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Un serpent s’est lové dans le cœur
du genre humain. En Eden, le serpent répandit le venin du doute métaphysique. L’antisémitisme ne peut être annihilé que par l’antidote du sionisme (Dieu est le 1er des sionistes). Cette réflexion
nécessite de revoir la source du drame primordial avec : Dieu le Créateur, Adam et Eve, premier couple ayant l’esprit ouvert par son souffle (Dieu est Esprit) et le Serpent distillant le
doute: Dieu a-t-il dit ? Le Pacte avec Dieu... Interdit d’interdire ! La rébellion contemporaine (Mai 68).
IV. La source du drame en Eden
Satan est le Père du mensonge (1) de même que l’inventeur du doute métaphysique et du 1er meurtre fratricide (tous les
hommes étant frères humains). Dieu donna aux hommes le pouvoir de contrecarrer ses manœuvres malignes et ses desseins mortifères par la volonté de la foi en Dieu ou (dans les temps anciens), le
sacrifice d’un bouc émissaire, en tant que substitut. «Le sacrifice consiste le plus souvent en la mise à mort d’une victime animale ou humaine. Cette opération est faite dans un cadre rituel
qui obéit à des règles très strictes. Celles-ci définissent quelles sont les victimes, qui les exécute, quand et comment cela doit se produire. Tout se passe comme si l’on cherchait à contrôler
la violence en l’orientant vers une victime relativement indifférente, une victime «sacrifiable», une violence qui ne risque pas de frapper ses propres membres, ceux qu’elle entend à tout prix
protéger». (Eric Haeussler. Des figures de la violence).
Selon la Bible, Satan est le Prince de notre planète. Il est le principe de notre Terrae (princeps hujus mundi)
en évolution. Il ne s’agit pas d’une hypothèse métaphysique qui ferait de Satan l’adversaire de Dieu (du moins de ses œuvres) ; du Christ Jésus et du genre humain. Non. Il serait plutôt une
sorte d’Agent corrupteur de la condition humaine, de tamis de la condition, permettant de filtrer la propension du cœur des hommes, à incliner vers le Mal (le Malin) ou vers le Bien.
Demeuré prodigieusement intelligent malgré sa rébellion ontologique, Satan détient encore un pouvoir de nuisance extrême ainsi que le génie dialectique d’emprisonner les hommes, ces prédateurs
primaires, en les aliénant dans des systèmes de pensées les prédisposant à la violence. Cette entité maléfique dispose d’une capacité (non contestée par Jésus) d’offrir pouvoirs et richesses en
échange du détournement de l’adoration vouée à Dieu, sur sa propre identité de nuisance foncière et dominatrice.
Satan est fondamentalement celui qui se met en travers du dessein de Dieu et de sa création, faibles et vulnérables
d’homo sapiens que nous sommes. Ne l’ignorant nullement (of course), Dieu enverra Jésus, l’expression de sa volonté compatissante envers les hommes. Incarnée dans le genre humain, le plus modeste
qui soit, il aura pour mission de montrer aux hommes, malencontreusement assujettis au Prince du mensonge, la manière de vaincre ce dernier, de rejeter sa main mise sur nos consciences par un
acte de volonté et de courage. Nos grands aïeux, les premiers hommes, ne comprenaient pas le monde qui les environnait. Ce ne sera que plus tard, dans leur tâtonnante progression vers l’autonomie
d’être que, selon le livre de la Genèse, Dieu leur donnera un pouvoir sur les créatures qui les environnaient en les nommant par leur nom (la puissance du verbe). Nos grands aïeux homo
sapiens devaient combattre sans cesse, s’adapter et trouver continûment des solutions, affronter des climats épouvantables, des désastres naturels, des fléaux pandémiques et chasser au péril de
leur vie pour se nourrir. Ils se devaient d’être forts, rusés, ingénieux et endurants et ce, sans relâche car il en allait et d’eux-mêmes et de leur
descendance.
Dans l'Antiquité égyptienne et grecque, les juifs s'opposaient déjà aux dieux païens. Aussi, dès le IVème siècle avant
l'ère chrétienne, sont-ils considérés comme différents des autres peuples et par là même, marginalisés. Leurs lois éthiques et leurs coutumes novatrices sont contestées par le monde profane. Mais
l’antisémitisme le plus marqué se propagera surtout par le christianisme puis par l'islam, deux religions issues elles-mêmes du monothéisme juif.
Sem, fils de Noé, parlait les langues sémitiques (l'hébreu, l'arabe, l'araméen, le babylonien, l'assyrien et
l'amharique). Il généra les peuples et les tribus bibliques "Sémites" et leur postérité, notamment celles des Hébreux et des Arabes. Antisémitisme (anti-Shem) signifie tout
bonnement ne pas aimer Sem, fils de Noé le post-diluvien, ni sa descendance. Autrement dit, la haine du Juif, terme plus tardif identifiant les Hébreux de la Bible, implique tout autant celle de
l’Arabe que du juif ancien ou contemporain. Or, l’évolution du terme anti-Shem équivaudra précisément à haine du juif (ou judéophobie).
Ce socle posé, que deviendra le juif (n’ayant pas honte de l’être) conscient de ses origines et de sa vocation
élective (la charge du choix de Dieu d’être parmi les peuples, y compris sémites, l’unique gardien et garant de Son Alliance avec le genre humain). Ce mandat divin pèsera très lourd sur ses
épaules : devenir une “lumière des nations et porter Son Nom jusqu’aux extrémités de la terre” (Esaïe 49:6) ? Quel prodigieux destin ! Et quel challenge ! Criblé
d’épreuves indicibles et de souffrances, cette histoire d’Alliance divine avec le peuple le plus indocile et rebelle qui soit, se dévoile au cours des millénaires, jusqu’aux lendemains de nos
jours… Tout juif bien né doit garder son attachement à Israël (l’Alliance avec Dieu) et, quoi qu’il arriva durant son errance au sein de nations hostiles, se souvenir que Jérusalem demeure le
lieu choisi par Dieu “pour y mettre Son Nom” (I Rois 11:36). Tiendra-il la distance hyper marathonienne de ce formidable challenge métaphysique qui nous concerne tous ? «Le
salut (de l’homme et du monde) vient des juifs» déclara le prophète le plus extraordinaire de tous les temps : Jésus le juif. Cette élection spirituelle juive perturbe, dérange
et suscite la jalousie des empires, des nations et des hommes, d’où : mise à l’écart, incompréhension, moquerie, mépris, raillerie, rejet, exactions, persécutions, haine atavique, pour
arriver à l'industrie du meurtre de masse.
Dans l’Antiquité, l’antisémitisme existait à Rome, à Alexandrie, partout où se trouvaient des Juifs, notamment à Antioche
où de grands massacres furent commis. En Libye, à l’époque de l’empereur Vespasien, les foules furent pressées à fomenter des émeutes tueuses de Juifs. La littérature antisémite
d’Apion (Traité contre les Juifs) ou de Rutilius Namatianus, poète et fonctionnaire d'origine gauloise en font foi. «Nous lui répondons par les injures que mérite
son ignoble race, nation éhontée qui pratique la circoncision, qui est devenue la racine de toutes les sottises, qui célèbre de toute son âme la fête si froide du sabbat, mais dont l'âme est
encore plus froide que sa religion : passer dans une honteuse oisiveté un jour sur sept, à l'imitation de son dieu fatigué.» (416 après J-C).
Un exemple de cet antisémitisme politico-métaphysique se retrouve dans le livre d’Esther, en Perse babylonienne. Rappel
des faits. Descendant probable de la royauté du sinistre Amalek (archétype de tous les tyrans de l’Histoire), Haman fut élevé à la plus haute charge officielle de l’empire Perse (curieuse
analogie avec celle de l’Ahmadinejad de Téhéran), en dépit (ou à cause) de sa bassesse d’âme et de caractère. Haman qui détestait viscéralement les Juifs, dit au roi Assuérus : «Il y a dans
toutes les provinces de ton royaume, un peuple ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en
repos. Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr.» (Esther 3:8-9). En conséquence, tous les juifs de Babylone encoururent la peine de mort et en particulier quatre
hommes particulièrement détestés par Haman : «Or, il y a des Juifs à qui tu as remis l'intendance de la province de Babylone, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, hommes qui ne tiennent aucun
compte de toi, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée». Pour ne pas entrer dans une problématique politique, le roi les fit arrêter
et jeter dans une fournaise ardente, de même que le fameux prophète Daniel qui lui, fut jeté dans la fosse aux lions. Mais, grâce à Dieu et aux interventions héroïques de Mardochée et de sa
fille Esther, tous quatre furent sauvés miraculeusement, ainsi que leur peuple (Daniel Chap. 6).
Autre exemple, la destruction du temple d’Éléphantine érigé sur l’île du même nom en Egypte, dans laquelle vivait une
importante colonie de juifs hébreux. Des papyrus araméens de l'époque perse témoignent de l'existence, dans cette île égyptienne au sixième siècle avant notre ère, d'une colonie juive qui avait
son propre temple consacré à YHWH, le Dieu d’Israël (moindre en grandeur mais de style et de
fonctionnement semblable à celui de Jérusalem). Dans toute l’Egypte pharaonique de cette période, le mot Israël n’apparaît qu’une seule fois sur la stèle de Mérenptah (en -1207). En 410 avant notre ère, une révolte éclate dans l’île, fomentée par les prêtres égyptiens du Dieu
Khnoum, contre le temple juif. Là encore, ce furent des officiers Perses qui dirigèrent cette
action et le détruisirent entièrement. En 167 avant Jésus-Christ, l’empereur Epiphane, Antioche IV, entre à Jérusalem. Non content d’y interdire le Judaïsme en le remplaçant par le culte de Zeus,
il profanera le Temple en y sacrifiant des cochons sur l’autel. Trois ans plus tard (en-164), Juda Maccabée prit le commandement de la révolte, reconquit le Temple et le fit purifier par les
Prêtres avant de le dédicacer à nouveau au Dieu d’Israël.
Durant les premières années de l’ère chrétienne, la Synagogue et l’Eglise furent toutes deux honnies, car juifs et
chrétiens ne voulurent pas s’incliner devant l’aigle impérial. Ils enseignaient qu’il était erroné d’adorer des idoles. De concert, Juifs et chrétiens se déclaraient citoyens d’un autre pays et
se tinrent prêts à souffrir pour leur foi. Mais lorsqu’en 312 l’empereur Constantin se convertit à la foi nouvelle, il décréta que seul le Christianisme serait religion officielle de l’empire
romain. Consécutivement, les Chrétiens rompirent alors tout lien qu’ils pouvaient avoir avec les juifs et l’enseignement de la Synagogue.
A propos de la présence juive en Occident, l'Histoire nous raconte qu'en -50, sous César, les Juifs de l'empire
occidental : Italie, bassin du Rhône et portes de la Germanie, avaient assez de coreligionnaires (Judéens et païens convertis... païennes surtout, sans doute, vu les haplo groupes maternels
mitochondriaux découverts par la génétique des populations récente...) pour faire procès au Procurateur de Judée, Flaccus, accusé de détournements des fonds envoyés par les Juifs (Dîme) de Rome
par voie fiscale, au temple de Jérusalem... Cicéron (déjà sorte de "Vergès" avant la lettre), défendit Flaccus... avec des "arguments" d'antijuif païen, comme sera aussi le discours d'Appion à
Alexandrie le siècle suivant... F. Josèphe lui répondant bien vainement déjà dans son "Contre Appion" (1).
Qu’elle le veuille ou non, l’Eglise demeure fille de la Synagogue. Cette reconnaissance pénètre peu à peu dans la
conscience des chrétiens éclairés d’aujourd’hui. L’Eglise originelle naquit et grandit sous l’aile du Temple de Jérusalem durant le premier siècle de son existence (sa période apostolique) en
symbiose avec les communautés juives. Au cours de ses voyages missionnaires, l’apôtre Paul se rendait toujours dans les synagogues locales. Tous les judéo-chrétiens de l’époque, disciples de
Jésus et de Moïse, participaient au culte judaïque. Par la suite, après la conversion politico-religieuse de l’Empereur Constantin, les Juifs orthodoxes demeurèrent fidèlement rebelles à l’empire
romain. Mais d’autres juifs et gentils christianisés suivront l’apôtre Paul (de parents judéo-grecs) enjoignant à : «rendre à César ce qui appartient à César». Dès lors, pour
l’orthodoxie synagogale, ils seront considérés comme des renégats. Cependant, il faut reconnaître que la vision missionnaire de Paul d’atteindre le plus grand nombre de peuples et de nations
n’aurait put s’accomplir en demeurant une petite secte gardant farouchement son enseignement pour elle-même. Cette nouvelle Eglise (et non plus synagogue judéo-chrétienne) prit le risque
d’oublier ses racines et de s’anémier (jusqu’à dépérir spirituellement… n’étant plus alimentée par la sève matricielle de la Torah) ; le risque d’oublier que Jésus et les apôtres étaient
tous juifs… et oublier enfin qu’IL était venu avant tout pour sauver les brebis perdues de la Maison d’Israël, selon les Evangiles.
Au cours des âges, croissant en nombre, jusqu’à dépasser le milliard et demi de croyants, et en puissance
politico-religieuse émanant de l’Etat du Vatican et de la hiérarchie pontificale, la majorité des chrétiens vont quasiment ignorer à quel point le message de la connaissance du salut fut accompli
par les juifs, leurs frères aînés (à peine reconnus comme tels de nos jours). Dès le début du schisme judéo-chrétien, de malentendu, rivalité et divergence, les Chrétiens en arrivèrent à accuser
les Juifs de déicide, bien que la crucifixion fut la peine de mort privilégiée par les Romains aux criminels et aux séditieux (parmi lesquels ils rangèrent Jésus) ; quant à la peine capitale
juive (très rarement appliquée), c’était la lapidation. Ce sont bien les autorités et les soldats romains qui crucifièrent Jésus. Les autorités chrétiennes ne pouvaient feindre de l’ignorer ou
occulter cette vérité.
Or, si Jésus, le Christ (Oint par Dieu) est mort pour les péchés de l’humanité, tout le genre humain en était
responsable. L’irréprochable prophète Jean le Baptiste ne proclamait-il pas aux portes de Jérusalem : «Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde» ? (Jean 1:29). Jésus
souffrit volontairement la crucifixion pour le salut de l’humanité. Une humanité déchue depuis qu’Adam et Eve rompirent le Pacte de loyauté avec Dieu, en Eden. Certes, le Malin les séduisit, mais
doué de son libre arbitre, le couple entra néanmoins dans son jeu, pour le malheur de leur postérité. Si Jésus n’avait pas donné sa vie pour rétablir le Pacte, nous serions encore égarés, sans
espoir de salut, ni pardon de nos indignités.
Quant à l’autre religion dominante du monde et à son prophète Mahomet… Déjà trop de paroles, d’articles, de documents et
de livres sur son œuvre guerrière, sa vie dissolue et sa fin mystique, si poétiquement imaginée par Dante Alighiéri dans sa Divine Comédie (voir mon article précédent), se répandent dans
le monde. Seules des études critiques scientifiques et historiques révéleront toutes les ombres et les noirceurs de ce système à vocation hégémonique. Le christianisme dut s’y soumettre
précédemment, à contrecœur d’ailleurs (Inquisition, Réformes, guerres religieuses) ; et l’islam moyenâgeux (qui perdure et s’obstine à le demeurer) devra faire de même. Le plus tôt serait le
mieux pour sa maintenance civilisationnelle et l’économie de l'effroyable conflit thermonuclémbroiseire qui menace le monde.
De plus en plus de travaux d’intellectuels et de théologiens seront fournis pour effacer dans la tradition de l’Eglise et
dans l’esprit de ses ouailles, les origines juives de Jésus, des Apôtres et des premiers milliers de convertis. Les Pères de l’Eglise des trois premiers siècles, tels Saint Jean Chrysostome qui
prononcera huit «Discours contre les Juifs», de Saint Grégoire de Nysse, de Saint Augustin, de Saint Ambroise et d’autres encore, écriront des sermons enflammés contre les Juifs, les
nommant de toutes sortes de noms avilissants, propageant (médias moyenâgeuses) par écrits, dogmes, sermons, vitraux et statuaire leur haine antisémite et
anti-judaïque.
Dès l’époque où le Christianisme devint religion d’Etat, les païens en général et les Juifs en particulier furent
persécutés. Sous l’Empereur Théodose Ier et sous son fils Arcadius, des synagogues furent incendiées, des Juifs massacrés à Rome et dans d’autres cités. L’inquiétude primordiale de l’Eglise du
deuxième jusqu’au cinquième siècle de notre ère fut de séparer définitivement les Chrétiens et les Juifs, n’hésitant pas à user de coercition et de violence afin de les convertir. En fait, il
faut se rappeler que pendant six siècles de notre ère, jusqu’à l’avènement de Mahomet, l’antijudaïsme provenait de l’Eglise Catholique Romaine.
Des huit Croisades qui s’étalèrent de 1096 à 1270, la première d’entre elles fut organisée par la Pape Urbain II. Il
lança une sainte conscription pour tous les volontaires de la chrétienté à partir pour Jérusalem, promettant une rémission des péchés comme récompense. Version catholique d’une
reconquista chrétienne, analogue aux razzias jihadistes pratiquées depuis quatre siècles en islam-land proposant Paradis posthume, martyrologie honorifique et quelques riches butins et
houris vierges aux grands yeux noirs en prime. Aussi, des troupes de paysans dépenaillés, de mercenaires de peu de foi, de chevaliers, de moines et de seigneurs s’embarquèrent pour l’expédition
dont le but (et le butin ?) était de libérer les Lieux Saints de Palestine et de châtier tous les infidèles, quels qu’ils soient. Guibert de Nogent rapporte : Nous souhaitons combattre
les ennemis de Dieu en Orient, mais nous avons sous les yeux les Juifs, une race plus hostile à Dieu que tous les autres… A Rouen, Richard de Poitiers mentionne que les croisés :
«Avant de se rendre en ces lieux (les Croisés) exterminèrent par de nombreux massacres les Juifs dans
presque toute la Gaule, à l’exception de ceux qui se laissèrent convertir»…
Conduite par Guillaume le Charpentier et Emicho de Leisingen, des colonnes de pèlerins turbulents, ambitieux, cupides et
impatients commencèrent à franchir le Rhin en avril 1096. Mais avant de partir, une rumeur enfla disant qu’il y avait des ennemis du Christ dans les parages et que leur destruction apporterait le
salut de ceux qui mèneraient à bien cette œuvre bénie (!) Constitué de chevaliers français et normands, le corps principal de l’armée entreprit de s’emparer de Jérusalem en 1099 pour
l’établissement du Royaume latin de Jérusalem. Arrivé à Jérusalem le 15 juillet 1099, le fameux «Godefroid de Bouillon» fera entrer des Juifs, hommes, femmes et enfants dans une
synagogue et y mettra le feu… Quel déshonneur dans cette «bravoure» chevaleresque !
La deuxième croisade fut conduite par le moine cistercien Bernard de Clairvaux, maître à penser du Pape Eugène III. Mais
apprenant les persécutions préliminaires contre les juifs en Allemagne, Bernard tentera de les empêcher en rappelant honnêtement dans l’ardeur de ses prêches que l’antisémitisme qui prévalait ne
saurait être toléré par un chrétien : «Ne sommes nous pas spirituellement des sémites» ? La 7ème et la 8ème croisade furent conduites par Louis IX, Roi de France. Là encore, la
folie meurtrière des Croisés massacrant tous les infidèles sur leur chemin, ce qui incluait Juifs et Musulmans, les déshonorera. La Croisade des Enfants de 1212 comporta près de 30.000 enfants
âgés de 10 à 18 ans. Ils marcheront 800 kilomètres de Paris à Marseille afin de revendiquer la libération de Jérusalem des mains des hérétiques. Quelques milliers seulement survécurent à leur
enthousiasme idéaliste. Nous devrions reconnaître que la survie d’Israël dans un monde où les peuples lui sont hostiles témoigne que l’intervention de Dieu est de l’ordre d’une probabilité
absolument positive.
Depuis plus de 3000 ans d'existence, par la démonstration de sa foi, Israël représenterait «un danger» pour les
nations (?). Ne témoigne-t-il pas de ce qu’en dépit des lois de la nature et de l’hostilité qui menace son existence, il vit plus intensément que jamais. Il montre au monde profane non
seulement sa liberté d'être surpassant toute oppression, mais encore sa relation avec la transcendance, c’est-à-dire cette étincelle d’éternité qui réside en chacun de nous et que nous percevons
parfois.
«Dans les sociétés occidentales s’observe de plus en plus des comportements tribaux à travers les rites et la violence
des gangs, le repli identitaire, les piercings et les tatouages, la musique répétitive et martelée des raves party, techno ou transe propres à entraîner des centaines d’individus dans une sorte
d’hystérie névrotique, avec drogues abrutissantes (copies conformes des fêtes sacrificielles d’antan). La multiplication des sectes et l’adoration de dieux et idoles de tous poils, les stades
remplis à craquer de milliers de personnes venues adorer les dieux morts, les dieux du sport ou les jeux Olympiques, manifestation religieuse planétaire imitée des Grecs. De Dieux
immatériels ou virtuels, le Dieu de l’argent, des idoles ou du culte de soi, de la Politique, de l’Art, etc. La pensée magique est partout, le cinéma fantastique, mythique (celtique), Harry
Poter, le monde de Narnia, jeux de stratégie peuplés de créatures fantastiques, antiques ou moyenâgeuses, intemporelles, habités de magiciens, de monstres, de guerriers hybrides, de cultures
païennes. L’occultisme, le satanisme, les croyances primitives, les fêtes antiques et autres âges, avec déguisements et reproductions des rites, des enchantements artificiels et fabuleux. Les
comportements superstitieux, gris-gris et talismans conjuratoires, maraboutisme, sorcellerie, gourous, prédicateurs apocalyptiques… L’absence de Dieu dans les consciences modernes conduit à ces
régressions extrêmes, souvent inavouables. La violence opprime la vérité et celle-ci, de plus en plus affaiblie, ne peut rien pour l’arrêter» (Selon René Girard, penseur des mécanismes de la violence et du religieux).
La note suivante du Ministère des Affaires étrangères d’avril 2009 arrêta mon attention :
«L'enseignement de Jésus de Nazareth créa les premières communautés chrétiennes en Israël. Après sa mort (et sa
résurrection), l'Eglise apostolique demeura essentiellement judéo-chrétienne à ses débuts, en tout cas dans Jérusalem et alentours, jusqu'à la reconstruction de la cité (vers l'an 130 de l'ère
chrétienne) par l'empereur Hadrien. Jérusalem fut alors nommée Aelia Capitolina. Dès lors, l'Eglise locale fut composée de gentils».
Cette info ministérielle montre que les autorités politiques Israéliennes semblent tenir compte de l’identité spirituelle
de leurs amis judéo-chrétiens répartis dans le monde (dont je m’honore d’être), fondés que nous sommes sur Yéchoua ben Yossef (Jésus, fils de Joseph). Mais alors, et je vous en prie,
faites encore un geste de magnanimité frères aînés israéliens, soucieux de la menace nucléaire de l’Amalek iranien. Veuillez simplement reconnaître à quel point Yéchoua ben
Yossef, bien que dénaturé par certaines théologies, est pleinement des vôtres. N’est-il pas le juif le plus extraordinaire de tous les temps ? Lui dont l’éthique compassionnelle se
répandit dans le monde jusqu’à inspirer indirectement la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 ? Ce serait une sainte bénédiction d’Hachem pour vous et votre pays, si vous
invitiez le nom et la citoyenneté israélienne de Yéchoua à la Knesset. Cette vision remplit mon cœur depuis longtemps… depuis le jour où je fus du groupe fondateur de l’Ambassade
Internationale Chrétienne de Jérusalem, en 1980. Monsieur le Premier Ministre Netanyahou, j’attends ce moment depuis trente ans et mon espoir demeure entier, barouh
Hachem.
Miloslav Vlk, l’archevêque de Prague, nommé par le Pape Jean-Paul II en 1991, fut persécuté sous l'ancien régime
communiste. Avant de prendre sa retraite (en 2007), il donna sa vision de la situation actuelle de l'Europe : «Si les chrétiens ne se réveillent pas il se pourrait qu'une
islamisation de la vie ait lieu. Si le rapport de l'Europe envers ses propres racines ne change pas, l'Europe s'islamisera. Comme la vie des Européens est systématiquement dépourvue de contenu
chrétien, un espace vide se crée que (les musulmans) remplissent très facilement». Car l'Europe a "renié ses racines chrétiennes qui pourraient donner au vieux continent une force
de braver le danger d'être conquis par les musulmans". Par ailleurs, il affirme que "l'islam n'a pas conquis l'Europe par le biais des armes de guerre à la fin du Moyen Age et au début
des temps modernes" et que "le combat est aujourd'hui mené par des armes spirituelles que l'Europe ne possède pas. Les musulmans, eux, en sont pourvus à la perfection".
(4)
Or, Chez nous, en doulce France, Eric Besson, ministre de l’immigration et de l’identité nationale, en visite dans la
cité des 4000 à La Courneuve déclara d’une lourde langue de bois , de la pensée unique en cour Elyséenne: «La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion,
c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage»… Croit-il ce qu’il dit ? L’amour du mensonge (ou de
la takkya) l’aurait-il saisi ? Peut-il décemment parler au nom de la France de nos pères et de nos héros morts pour elle ???
Pour conclure ma réflexion (3) sur Le cœur du genre humain, en regard des menaces qui s’amassent et nous environnent, des
exhortations à la résistance, voire à la rébellion me montent aux lèvres, mais je citerai seulement une parole d’Emmanuel Kant : «Sapere aude» ! Aie le courage de te servir de ton
propre entendement ! Paroles auxquelles je me permets d'ajouter
: Ne jamais craindre d’aller à contre courant de la pensée unique ; être ferme dans nos convictions et
agir ! Pour l’amour et la liberté de nos fils.
François Célier pour LibertyVox le 10 janvier 2010
Notes :
1) «Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous
avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui.
Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond ; car il est menteur et le père du mensonge ». (Jean 8 : 43-44)
2) «Contre Appion ». Ed. Belles Lettres. Je remercie le Dr. J. Borek de m’avoir communiqué
cette référence, accompagnée d’un mot chaleureux.
3) «Le bonheur de la liberté réside dans un effort de réflexion, de lucidité sur ses propres décisions et
déterminations concrètes permettant de réaliser un choix pour sa vie. L’erreur originelle d’Adam et Eve, symbolisée par «l’arbre de la connaissance», signifie de «l’accompli et de l’inaccompli».
Dieu créa l’homme en situation d’inachèvement en lui suscitant un désir «d’achèvement» par l’intelligence, la volonté de savoir, à l’aide du verbe, de la parole de connaissance par l’inspiration
et l’esprit de Dieu ». J-F. Revel, Académicien.
4) www.rebelles.infos 6. 01. 2010.
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