nicaragua (années 80). Le TPI de La Haye s’est bien gardé de convoquer Madame Renta, chef de l’équipe internationale de légistes. Chaque guerre commence par un grand médiamensonge: des images terribles, mais manipulées pour tromper l'opinion.


5 UCK
«Le mouvement albanais UCK était une victime des Serbes. »

FAUX ! Le 22 février 98, l’envoyé spécial des USA dans les Balkans, Robert Gelbard, déclare publiquement :
«Je sais ce qu’est un terroriste lorsque j’en vois un. Et je vous dis que ces gens de l’UCK sont des terroristes.»

En effet, de nombreux rapports officiels établissent que le mouvement séparatiste albanais tuait délibérément non seulement des policiers et fonctionnaires serbes, mais aussi des Albanais mariés à des Serbes ou refusant de soutenir l’UCK. Pourtant, trois mois plus tard, le 7 juillet, les Affaires étrangères US déclarent le contraire :
«L’opinion des Etats-Unis n’est pas que l’UCK est terroriste.»

Et la CIA va former et armer ces terroristes. Puis, l’Otan va devenir leur force aérienne. Pourquoi ? Dans quel intérêt ?


6 HUMANITAIRE
«C’est dans un but humanitaire que l’Ouest est intervenu. »

FAUX : Au moment de déclencher les bombardements sur la Yougoslavie, le président Clinton confie à des fonctionnaires US son véritable objectif :

«Si nous voulons des relations économiques solides, nous permettant de vendre dans le monde entier, il faut que l’Europe soit la clé… C’est de cela qu’il s’agit avec toute cette chose (sic)du Kosovo.»

Trois jours plus tard, le New York Times confirme qu’il s’agit bien d’une guerre de la mondialisation :

«Pour que la globalisation marche, l’Amérique ne doit pas craindre d’agir comme la superpuissance omnipotente qu’elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l’avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s’appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines.»


7 GUERRE SANS INTERET
«Les USA n’avaient pas d’intérêt stratégique dans cette région. »

FAUX ! Grâce aux bombardements, l’Otan a pu liquider les vestiges d’économie socialiste et installer à Belgrade un gouvernement du FMI. Qui a porté le prix du pain de 4 à 30 dinars, quadruplé celui de l’électricité (convoitée par des sociétés étrangères), lancé la privatisation au bénéfice des multinationales et préparé 800.000 licenciements.
 De plus, Washington a construit la gigantesque base militaire de Camp Bondsteel, juste à côté du futur pipe-line US acheminant vers l’Europe le pétrole et le gaz d’ex-URSS. Une ville immense, 7.000 soldats, des pistes pour bombardiers, louées pour 99 ans et qui permettront d’intervenir pour contrôler le Caucase ou menacer Moscou.


8 GENOCIDE
«L’Otan a arrêté un génocide commis par les Serbes. »

FAUX !  En juin 2001, Jamie Shea, porte-parole de l’Otan, a admis « qu’il n’y avait pas eu un génocide au Kosovo ».
 Quinze jours encore avant la guerre, un rapport officiel des Affaires étrangères allemandes déclarait encore : «Il n'y a pas de persécution ethnique contre les Albanais en tant que groupe. Seulement des affrontements entre deux armées.»


9  CHARNIERS
«On a découvert des charniers prouvant le génocide.»

FAUX ! Après de très longues recherches, 2.108 corps ont été exhumés. De toutes nationalités. Certains victimes des bombardements OTAN, d'autres des attaques de l'UCK, d’autres enfin de crimes commis par certaines forces serbes. Ce sont ces trois facteurs, et non un seul, qui ont provoqué l’exode massif des réfugiés albanais au début de la guerre.
 Le chef des médecins-légistes espagnols, venus pour les autopsies, s’est plaint d’avoir été manipulé par l’Otan. Le génocide («100.000 civils massacrés») était une invention de la propagande.


10 MILOSEVIC
« Milosevic a organisé les crimes contre la population albanaise.»

FAUX : Les consignes données à la police serbe disaient de protéger tous les civils, y compris albanais. Après les bombardements, certains éléments policiers et paramilitaires ont effectivement commis des crimes (meurtres, vols, destructions) contre des civils albanais. Mais ils ont été rapidement punis et emprisonnés, sous Milosevic, par la Justice de Belgrade.


11 GUERRE PROPRE
«L’Otan a mené une guerre propre. »

FAUX ! Le chef d'état-major belge Herteleer l'a reconnu: «Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes.» Résultat : 2.000 civils tués, 5.000 blessés, une génération d'enfants traumatisés, 147 hôpitaux touchés, des usines purement civiles, etc… But réel : mettre un peuple à genoux pour ouvrir la porte à l'invasion des multinationales.
 L'OTAN a employé contre des civils des armes interdites par les Conventions de Genève: 1. Bombes à fragmentation. 2. Bombes au graphite paralysant l'électricité. 3. Armes à uranium appauvri provoquant cancers et mutations génétiques, y compris chez des soldats US. Mais, a déclaré le congressiste US Lester Munson : «Vous ne verrez jamais des pilotes de l’OTAN devant un tribunal de l’ONU. L’OTAN est l’accusateur, le procureur, le juge, le jury et l’exécuteur, car c’est l’OTAN qui paie les factures du TPI. L’OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international. »


12 MULTIETHNIQUE
«L'OTAN a instauré un Kosovo multiethnique.»

FAUX ! Depuis l’occupation, une véritable purification ethnique a chassé 230.000 Serbes, Juifs, Roms Musulmans, Turcs et autres minorités. Les 40.000 soldats de l’Otan n’ont pas retrouvé une seule des 1.200 personnes kidnappées par l'UCK. La maffia règne au Kosovo, plaque tournante des trafics de drogue, armes et prostitution vers l’Europe.

N.B. Toutes les références et preuves sont tirées des chapitres 1, 2 et 3 de : Michel Collon, Monopoly – L’Otan à la conquête du monde, EPO, Bruxelles, 2000. Le discours de Milosevic figure en pp. 66-67.
 Voir aussi : Anne Morelli, Principes élémentaires de propagande de guerre, Labor, Bruxelles, 2000.

par David Bescond publié dans : Dossier Kosovo
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Commentaires

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Exclusif
Ratomir Tanić: Oui, il existait un plan de nettoyage ethnique du Kosovo
Entretien avec Omer Karabeg, Radio Europe Libre, 7 mars 2001

Ratomir Tanić était membre de la délégation serbe pour les négociations avec les Albanais du Kosovo. "Aurait-on pu éviter la tragédie du Kosovo et le bombardement de la Serbie", voilà le thème de cet entretien exclusif que nous a donné Ratomir Tanić qui, en tant membre de l'équipe gouvernementale de Serbie, a participé à des négociations secrètes avec les représentants des Albanais du Kosovo. Ratomir Tanić était à l'époque conseiller du président de Nouvelle Démocratie, partenaire de la coalition gouvernementale avec les Socialistes. Ceci est le premier témoignage de l'un des membres de l'équipe de négociateurs sur les négociations secrètes entre les Serbes et les Albanais et ce qu'il en est advenu.


RADIO EUROPE LIBRE - Ratomir Tanić, on sait peu qu'à l'époque du régime Milošević, il y avait eu des négociations secrètes entre les autorités constituées et les représentants des Albanais du Kosovo. Les seules négociations dont l'opinion avait été tenue au courant portaient sur le retour des écoliers et étudiants albanais dans les écoles officielles, pour lesquelles la Communauté Catholique Sant'Egidio avait servi d'intermédiaire. Or, on affirme qu'il y aurait constamment eu des contacts et des négociations depuis le début de la crise au Kosovo. Est-ce exact ?

Ratomir Tanić - C'est tout à fait exact. Sauf que moi je décrirais ces contacts comme "discrets", parce que peut-être l'expression de "négociations secrètes" serait peut-être un peu trop forte. C'est-à-dire qu'il y avait des processus discrets de négociation entre le Belgrade officiel, à savoir la coalition gouvernementale tripartis de Milošević, et des représentants politiques des Albanais du Kosovo, de la fin 1994 à l'été de 1997. On a organisé une cinquantaine de rencontres discrètes dans différentes villes, de Prishtina et Belgrade jusqu'à Rome, le Vatican et New York [comme exemple, cf. "Kossovo Ethnic Albanians and Serbs Seek Solution in Thessaloniki", 'Macedonian Press Agency: News in English, 22 avril 1998].

RADIO EUROPE LIBRE - Qui se trouvait du côté serbe dans les groupes de négociateurs avec les Albanais ?

Ratomir Tanić - Dans ce processus de négociations il y avait du côté serbe les dirigeants de la coalition gouvernementale d'alors - du SPS [parti de Milošević] , la JUL [celui de sa femme], Nouvelle Démocratie [alors dirigée par Dušan Mihajlović], et du côté albanais les représentants de Rugova, puisque Milošević était parfaitement clair sur le fait qu'il considérait [Ibrahim] Rugova comme le représentant officiel des Albanais du Kosovo. Le principal négociateur albanais était Fehmi Agani [assassiné par les Serbolchéviques au tout début de l'intervention de l'OTAN]. Une solide équipe d'experts appuyait le groupe de négociateurs de Rugova.


RADIO EUROPE LIBRE - Pouvez-vous me dire le nom de personnes qui avaient participé aux négociations du côté serbe ?

Ratomir Tanić - Les plus engagés étaient [le vice-premier ministre de Serbie] Ratko Marković, [l'Ambassadeur auprès du Saint-siège] Dojčilo Maslovarić, [le Ministre de l'information] Ratomir Vico, moi-même, de temps en temps Dušan Mihajlović et Vuk Drasković, quoiqu'il ne fît pas partie de la coalition gouvernementale, et un groupe d'experts sous la direction d[u Professeur] Predrag Simić.

RADIO EUROPE LIBRE - En quelle qualité avez-vous fait partie de cette équipe, de, disons, quasi- négociateurs ?

Ratomir Tanić - On s'est tout simplement mis d'accord pour que le SPS, la JUL et Nouvelle Démocratie, en tant que membres de la coalition gouvernementale, travaillent à l'élaboration d'une solution politique pour le Kosovo. Pour être tout à fait précis, la fonction de ces discussions était avant tout de préparer une solution politique à la question kosovare. Chaque parti avait chacun un ou deux représentants dans l'équipe de négociateurs. La préparation des négociations a commencé à la fin de 1994, et dès 1995 elles se menaient tambour battant. Alors se préparait déjà l'accord de paix de Dayton. Il était évident qu'à Dayton le problème du Kosovo ne serait pas à l'ordre du jour, et qu'on le laissait aux Serbes et aux Albanais pour qu'ils le résolvent eux-mêmes.

Cependant, l'accord sur l'enseignement que vous avez mentionné n'était que l'un des résultats de ces négociations. Comme ces négociations se menaient pas à pas, la première étape était tout un ensemble de mesures destinées à rétablir et à maintenir la confiance, et l'une des ces mesures était l'accord sur l'enseignement.


RADIO EUROPE LIBRE - Pour autant que je sache, l'accord sur le retour des écoliers et des étudiants albanais a été signé le 1er septembre 1996, mais on ne l'a jamais appliqué. Pourquoi ?

Ratomir Tanić - Ce n'est pas tout à fait exact qu'on ne l'a pas appliqué. On a commencé à le faire, et puis on s'est heurté à divers obstacles mineurs. Entre-temps, Milošević avait décidé de saborder le résultat des négociations, et il ne lui importait plus que l'accord soit appliqué.

RADIO EUROPE LIBRE - A quoi était-on parvenu dans ces négociations ou, comme vous le dites, dans ces contacts discrets ?

Ratomir Tanić - On avait défini tout un ensemble de mesures pour établir et maintenir la confiance. Le paquet comprenait des mesures dans le domaine de l'enseignement, de la santé, des médias, de la culture et pour finir des mesures de sécurité.

En principe - je souligne en principe - on s'était mis d'accord sur une solution politique globale pour le Kosovo, qui permettait d'éviter le conflit armé. Cette solution a été rendue publique à plusieurs reprises et sous diverses formes.

Il s'agit de ce qu'on appelle une "large autonomie du Kosovo" ou, si vous voulez, d'une auto-administration locale des Albanais du Kosovo, c’est à peu près une seule et même chose. En outre, ces négociations maintenaient un faible niveau de tension, si bien qu'à l'époque il y a eu très peu d'incidents si on compare avec la période où Milošević avait saboté les négociations. Ces négociations avaient obtenu bien davantage qu'il n'était nécessaire pour qu'on évite la guerre et que Belgrade trouve avec les Albanais une solution pacifique au problème du Kosovo.

Cette solution était même pratiquement définie : il y avait aussi des représentants de la communauté internationale qui participaient à ces négociations. Discrètement, aussi, bien sûr. De sorte que ce n'étaient pas seulement des négociations bilatérales entre les parties serbe et albanaise mais des discussions à trois où prenaient également part des représentants du Groupe de Contact et de puissantes ONG qui représentaient en fait la diplomatie de leurs pays, quoique sous une forme officieuse. Durant ces négociations les représentants de la communauté internationale s'étaient opposés à toute idée d'une sécession du Kosovo et de l'indépendance des Kosovars. Lorsque les représentants des Albanais ont vu que la communauté internationale ne soutenait pas la sécession du Kosovo, ils ont discrètement renoncé à cet objectif, trouvant une formule bienvenue comme quoi l'indépendance du Kosovo demeurait un objectif à long terme qui pourrait se réaliser si toutes les parties se mettaient d'accord, c’est-à-dire aussi bien Belgrade que la communauté internationale, ce qui en pratique voulait dire… jamais, puisque personne ne s'était mis d'accord pour la sécession du Kosovo ; ce qui les faisait renoncer tacitement à cette revendication.

RADIO EUROPE LIBRE - Et qu'impliquait cette "large autonomie ?"

Ratomir Tanić - Une large autonomie pour le Kosovo signifiait pratiquement ce que Milošević et Holbrooke ont signé le 13 octobre 1998 et je vais vous l'énumérer:


"que les Albanais puissent s'administrer eux-mêmes, former des institutions de pouvoir local, créer une police locale, avoir des élections libres et honnêtes où ils puissent choisir leurs représentants, et que les deux parties se retiennent d'exercer aucune violence, et que comme l'une des mesures destinées à établir la confiance elles constituent des unités communes de sécurité".

RADIO EUROPE LIBRE - C'est cela que contenait l'accord entre Milošević et Holbrooke ?

Ratomir Tanić - L'accord Milošević-Holbrooke du 13 octobre 1998 comprenait la plus grande partie des résultats des négociations que nous avions menées de la fin 1994 au milieu de 1997 avec les représentants des Albanais du Kosovo ; j'entends la partie politique de l'accord, non celle qui traite des vérificateurs. Dans cette partie politique-là, Milošević prenait l'engagement de trouver une solution provisoire pour le Kosovo avant le 2 novembre 1998. Cet engagement, cependant, il ne l'a jamais respecté, et il n'avait aucune intention de le respecter, puisqu'il avait déjà détruit le résultat de deux années de négociations. C'était seulement une manoeuvre tactique de sa part pour gagner du temps.

RADIO EUROPE LIBRE - Vous dites qu'il a réduit à néant les résultats de ces négociations secrètes ou, comme vous le dites, discrètes. Était-il informé de ces négociations, et le consultait-on à chaque occasion ?

Ratomir Tanić - Absolument. Sans discussion aucune.


RADIO EUROPE LIBRE - Alors pourquoi a-t-il sabordé le résultat de ces négociations ?

Ratomir Tanić - Milošević n'a cessé d'employer la technique de la création des conflits. Il commence par organiser de toutes pièces un conflit ethnique, puis il proclame des objectifs pseudo-patriotiques qui lui servent pour s'accrocher au pouvoir.

Vous savez qu'après la signature des Accords de Dayton, il y a eu un an, un an et demi de situation paisible. Milošević avait joué le rôle du facteur de paix et la Serbie s'était retrouvée dans une période de paix relative. Or, c’est à ce moment-là que s'est posée la question de la légitimité de son pouvoir et de la raison d'être même de ce pouvoir-là : il a suffi de la paix pour qu'on voie que le pouvoir de Milošević était historiquement à bout de course. Lors des manifestations de décembre 1996 [qui ont fait suite à la victoire de l'opposition aux élections municipales de novembre, parce qu'il refusait de la reconnaître] Milošević tenté de provoquer des conflits civils à Belgrade. Mais il a échoué, parce que le général Perišić et l'armée, [le Maire] Nebojša Ćović et la police de Belgrade l'en ont empêché. Quand il a vu qu'il n'y parviendrait pas, alors il s'est souvenu de la question du Kosovo, comme nouveau prétexte à conflit.

Il a balayé le résultat des négociations parce qu'il lui fallait une nouvelle guerre, pour y dicter de nouveau des objectifs pseudo-patriotiques, pour recommencer à jouer le rôle du sauveur de la Serbie.

RADIO EUROPE LIBRE - Pourquoi Milošević n'a-t-il pas signé l'accord de Rambouillet ? Quel était son motif ? Officiellement, on a déclaré qu'il ne l'a pas fait parce qu'il ne voulait pas que des troupes étrangères entrent au Kosovo.

Ratomir Tanić - Si Milošević n'a pas signé cet accord c’est parce qu'il avait besoin de la guerre avec l'OTAN. C'est la logique que je viens de décrire - vous inventez un conflit et puis grâce à des mots d'ordres pseudo-patriotiques vous restez au pouvoir. Et plus le conflit est grave, plus le faux patriotisme ressemble à du vrai. Cela, pour lui, c'était la situation idéale, il souhaitait le bombardement comme "preuve" de ses thèses inventées. C'est comme si vous mettiez le feu à la maison pour ensuite pouvoir jouer les pompiers. Ce que [le Président de la Serbie Milan] Milutinović raconté par la suite à l'Assemblée [Nationale] de Serbie est totalement inexact. Lui et Milošević ont tout simplement trompé l'opinion en lui faisant croire que le problème principal était que des troupes étrangères allaient entrer au Kosovo sous la bannière de l'OTAN et non sous celle des Nations Unies. Cela, c’est complètement faux. La possibilité demeurait d'un mandat des Nations Unies. Avant que le bombardement ait commencé, on discutait même de la possibilité que la totalité du Corps d'armée de Prishtina demeure au Kosovo et coopère avec les troupes des Nations Unies pour y maintenir la paix.

RADIO EUROPE LIBRE - Vous considérez qu'on aurait pu signer tranquillement l'accord de Rambouillet, sans dommage pour les intérêts nationaux de la Serbie.

Ratomir Tanić - Je considère, avant tout, que personne n'avait nul besoin d'aller à aucune conférence de Rambouillet. Si nous avions déjà eu des négociations entre les Serbes et les Albanais, auxquelles avait participé y compris la communauté internationale et où on s'était mis d'accord en principe sur une solution politique, si cette solution politique avait été versée à l'accord Milošević-Holbrooke, alors à quoi nous servait une conférence à Rambouillet ?

Cette conférence-là était une tentative désespérée de la diplomatie européenne pour sauver ce qu'on pouvait sauver. Cependant, une fois arrivés à cette conférence, je pense que l'accord auquel on était parvenu pouvait parfaitement être signé, il fallait seulement insister sur un mandat des Nations Unies et au maintien au Kosovo du corps d'armée de Prishtina, ce que la communauté internationale était à l'époque prête à accepter. Cependant, étant donné que Milošević souhaitait la guerre, il n'était évidemment prêt à signer aucun accord quel qu'il fût. C'est d'ailleurs ce que Milutinović lui-même a reconnu à la session de l'Assemblée [Nationale] de Serbie lorsqu'il a dit que le problème ne tenait pas à l'accord politique mais au mandat des forces. Or, ce mandat-là n'a jamais été le problème. La communauté internationale était d'accord à ce moment-là pour que les forces de maintien de la paix se trouvent sous le mandat des Nations Unies et que, je le souligne, le corps d'armée de Prishtina demeure au Kosovo.

Mais Milošević, il lui fallait une guerre.

RADIO EUROPE LIBRE - Ratomir Tanić, existait-il un plan de nettoyage ethnique du Kosovo avant le début du bombardement de l'OTAN, ou bien l'expulsion des Albanais a-t-elle été, comme beaucoup en Serbie l'affirment, une conséquence du bombardement de l'OTAN ?

Ratomir Tanić - Il existait un plan de nettoyage ethnique. Il y avait avant tout un plan de réduction à moins d'un million du nombre des Albanais, pour qu'on puisse ensuite dire qu'il y en avait moins de 50 % et que par conséquent ils n'avaient pas droit à l'autonomie. C'était un projet très clair, de même qu'il existait un plan de nettoyage ethnique. Nos organes de sécurité n'ont pas du tout fait la guerre à des terroristes, ils ont fait la guerre à la population. C'est d'ailleurs aussi comme cela qu'a commencé le conflit interethnique début mars 1998. Au lieu d'arrêter les frères Jashari et autres suivant les lois de la guerre vous attaquez les maisons où ils vivent, massacrez leurs femmes, leurs enfants, le reste de leur famille et leurs voisins et bien sûr que cela a provoqué la révolte du peuple albanais, cela provoquerait la révolte de n'importe quel peuple. Milošević savait qu'en agissant ainsi il provoquerait l'insurrection des Albanais, pour pouvoir dire ensuite : "vous voyez bien que nous sommes confrontés à une révolte". Or, en ce qui concerne les incidents, je peux vous lire certaines données de notre Ministère de l'Intérieur. Donc,

en 1991 il y a eu 11 "actes terroristes",

en 1992, 12,

en 1993, 8,

en 1994, 6,

en 1995, 11,

mais en 1998, lorsque Milošević eut commencé à provoquer ses conflits ethniques, il y a eu 1 855 "actes terroristes". Par conséquent, il est clair que le développement du terrorisme au Kosovo est une conséquence du nettoyage ethnique, et non sa cause.

RADIO EUROPE LIBRE - Vous avez dit que Milošević avait un plan pour réduire le nombre des Albanais au-dessous d'un million.

Ratomir Tanić - En effet. Le plan était d'abaisser leur nombre au-dessous du million et on justifiait cela par une vague histoire comme quoi Tito leur avait donné des passeports etc., on ressortait des arguments de la naphtaline. C'est comme si on avait dit qu'aujourd'hui les Hongrois voulaient expulser les Serbes de Voïvodine sous prétexte que c'était Marie-Thérèse [d'Autriche] qui les y avait installés.

RADIO EUROPE LIBRE - Est-ce que c'était un vrai plan, un plan élaboré, ou est-ce qu'on s'était seulement donné cet objectif ?

Ratomir Tanić - C'était un plan de Milošević et de ses collaborateurs privés. Il n'a fait aucun plan officiel pour provoquer des conflits interethniques. Parce que s'il l'avait fait dans le cadre des institutions, il se serait heurté à l'opposition de l'armée, de la police, du Service de Sécurité. Ce sont des institutions qui, dans une large mesure et autant qu'elles le pouvaient, on limité son exercice de l'ingénierie des conflits. Tous ces plans il les a préparés, pour ainsi dire, dans son cercle privé et puis il les a mis en œuvre à travers ses canaux à lui.

RADIO EUROPE LIBRE - Vous avez dit que ces plans pour le Kosovo, Milošević les avait mis au point dans son cercle privé. Qui étaient ses conseillers personnels ? Sur l'opinion de qui se reposait-il le plus il était question de la politique vis-à-vis du Kosovo ?

Ratomir Tanić - Toute l'affaire du Kosovo a été menée, pour ainsi dire, par une commission d'Etat parallèle pour le Kosovo. C'était un organisme parapolitique où siégeaient [le vice-premier ministre de Serbie Nikola] Sainović[, inculpé par le TPI en même temps que Milošević], [le vice président du parti socialiste Dušan] Matković, [le gouverneur du Kosovo Zoran] Andjelković ainsi que les généraux [Nebojša] Pavković et [Ljubiša] Veličković


RADIO EUROPE LIBRE - Eux aussi étaient ses conseillers principaux.

Ratomir Tanić - Certes. Ils ont mis en oeuvre certaines de ses idées sur le Kosovo, dans le dos de l'Assemblée de Serbie, dans le dos du Parlement de Yougoslavie, dans le dos de l'armée, dans le dos du Service de Sécurité d'Etat, dans le dos de la police. Vous savez que, sur la question du Kosovo, Milošević est entré en conflit avec le général [Momčilo] Perišić, chef de l'état-Major, et avec le chef du Service de la Sécurité d'Etat [Jovica] Stanišić. En1998, il les a relevés de leurs fonctions, pour ne pas employer un terme plus déplaisant.


RADIO EUROPE LIBRE - Vous pensez que le Kosovo était la raison pour laquelle Milošević a limogé Perišić et Stanišić.

Ratomir Tanić - Je ne "pense" rien de ce dont je vous parle, je le sais. Bien sûr que c'était la raison : les deux s'étaient révoltés contre l'ingénierie du conflit à la Milošević, qui a infligé les pires souffrances d'abord aux Albanais mais également à long terme aux Serbes.

Car pousser à la guerre contre la communauté internationale sur la question du Kosovo c'était en fait provoquer la guerre sur le territoire de son propre État. Ce qui, soit dit en passant, s'appelle de la trahison aux termes du Code pénal de notre pays. C'est une chose d'isoler le terrorisme, mais c’en est une autre de tuer des femmes et des enfants et de déporter une population. Le nettoyage ethnique des Albanais par Milošević a conduit au renforcement de l'UÇK, un soulèvement massif des Albanais et finalement au conflit avec la communauté internationale.

commentaire n° : 1 posté par : Sebaneau le: 30/04/2008 16:52:13
Robert Fisk  se trouvait à Prishtina  en avril 1999,  lorsque  Milošević  vidait la ville de ses habitants  albanais dans des wagons à bestiaux, et il prétendait n'avoir rien vu.  Raison de plus pour "fisker"  ce tissu de sophismes et de mensonges.

Quelques vérités sur le Kosovo

David Bescond, 27 avril 2008




Avant le coup de force de Milošević en 1989,  il n'y  avait au Kosovo  qu'une seule commune à majorité  serbe,  Leposavić dans le coin nord,  le long de l'Ibar.  Et si aujourd'hui c'est aussi le cas de Zubin Potok  et Zveçan, c'est parce que l'armée française qui occupe cette région-là  n'a pas permis  aux  Albanais  chassés par le nettoyage ethnique de 1999 de rentrer chez eux. 
Le plan Ahtisaari prévoit d'en créer d'autres pour permettre aux  Serbes enclavés --la majorité  de la population serbe  du Kosovo-- de s'administrer elle-même,  mais  il est à craindre que cela ne les encourage dans leur irrédentisme. Si le gouvernement de Belgrade,  au risque  de compromettre  les efforts de réconciliation,  continue  d'encourager les menées séparatistes du nord  --sans proposer à terme la vallée de Presheva en échange-- la réaction pourrait leur faire regretter de n'avoir pas  accepté  ce plan,  comme aujourd'hui ils s'accrochent à la Résolution 1244 --ou plutôt  à une interprétation falsifiée de celle-ci --  après  avoir, pendant des années, traîné les pieds  pour la mettre en oeuvre.
Carte contre carte,  voici  une carte de 1876 qui montre que le Kosovo  avait déjà  une majorité  absolue  d'Albanais bien avant son invasion en octobre 1912 par les armées serbe  et monténégrine.




Issu de l'excellent site : Le Kosovo c'est la serbie http://www.kosovojesrbija.fr/ que vous pouvez désormais visiter dans nos liens permanents afin de suivre l'actualité de la province serbe.

1  DISCOURS
«En 1989, Milošević enflamme le Kosovo par un discours anti-albanais. »

Aucun historien ne rapporte cette contre-vérité.  La phrase  qu'ils citent c'est celle-ci : 


Milošević,  comme Staline et Hitler,  se cachait derrière  ses complices pour commettre ses crimes,  et  tenait pour sa part des propos hypocritement lénifiants.  Valère (Chip) Gagnon  qui n'est dupe d'aucune  propagande serbe,  a fait toute une étude de sa rhétorique.
Cependant,  Milošević  tenait les médias de Belgrade,  qu'il avait purgés  de ses éléments libéraux avant et après la 8° Session de septembre 1987,  et c'est donc  dès 1987  que la presse serbe déversait sur ses ordres une propagande hystérique contre les autres peuples,  et particulièrement les Kosovars.  Elle traitait d'"Oustachis"  le gouvernement de Zagreb,  alors tenu par des caciques titistes  qui n'avaient fait que les massacrer,  les Oustachis.
Il est vrai que quelques négationnistes du HIR  ont pu trouver quelques auteurs  qui n'avaient pas  vérifié  par eux-mêmes   et qui ont cru que le discours  de Milošević  avait expressément dit ce qu'il était  bel et bien  :   une intimidation pour les autres peuples,  à l'issue  d'un coup de force mené  à coups de manifestations organisées  de même  manière,  qui avait
subverti les institutions de la Yougoslavie et,  déchirant sa constitution fédérale,  avait condamné à mort celle-ci. 
Pourtant, ces auteurs-là demeurent  plus sérieux  que ceux  qui attirent l'attention sur le texte du discours  pour masquer ou falsifier son sens
véritable.
Et qui ne font  que nous révéler un procédé 
à double détente du soi-disant "révisionnisme" :

 trouver,  ou inventer de toutes pièces,  un énoncé  incorrect chez l'adversaire,  puis présenter à la place de ce "mensonge" une interprétation falsifiée  des faits à partir d'un détail qui semble contredire leur interprétation admise.


2  TERRE ALBANAISE ?
« Le Kosovo était une région albanaise que les Serbes ont occupée.»

FAUX : Depuis des siècles, le Kosovo était peuplé de nombreuses nationalités : Serbes, Albanais, Roms, Musulmans, Juifs, Turcs, Gorans, Egyptiens, Ashkanis… Peu importe qui serait « arrivé là le premier » ! Tous devraient avoir des droits égaux. Mais…


Le site  d'où  ce texte  est issu s'appelle "Le Kosovo c'est la Serbie".  Alors, d'après  quels critères le serait-il ? 
Avec  90 % de la population,   le Kosovo est monoethniquement albanais.  Si les Serbes prétendent qu'il n'est pas albanais  sous prétexte qu'il ne l'est pas à 100 %,  au nom de quoi peuvent-ils dire  qu'il serait "Serbe"  avec 7 % de la population ? 

Le Kosovo a toujours eu une majorité absolue d'Albanais au cours des quatre tentatives menées depuis 1912  par le pouvoir de Serbie pour l'annexer de force et exterminer ses habitants.  Les Kosovars  étaient majoritaires aux  deux tiers lorsque l'armée serbe  a envahi le Kosovo en octobre 1912,  et a immédiatement entrepris  d'y massacrer 20 000 Albanais ; il n'y avait pas un quart de Serbes.  Pour les Serbes c'était une "terre étrangère",  comme le disaient alors Dimitrije Tucović et Kosta Novaković, dirigeants de la Social-démocratie en Serbie. 

Les Serbes n'ont cessé de présenter  les indigènes albanais  du Kosovo  comme des "immigrés"  dans leur propre pays,  c'est même un fantasme majeur de la Droite nationale française à leur sujet. 

En décembre  1912,  alors que les Albanais  y vivaient depuis trois fois plus longtemps que les Serbes,  la délégation serbe,  à la conférence des ambassadeurs  à Londres,  les y présentait comme des "immigrés de fraîche date". Il y a seulement dix  ans,  Vojislav Šešelj les présentait encore comme des "touristes"  et préconisait de les "renvoyer chez eux" en Albanie,  ce qui fut tenté  un an plus tard. 

Avant 1998,  la fable de la prétendue "immigration"  albanaise  au Kosovo  était l'un des mensonges serbes les plus difficiles à éventer parce qu'il n'existait pas d'histoire sérieuse du Kosovo,  toutes étant influencées par la propagande de Belgrade.

C'est seulement aujourd'hui que ce mensonge-là ne marche plus,  parce que trop de gens savent désormais  qu'au Kosovo  les Kosovars sont chez eux.

Alors,  on essaie de noyer le poisson :  après  avoir prétendu  que le Kosovo aurait  "toujours  été serbe",  de sorte que la Serbie aurait le "Droit" de l'annexer tandis que les Kosovars  n'en auraient aucun,  on déclare que le passé n'aurait plus d'importance,  et on dénonce la "discrimination raciste"  des Kosovars  qui ne demandent  depuis près d'un siècle qu'à être tranquilles chez eux

Ce sont les Serbes qui ont toujours  cherché  à exterminer les Kosovars ;  ce sont eux  qui,  comme le souligne l'historienne serbe Dubravka Stojanović, leur ont toujours refusé l'égalité des Droits   ;  et ce sont  eux  qui la refusent encoreregrettant publiquement de n'avoir pas  exterminé plus tôt la majorité indigène albanaise et  faisant mine d'entretenir des rêves annexionnistes  au lieu d'accepter pour les quelques Serbes qui restent la citoyenneté du pays.

 

Pendant la 2ème Guerre mondiale, les fascistes italiens, puis allemands tuent ou chassent un très grand nombre de Serbes. En 1945, le dirigeant yougoslave Tito n’autorise pas leur retour.


Ni les Italiens ni les Allemands  n'avaient de raison de chercher noise aux Serbes du Kosovo.  Ce sont les Kosovars  qui voulaient se venger  des tentatives de serbisation du Kosovo menées par le pouvoir de Belgrade depuis 1912,  et reprendre aux colons serbes et monténégrins les terres que celles-ci
leur avaient volées.   A l'été  de 1941  et à l'automne-hiver de 1943-1944,  avant l'arrivée du pouvoir italien  et après  son retrait,   ils ont chassé en tout 40 000 Serbes et Monténégrins,  aux deux tiers des colons que Tito,  qui n'avait aucune raison de reprendre  à son compte  la politique  du régime précédent,  n'a pas laissé revenir.


Durant les années 70-80, la province est administrée par des cadres…  albanais.


Le pays était  aux trois quarts albanais.  Trouve-t-on anormal que la France soit gouvernée par des Français?  Mais  ce n'était qu'une politique  récente,  voulue par Tito à partir de 1968,  qui n'a duré  qu'une douzaine d'années, et qui a progressivement pris fin après sa mort en 1980. 


«A présent, les Serbes sont en fuite, face à la violence albanaise grandissante. Vingt mille d’entre eux ont quitté le Kosovo ces sept dernières années…»


Après les manifestations de 1981,  les  Kosovars  ont de nouveau été  soumis  à un régime de répression policière où c'était eux  qui subissaient des violences. 
Les Serbes qui ont quitté le Kosovo à cette époque l'ont fait pour la plupart parce qu'ils pouvaient mieux  gagner leur vie ailleurs.



3  RAMBOUILLET
«A Rambouillet, les Serbes intransigeants ont refusé tout accord.»

FAUX !


La possibilité  d'accéder à internet  est terrible pour ce genre de mensonges,  puisqu'il suffit de retrouver les compte-rendus de l'époque pour le vérifier :  Milošević  n'avait envoyé  que des seconds  couteaux,  qui faisaient la fête toute la nuit  au lieu de travailler les dossiers. 

Il voulait une guerre avec l'OTAN comme prétexte pour neutraliser son opposition, qui avait gagné les élections municipales en novembre 1996 et menaçait son pouvoir.


A la «négociation» de Rambouillet (début 99), l'OTAN a voulu imposer l'occupation militaire de toute la Yougoslavie.


L'OTAN n'était pas partie prenante aux discussions.   Les désinformateurs professionnels de Belgrade ont manipulé  l'interprétation d'un projet d'annexe  sur le "statut des forces" destiné  à permettre  aux forces internationales stationnées au Kosovo de traverser la Serbie,  comme il en existait déjà un dans les accords de Dayton pour faciliter le transit avec la Bosnie-Herzégovine.

Ce projet,  compilé par des juristes,  présentait des exigences maximum destinées à être négociées  à la baisse comme ça se fait toujours  dans ces cas-là.  Et s'il présentait  cette apparence d'exagération,  c'est justement parce qu'il était resté à l'état initial :  parce qu'on n'en avait  jamais seulement parlé  au cours des négociations

Il faut n'avoir  aucun esprit critique pour croire que les Serbes  n'auraient pas  fait connaître  ce projet au moment même de l'échec de ces négociations s'il avait été le motif de leur rejet.  Ils n'en ont évidemment rien fait puisque ce n'était pas le cas,  et c'est un journaliste communiste qui, quelques jours plus tard,  a lancé  la désinformation communiste à ce sujet. 

Les accords  de Kumanovo du 10 juin 1999  comportent une annexe secrète  qui reprend la plupart de ses dispositions,  permettant aux forces de l'OTAN  de traverser la Serbie sans encombre pour aller au Kosovo et pour en repartir. 


Et la privatisation des richesses du Kosovo par les multinationales.


Milošević  a privatisé  toutes sortes d'industries  sans qu'on lui demande rien,  pour  enrichir ses complices et entretenir  ses guerres.


Elle a même empêché Serbes et Albanais de se parler.

Ce sont les Albanais qui ne voulaient pas parler aux Serbes.


4  RACAK
«A Racak, en janvier 99, la police yougoslave a massacré 40 civils.»

FAUX ! C'étaient les victimes d'un affrontement entre deux armées.


Invraisemblable : 45 morts  d'un côté,  deux blessés de l'autre,  à armes égales puisque les victimes ont été  tuées  au fusil d'assaut ?


Cette manipulation a été orchestrée par un agent américain, William Walker, qui avait été complice des escadrons de la mort au Salvador et au Nicaragua (années 80).


Invention de l'extrême-gauche marxiste : cela signe la désinformation. 

Les observateurs de l'OSCE  présents sur place ont confirmé le massacre,  et c'étaient des professionnels du renseignement,  ils n'auraient pas pu être dupes d'une mise en scène.  La rigidité cadavérique apparaît 3 heures après la mort,  et dure  quelque 72 heures.  Il aurait été impossible de rhabiller tant de "combattants"  avec des vêtements civils,  et de leur faire prendre la pose appropriée,  dans ces conditions.  Il suffit donc de regarder les photos pour constater que ces civils  sont morts sur place,  et dans les vêtements  qu'on leur voit.



Le TPI de La Haye s’est bien gardé de convoquer Madame Renta, chef de l’équipe internationale de légistes.


C'est "Ranta"  et non pas "Renta". 

Helena Ranta a toujours  étroitement coopéré  avec le Tribunal,  et elle confirme totalement le massacre de civils :



5 UÇK
«Le mouvement albanais UÇK était une victime des Serbes.

FAUX ! Le 22 février 98, l’envoyé spécial des USA dans les Balkans, Robert Gelbard, déclare publiquement :

«Je sais ce qu’est un terroriste lorsque j’en vois un. Et je vous dis que ces gens de l’UÇK sont des terroristes.»

C'était une politique  du Département d'Etat que d'appeler ainsi toutes les guerillas qu'il ne soutenait pas ; et il croyait encore à la possibilité sérieuse d'un arrangement pacifique, que l'UÇK risquait d'empêcher ; il ne savait pas encore que Milošević avait choisi la guerre.

Ibrahim Rugova pensait que  l'UÇK  était un prétexte  inventé par la police politique serbe pour attaquer de nouveau  la population civile,  et certains policiers serbes s'interrogent sérieusement sur  les négligences qui,  alors,  lui ont permis  de se développer.

Cependant,  ces raisonnements précèdent  les massacres de la Drenica  de fin  février et de mars 1998 :  Milošević,  en faisant assassiner des familles entières,  femmes et enfants compris,  a délibérément provoqué  une révolte de toute la population, laquelle ne pouvait qu'en déduire  que la résistance non-violente n'était plus une option.


En effet, de nombreux rapports officiels établissent que le mouvement séparatiste albanais tuait délibérément non seulement des policiers et fonctionnaires serbes, mais aussi des Albanais mariés à des Serbes ou refusant de soutenir l’UÇK.


Tuer l'occupant,  les traîtres et à l'occasion quelques rivaux : en somme ils se sont conduits comme n'importe quel mouvement dit "de résistance" depuis 70 ans, sauf que eux ne s'en prenaient pas indistinctement aux femmes et aux enfants comme les "Palestiniens" et autres islamistes.

Tous les Kosovars  étaient et sont "séparatistes" :  comme la Serbie,  depuis 200 ans,  est "séparatiste"  vis-à-vis de la Turquie.  Parce que la Serbie n'a pas plus de Droits sur le Kosovo que les Turcs n'en ont sur elle.

Pourtant, trois mois plus tard, le 7 juillet, les Affaires étrangères US déclarent le contraire :
«L’opinion des Etats-Unis n’est pas que l’UÇK est terroriste.»

Et la CIA va former et armer ces terroristes.


En somme,  quand le Département d'Etat déclare que ce sont des terroristes,  il faut le croire ;  quand  il déclare  qu'ils ne le sont pas,  il ne faut plus.

Puis, l’Otan va devenir leur force aérienne. Pourquoi ? Dans quel intérêt ?

Pour faire échec  au projet de chasser du Kosovo la moitié de ses indigènes albanais.


6 HUMANITAIRE
«C’est dans un but humanitaire que l’Ouest est intervenu. »

FAUX : Au moment de déclencher les bombardements sur la Yougoslavie, le président Clinton confie à des fonctionnaires US son véritable objectif :

«Si nous voulons des relations économiques solides, nous permettant de vendre dans le monde entier, il faut que l’Europe soit la clé… C’est de cela qu’il s’agit avec toute cette chose (sic) du Kosovo.»

Qu'on trouve  son intérêt à empêcher un crime ne change rien au fait  que c'est un crime,  qu'on l'empêche effectivement,  et que tout le monde a le Droit de l'empêcher.

Trois jours plus tard, le New York Times confirme qu’il s’agit bien d’une guerre de la mondialisation :

«Pour que la globalisation marche, l’Amérique ne doit pas craindre d’agir comme la superpuissance omnipotente qu’elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l’avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s’appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines.»

Cette citation ne dit rien de ce ce qu'on voudrait lui faire dire : "Guerre de la mondialisation"  est une expression vide de sens.


7 GUERRE SANS INTERET
«Les USA n’avaient pas d’intérêt stratégique dans cette région. »

FAUX ! Grâce aux bombardements, l’Otan a pu liquider les vestiges d’économie socialiste et installer à Belgrade un gouvernement du FMI.
Qui a porté le prix du pain de 4 à 30 dinars, quadruplé celui de l’électricité (convoitée par des sociétés étrangères), lancé la privatisation au bénéfice des multinationales et préparé 800.000 licenciements.


L'OTAN se moque bien des "vestiges d'économie socialiste",  du FMI (lui-même institution socialiste) et du prix du pain à Belgrade  où,  au début des années 1993, Milošević avait provoqué une inflation sans précédent pour entretenir sa guerre d'agression contre la République de Bosnie-Herzégovine.

L'expression "gouvernement du FMI"  ne veut rien dire.

De plus, Washington a construit la gigantesque base militaire de Camp Bondsteel, juste à côté du futur pipe-line US acheminant vers l’Europe le pétrole et le gaz d’ex-URSS. Une ville immense, 7.000 soldats, des pistes pour bombardiers, louées pour 99 ans et qui permettront d’intervenir pour contrôler le Caucase ou menacer Moscou.

Pour la région,  c'est la Macédoine qui est stratégiquement importante,  et les Américains y étaient déjà installés depuis 1993 ;  et pour accéder au Caucase,  la Bulgarie, déjà membre de l'OTAN, est à la fois plus proche  et plus agréable à vivre.  C'est par la Bulgarie (Burgas)  et la Macédoine  que le pipe-line en question est censé passer.


En termes géopolitiques,  le Kosovo ne peut servir  qu'à passer de la Macédoine à la Bosnie à travers le Sandjak,  lui-même  aujourd'hui partagé  entre la Serbie et le Monténégro,  et n'a donc plus aucune raison d'intéresser quelque puissance que ce soit depuis la fin de l'Empire ottoman.  C'est d'ailleurs pour cela que la Conférence des Ambassadeurs l'avait abandonné à la Serbie en avril 1913.
C'est aussi  pourquoi occuper le Kosovo ne présentait  pour les Etats-Unis aucun intérêt en soi.  Pour eux,  le seul intérêt stratégique direct  de l'intervention était de préserver la Macédoine :  c'est pour cela qu'ils avaient toujours  averti Milošević qu'y provoquer un conflit armé   déclencherait leur intervention. 

Le camp Bondsteel ne à sert donc qu'à maintenir la paix dans le secteur du Kosovo confié à l'US Army;  s'il est grand  (6 kilomètres de large) et  assez confortable,  il est difficile d'y voir  une base permanente  quand on sait qu'il a été construit en bois.   Et  il n'y a aucune piste pour les avions,  c'est une pure invention. 


8 GENOCIDE
«L’Otan a arrêté un génocide commis par les Serbes. »

FAUX !  En juin 2001, Jamie Shea, porte-parole de l’Otan, a admis « qu’il n’y avait pas eu un génocide au Kosovo ».


Comme le dit Stephen Schwartz spécialiste des Balkans,  la raison pour laquelle un"génocide" n'a pas eu lieu,  c'est qu'on l'a empêché

En Bosnie-Herzégovine, les Serbes avaient tué 70 000 personnes, et la Cour Internationale de Justice,  comme le Tribunal Pénal International  et la Cour Européenne de justice,  a qualifié de "génocide" le massacre de Srebrenica.  Au Kosovo, la tentative d'extermination de 1998-1999  faisait suite à de nombreux massacres, d'Albanais par des Serbes, dont les 20 000 assassinats de 1912-1913 et les Premiers massacres de la Drenica en 1945 et 1946.

Quinze jours encore avant la guerre, un rapport officiel des Affaires étrangères allemandes déclarait encore :

«Il n'y a pas de persécution ethnique contre les Albanais en tant que groupe. Seulement des affrontements entre deux armées.»

Il n'y  avait pas "deux  armées"  avant la guerre parce qu'"avant la guerre" c'était en février 1998,  et qu'en février 1998  l'UÇK  représentait au plus quelques dizaines de personnes.  Et pendant la seule année 1998,  les Serbes  ont tué 2 000 civils albanais,  détruit 50 000 habitations et jeté  300 000 Kosovars dans les collines.


9  CHARNIERS

«On a découvert des charniers prouvant le génocide.»

FAUX !


En 1999, on en avait découvert 529.


L'image “http://www.ess.uwe.ac.uk/Kosovo/Reports/masgrave.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Après de très longues recherches, 2.108 corps ont été exhumés.


Ce nombre est celui compilé en novembre 1999,  lorsqu'à cause de l'hiver on a dû interrompre les travaux.  Ces 2,108 cadavres avaient été extraits de 195 des fosses communes alors découvertes : il en restait donc  334 connues et qu'on n'avait pas encore examinées, de sorte que c'est une falsification des faits que de laisser entendre  qu'on  n'aurait pas trouvé davantage de cadavres que cela. 

En outre, dans ce genre de crime,  on ne retrouve  pas plus la moitié des corps, et Milošević  en avait fait transporter  en Serbie pour les soustraire à la justice  internationale.  C'est là qu'en 2001 on en a découvert un millier de plus : à Krnjača,  dans les lacs de Đerdap et de Perućac ainsi qu'au camp d'entraînement de Batajnica.  C'est d'ailleurs la découverte de ces cadavres qui a permis à Zoran Đinđic d'expédier Milošević à La Haye.

Et il y  a encore plus de 3 000 Albanais portés disparus.  L'estimation du nombre des victimes albanaises pour la guerre de février 1998 à juin 1999 est de 12 500. C'est entre autres celle de l'église catholique,  qui rejoint en cela toutes les autres.

De toutes nationalités.

La plupart des victimes étaient albanaises.

Certains victimes des bombardements OTAN, d'autres des attaques de l'UÇK, d’autres enfin de crimes commis par certaines forces serbes.

Ce sont les Serbes qui ont tué les 9/10 des victimes.  Les bombardements de l'OTAN n'ont pas seulement tué  100 civils au Kosovo.

Ce sont ces trois facteurs, et non un seul, qui ont provoqué l’exode massif des réfugiés albanais au début de la guerre.


Pas un seul réfugié  kosovar  n'a fui autre chose que les massacreurs serbes.

Quand  les bombardements anglo-américains de 1944 ont tué  60 000 Français,  est-ce que la moitié de la population française s'est retrouvée en Espagne ?

Laisser entendre,  alors que la plupart des Kosovars vivent à la campagne,  qu'ils auraient fui les bombardements  alors que ceux-ci étaient tellement précis qu'à 200 mètres  d'une cible on ne risquait pratiquement rien,  c'est prendre les gens pour des imbéciles. 

Quant à l'UÇK,  si elle a recommandé de quitter le pays aux Kosovars chassés de leurs maisons détruites, c'est parce qu'elle ne pouvait pas les nourrir ni les protéger.

Le chef des médecins-légistes espagnols, venus pour les autopsies, s’est plaint d’avoir été manipulé par l’Otan.

Il était chargé  de la région de Llap proche de la Serbie,  où les Serbes avaient emporté  "ses" cadavres.

Le génocide («100.000 civils massacrés») était une invention de la propagande.

Il ne s'agissait pas de "100 000 civils massacrés"  mais de 100 000 hommes dont on était effectivement sans nouvelles.

L'estimation du nombre d'Albanais tués par les Serbes après le 24 mars 1999, réitérée pendant  la campagne,  était de 4 000.  Elle a grimpé à 10 000 dès lors qu'on a eu accès aux  lieux  du crime et finalement découvert plus de 500 charniers,  et cette estimation demeure.  On n'avait donc pas surestimé,  mais  sous-estimé   l'ampleur du massacre.


10 MILOSEVIC
« Milošević a organisé les crimes contre la population albanaise.»

FAUX : Les consignes données à la police serbe disaient de protéger tous les civils, y compris albanais.

Qui, sinon la police, l'armée et les paramilitaires serbes,  peut avoir tué 12 500 Kosovars pour en chasser 800 000 de leur propre pays ?

Quelles qu'aient été les "consignes" ostensibleson a assez de témoignages et de preuves matérielles pour savoir ce qu'étaient les consignes réelles.

Après les bombardements, certains éléments policiers et paramilitaires ont effectivement commis des crimes (meurtres, vols, destructions) contre des civils albanais.

C'est du 28 février 1998 au 18 juin 1999 qu'on a observé ces assassinats, pillages et destructions "contre des civils albanais".

Mais ils ont été rapidement punis et emprisonnés, sous Milošević, par la Justice de Belgrade.

On a pris quelques criminels à la marge à des fins de propagande, alors que c'est sous les ordres de Milošević que tous ces crimes ont été commis.

C'est pour cela que le Tribunal Pénal International juge aujourd'hui les responsables sur lesquels il a pu mettre la main.

Milošević  agissait par un circuit de commandement parallèle, en-dehors des institutions, qui s'opposaient à la guerre

(d'où le limogeage du général Perišić en octobre 1998)

"Toute l'affaire du Kosovo a été menée, pour ainsi dire, par une commission d'Etat parallèle pour le Kosovo. 
C'était un organisme parapolitique où siégeaient [le vice-premier ministre de Serbie Nikola] Sainović [, inculpé par le TPI
en même temps que Milošević], [le vice président du parti socialiste Dušan] Matković, [le gouverneur du Kosovo Zoran] Anđelković
ainsi que les généraux [Nebojša] Pavković et [Ljubiša] Veličković."


11 GUERRE PROPRE

«L’Otan a mené une guerre propre. »

FAUX !
Le chef d'état-major belge Herteleer l'a reconnu: «Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes.»

Il ne voulait évidemment pas dire qu'il fallait les tuer ni les blesser.  Il faut n'avoir aucun esprit critique pour croire qu'il aurait publiquement appelé à nourrir la propagande de l'ennemi,  qui se repaissait de chaque erreur de tir,  sans avantage  militaire aucun.

Résultat : 2.000 civils tués,

Le nombre exact est plus proche de 500.  Et bien sûr,  pas délibérément visés. S'ils l'avaient été,  ils se seraient comptés par dizaines de milliers,  comme lors du seul bombardement de Belgrade  par les Allemands le 6 avril 1941.

5.000 blessés, une génération d'enfants traumatisés,
147 hôpitaux touchés,

Comme un vulgaire Arafat,  Milošević  avait installé ses armes à proximité  des habitations,  écoles et des hôpitaux en espérant bien la bombe qui tomberait dessus pour  nourrir sa propagande.  Velimir Ilić