Dans mes brèves du jour du 09 novembre 2007
j'affirmais que Hugo Chavez abritait des bases des FARC sur le territoire vénézuélien (http://www.rebelles.info/article-13659527.html). A la suite de la magnifique opération de l'armée colombienne en territoire équatorien qui a vu l'élimination du numéro 2 de
l'organisation terroriste des FARC, le président vénézuélien a cru bon de prévenir son homologue Alvaro Uribe qu'une initiative similaire en colombie aurait de lourdes conséquences. Curieuse
déclaration qui sonne comme un aveu alors que le discours officiel des autorités du Vénézuela consistait jusqu'à présent à nier la présence de telles bases sur son
territoire. Mais l'essentiel n'est pas là. Je suis écoeuré par la présentation dans nos médias de l'initiative du gouvernement colombien. Il ne faudrait rien faire contre les FARC, il faudrait se
montrer compréhensif envers les FARC, etc..., etc... Cette passivité devant permettre la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt. En conséquence l'élimination de
Raul Reyes n'est pas présentée comme une bonne mais comme une mauvaise nouvelle par les médias français. Un comble !!! D'autant plus que l'ordinateur personnel du numéro 2 des FARC, saisi par
l'armée colombienne, commence à livrer ses secrets. Où l'on s'aperçoit qu'il est vain de vouloir amadouer ces monstres en lisant les derniers propos de Raul Reyes sur Ingrid Bétancourt, le 28
février, dans un message envoyé au secrétariat général des FARC : "Le point noir, c'est la pression croissante pour Ingrid, après les déclarations de Luis Heliado Perez qui parle de
traitement discriminatoire. De ce que je sais, cette femme a un tempérament volcanique, elle est grossière et provocatrice avec les guérilleros qui s'occupent d'elle." Quelle preuve
d'inhumanité totale, de totale absence de compassion en lisant ces lignes sur une femmes prisonnière depuis 6 ans dans des conditions atroces, d'une femme malade et désespérée. Et il faudrait
faire preuve de mansuétude envers ces barbares, il faudrait dialoguer avec ces salopards. NON ! Non seulement il ne faut rien lâcher mais il faut dénoncer la complicité des gouvernements de gauche
sud américain qui accueillent et protégent ces terroristes en laissant volontairement les FARC installer leurs bases sur leurs territoires. Là encore
l'ordinateur de Raul Reyes ne laisse place à aucune ambiguïté : "Nous avons reçu (le 18 janvier 2008) la visite du ministre de la Sécurité équatorien Gustavo Larrea qui au
nom du président Correa transmet ses salutations au camarade Manuel Marulanda (le chef des FARC)". Si mobilisation internationale il doit y avoir c'est contre l'Equateur et le Vénézuela
pour EXIGER que les présidents de ces deux pays cessent immédiatement leurs liaisons dangereuses avec les FARC sous peine de sanctions internationales. Qu'ils cessent de se
faire les complices d'une organisation terroriste, qu'ils cessent de se faire les complices des criminels qui tuent des milliers de colombiens, qu'ils cessent de se faire les complices de
la détention des otages. C'est cela que les médias français doivent dénoncer et non l'intervention de l'armée colombienne. Il faut asphyxier les FARC, les cerner, les détruire. Car il est
plus que temps que nos médias nationaux comprennent que, puisque les terroristes (qu'ils soient colombiens, palestiniens, etc...) affirment qu'ils n'ont pas peur de mourir nous ne devons pas avoir
peur de les tuer.
L'intervention de l'armée israélienne à Gaza contre les
islamo-fascistes du Hamas a permis à tous les antisémites de crier leur haine d'Israël, pratiquement en toute impunité, avec la complaisance de nos médias. Passons sur les comparaisons douteutes et
indécentes entre l'holocauste et l'intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza, entre les nazis et l'armée israélienne etc... Il est cependant inadmissible que
les journalistes français rapportent systématiquement ces comparaisons sans prendre le moindre recul, sans aucune nuance. Et comment ne pas relever que l'intervention
israélienne, qui a fait jusqu'à présent une centaine de morts, en majorité des terroristes, pardon des "activistes" pour reprendre la terminologie de la presse
française, provoque une indignation disproportionnée au regard de ce qui se passe par exemple au Darfour ? Car ceux qui hurlent leur haine contre la démocratie israélienne sont les mêmes qui
cautionnent un silence complice envers le régime génocidaire de Khartoum. Silence de l'Arabie Saoudite qui compare pourtant l'offensive israélienne aux crimes nazis. Au passage où est donc
la prétendue modération diplomatique du régime saoudien que ne cesse de vanter la presse française ? Silence du chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, qui parle de "véritable
holocauste" dans la bande de Gaza. Silence de nos médias qui évoquent à peine qu'actuellement près de 20.000 personnes sont "prises au piège" à Jebel Moon, dans
une zone montagneuse de l'ouest du Darfour, et que l'accès à cette zone a été refusé aux organisations humanitaires selon Ameerah Haq, cordinatrice humanitaire de l'ONU. Et que penser de
l'utilisation du mot génocide par les intellectuels, les associations et les organisations de l'extrême gauche française, on n'est plus à une outrance près n'est-ce pas, alors qu'ils ne
cessent de nous expliquer qu'il est inapproprié, intolérabe de l'appliquer à ce qui se passe au Darfour ? (voir à ce sujet http://www.rebelles.info/article-15869988.html). Comment ne
pas se montrer effaré devant le tollé médiatique provoqué par la mort de ces malheureux civils palestiniens (notamment les enfants) mais qui ne procède pas d'une intention délibérée et le
quasi silence qui entoure le massacre prémédité et organisé des populations civiles du Darfour ? C'est qu'il y a, notament dans les médias européens, la volonté de complaire aux communautés
musulmanes en Europe. Cette présence massive explique d'ailleurs la multiplication des manifestations un peu partout sur notre continent à l'image de celle qui s'est déroulée à Paris.
Très instructif ce rassemblement antisémite. Plusieurs centaines de personnes ont en effet manifesté à Paris, dimanche dernier, contre l'opération militaire israélienne
dans la bande de Gaza en brandissant des drapeaux palestiniens. Les manifestants scandaient en chœur : "Nous sommes tous Palestiniens", "Israël criminel, Palestine vaincra", ou encore
"Sionisme, fascisme, c'est vous les terroristes!". Plusieurs slogans ont aussi été lancés en arabe, tels que "Nasrallah (chef du Hezbollah), tire sur Tel Aviv!", ou encore "Avec notre âme, avec
notre sang, nous conquerrons la Palestine". C'est-à-dire un appel à l'éradication d'Israël puisque dans ces milieux antisémites la Palestine englobe l'Etat hébreu. Deux drapeaux jaunes du Hezbollah
ont également été brandis dans la foule. Et le tableau ne pouvait être complet sans les cris de "Olmert assassin, Sarko collabo!". Toute la finesse intellectuelle de l'alliance rouge-vert
!
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