Lorsque le gouvernement colombien avait déclaré avoir mis la main sur l'ordinateur personnel de Raul Reyes, le numéro 2 des FARC abattu en Equateur, la presse française avait
été pour le moins dubitative. D'autant plus que le contenu de cette ordinateur semblait prouver les relations des autorités équatoriennes et vénézuéliennes avec les terroristes des FARC.
Cela ne collait pas avec l'image "angélique" colportée par la presse française sur Hugo Chavez. On avait donc laissé entendre que ces preuves pouvaient avoir été trafiquées par le
"diabolique" président colombien. Sauf que... depuis plus rien sur cette affaire. Plus rien... du moins dans la presse française. Et pour cause, car depuis les révélations s'accumulent et mettent
à mal la théorie du complot. Ainsi le quotidien espagnol "El Pais", de gauche et peu soupçonnable de sympathie exacerbée pour Alvaro Uribe, a publié la semaine dernière le
témoignage d'un ancien combattant des Farc qui affirme que le territoire équatorien servait bel et bien de base arrière pour le groupe terroriste ainsi que pour acheminer de la
cocaïne vers le Pacifique. Toujours la semaine dernière, on apprenait selon Fernando Berrocal, le ministre costaricain de la Sécurité, que des
informations recueillies dans l’ordinateur de Raul Reyes faisaient état de liens financiers entre des hommes politiques du pays et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Cette
révélation confirme l'étendue du réseau internationale des Farc. Enfin, on a appris en début de semaine que le Premier ministre péruvien, Jorge del Castillo, avait mis en garde le
Venezuela contre le financement de l’extrême-gauche armée dans son pays. Il a notamment affirmé que Lima "ne tolérerait pas de telles ingérences étrangères » et n’hésiterait pas à «
défendre sa souveraineté". Cet avertissement intervient à la suite d’une enquête menée par le Congrès péruvien sur les groupes d’extrême-gauche locaux. Enquête qui a conclu que ces
derniers étaient financés depuis l’étranger, certainement par des fonds vénézuéliens. Lundi, la police a en effet arrêté deux Péruviens appartenant à un mouvement de soutien à la politique
sud-américaine du président Hugo Chavez, alors qu’ils tentaient de faire entrer 150 millions de dollars dans le pays depuis... l’Equateur. Quelle coïncidence n'est-ce pas ?!!! Si
on ajoute à tout cela qu'il est désormais prouvé que Hugo Chavez abrite sur le territoire vénézuélien des bases arrières des Farc, on comprend mieux la démarche de deux députés américains qui
demandent à Georges W, Bush d'inscrire le Vénézuela sur la liste des Etats qui parrainent le terrorisme. Qui aura le courage de dire à Nicolas Sarkozy qu'il devient impérieux pour lui de cesser
sa collaboration avec un personnage aussi peu recommandable qu'Hugo Chavez ?
Si nos
médias ont évoqué la récente visite du vice-président Dick Cheney en Irak, ils ont quasiment passé sous silence la visite dans ce pays du sénateur de l'Arizona John McCain, le candidat du Parti
républicain à l’élection présidentielle américaine. Il a déclaré que ce déplacement visait à constater l'amélioration de la sécurité, attribuée à l'envoi de 30 000 soldats en renforts l'an
dernier, mesure en faveur de laquelle il s'était prononcé. Je suis peut-être mauvaise langue mais quelque chose me dit que si Hillary Clinton ou Barack Obama devaient se rendre en Irak, les
médias français ne manqueraient pas de vous en informer. Surtout si, à la différence du candidat républicain, ils disent du mal de la situation en Irak. De la même manière que la visite
de John McCain a été escamotée, il est inutile d'attendre de pouvoir livre dans votre journal du matin le récent sondage commandé par la BBC et la chaîne de télévision américaine ABC
News qui indique que 39% des Irakiens pensent que leur vie est en train de s’améliorer. 35% des sondés estiment également que les choses vont aller mieux l’année prochaine. Le sondage a été
effectué entre le 25 février et le 5 mars 2007, auprès de plus de 2 000 personnes dans les 18 provinces irakiennes.
Le dictateur communiste Hu Jintao a été réélu chef de l'Etat par l'Assenblée Nationale Populaire contrôlée par le Parti communiste chinois. Il a
obtenu 99,7 % des suffrages de près de 3.000 délégués. On n'a pas le plaisir de connaître les 0,30 % qui n'ont pas validé cette parodie de démocratie. Peut-être des délégués Tibétains...
Alors que l'Union européenne persiste à vouloir négocier avec les islamistes de l'AKP au pouvoir à Ankara, voilà que ce parti est menacé d'être interdit pour activités anti-laïques par une
procédure judiciaire lancée par le procureur de la Cour de cassation. Celui-ci réclame également que le président islamiste Abdullah Gül et son Premier ministre Reccep Tayyip Erdogan soient
interdits de politique pendant cinq ans. Dans son acte d'accusation, le procureur accuse le Parti de la justice et du développement (AKP) de vouloir faire de la Turquie un Etat
islamiste et de vouloir détruire le système démocratique. Exactement ce que nous disons sur Rebelles.info depuis des mois. Il n'y a que l'Union européenne pour refuser de voir
qu'elle discute avec des islamistes. Des islamistes "modérés" selon la presse française. La Cour constitutionnelle turque doit entamer l'exament de la recevabilité de l'acte d'accusation. Si elle
devait répondre par l'affirmative, la procédure prendrait des mois. A suivre.
Une fois n'est pas coutume
donnons une bonne nouvelle en provenance de la péninsule arabique. Samedi dernier, des milliers de chrétiens du Qatar ont pu assister à une messe donnée dans la première église
construite dans ce pays du Golfe (photo). Le Qatar compte 100.000 chrétiens qui jusqu'à présent ne disposaient d'aucun lieu de culte. Il convient de saluer cette évolution positive
qui prouve qu'il ne faut jamais désespérer de l'être humain. Bien entendu, des groupes islamistes menacent de s'en prendre à l'édifice mais le gouvernement ne cède pas au chantage et il a déjà
prévu de construire quatre autres églises. Le constraste est d'autant plus saisissant que le sort des chrétiens dans d'autres pays musulmans ne cessent de se détériorer. Comme c'est le cas en
Algérie où après l'expulsion du pasteur Hugh Johnson (http://www.rebelles.info/article-17150026.html), les autorités viennent de suspendre deux églises protestantes jusqu'à l'obtention
"d'un certificat de conformité".
David Bescond pour Rebelles.info
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