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Român

L'identité nationale vue par..

A méditer profondément avant qu'il ne soit trop tard car ce texte a plus de cinquante ans. Maintenant, on irait en prison pour bien moins que cela.  

«
C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec turbans et djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcher de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées.

Citations du Général De Gaulle le 5 mars 1959

Boycottons Quick

quick halal
Quick se met au hamburger halal. Depuis le 30 novembre, l’enseigne de restauration rapide propose des produits qui respectent le rite musulman dans huit de ses restaurants franchisés en . L’initiative a été lancée en toute discrétion. Nous lançons un appel au boycott de cette enseigne. Vous pouvez exprimer votre opposition de manière courtoise en téléphonant au 09.70.80.87.55

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Chroniques de Robert Redeker

Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /2008 20:36
Publié avec l'autorisation de l'auteur

undefined Pendant des siècles, la liberté d'expression fut bâillonnée par des Etats, des institutions, des Eglises. En France, durant les périodes les plus sombres de l'Ancien Régime, l'Eglise et l'Etat se donnaient la main pour étouffer toute velléité d'expression émancipée des dogmes. Au XVIIe siècle, Descartes se sentit contraint de ne point rendre publique son approbation des idées de Galilée. En plein XVIIIe siècle, le Chevalier de la Barre fut exécuté pour crime d'impiété : il n'avait pas salué le passage d'une procession. Les totalitarismes du XXe siècle — fascismes, nazisme, communismes — ont poussé la guerre contre la liberté d'expression jusqu'à un point encore jamais atteint. C'est au moyen de la lutte contre les formes étatiques et cléricalo-étatiques d'oppression que la liberté d'expression est parvenue à s’installer dans l’histoire. La problématique est-elle la même aujourd'hui que du temps de Voltaire, ou du temps de la séparation de l'Eglise et de l'Etat ? En nous référant exclusivement à cette Histoire, ne courons-nous pas le risque de nous rendre aveugles à certaines mutations des offensives contre la liberté d'expression ?
 
De l’Histoire est née une propension à situer les obstacles à la liberté d'expression uniquement du côté des pouvoirs institués. Or, en ce début de XXIe siècle, le problème se pose en des termes nouveaux. Alors que cette liberté a été inscrite dans le droit par de nombreux Etats, des mouvements à l’œuvre dans la société civile réclament sa limitation. Un préjugé tient ces associations pour des contre-pouvoirs. La méfiance — si ce n'est la haine — de la culture contemporaine à l'égard des pouvoirs de forme classique conduit à valoriser, encenser, vénérer tout supposé contre-pouvoir. Jamais on n'envisage que celui-ci pourrait se montrer oppressif. Jamais on n'envisage qu'il pourrait dresser des barricades pour s'opposer aux libertés. On oublie ainsi que la loi est également faite pour libérer les hommes de la pression sociale. Pourtant, les poursuites engagées — qui, fort heureusement se sont révélées vaines — contre le grand livre de l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, “ Les Traites négrières ”, proviennent de semblables associations.
 
Une nouvelle forme de conformisme surgit. Autrefois oppressée, la société menace de devenir oppressive. D'émancipatrice qu'elle était au siècle des Lumières — en arrachant des libertés à l'Etat —, la société, éclatée en associations, communautés, groupes, lobbys, se révèle désormais dangereuse pour ces mêmes libertés, Ainsi le blasphème, l'éloge de la tabagie et l'islamophobie pourraient, sous la pression d'associations, devenir prochainement des délits. Les associations qui placent en leur cœur l'identité, le respect et la reconnaissance se battent, parfois à leur insu, pour une limitation de la liberté.
 
La liberté d'expression implique le droit de déranger les associations, les corporations, les communautés, les Etats et les personnes. Mieux, la liberté d'expression s'accompagne du devoir de déranger. Or, la croyance contraire s'est répandue : la liberté d'expression se ramènerait au droit de dire et d’écrire des choses qui ne dérangent, ne choquent, ni ne blessent personne. Elle ne se conçoit que sur mode soft. De nombreuses associations — celles qui s'en sont prises à Charlie Hebdo, par exemple — voient dans la liberté d'expression le droit de dire ce qui ne les dérange pas. Il est recommandé — par l'idéologie ambiante, l'air du temps — de ne point s'en servir jusqu'au bout. Sur un site Internet, un professeur de philosophie a parfaitement condensé cette timidité : “ Robert Redeker a abusé de la liberté ”. Adhérer à cette formule, c'est postuler que la liberté d'expression doit demeurer une liberté simplement formelle, muséifiée, ne bousculant rien ni personne.
 
La liberté de déranger — épine dorsale de la liberté d’expression — suppose la capacité de se laisser déranger. Définissons la tolérance comme étant cette capacité. Est tolérant l’homme, le groupe, la théorie, qui se laisse déranger. Comme une pièce de monnaie, la liberté d’expression a deux faces solidaires : d’un côté, elle élève le dérangement au rang de devoir, quand, de l’autre, elle exalte la tolérance, l’accueil du dérangement.  
 
Polémos — le conflit — est le véritable père de la démocratie. La démocratie repose sur la reconnaissance du conflit comme fondateur. La démocratie suppose la permanence et la nécessité de la division conflictuelle. Rien de plus paradoxal que la démocratie : en elle, ce sont les conflits qui tissent le lien politique. Un régime démocratique ne tient que parce qu'on s'y déchire publiquement. La liberté d'expression est liée à tous les conflits qui structurent la démocratie, en particulier à la guerre des idées. Elle est liée à leur choc — au combat de titans, véritable gigantomachie, que les idées se livrent. En décrivant sa plume comme une épée, Jean-Paul Sartre se situait au coeur de la politique démocratique. Le parricide — assassiner Polémos, au nom de la convivialité — reviendrait à assassiner la démocratie.
 
Appelons conformisme la disposition psycho-politique qui récuse le conflit. Il travaille à clore l'histoire de la liberté d'expression. Qui sait si, sous la pression de ce conformisme, des associations n'auront pas réussi à faire de l'éloge du tabac un délit pénal ? Qui sait si d'autres n'auront pas réussi à transformer en délit de racisme le rappel de la traite musulmane des noirs ? Ou en négationnisme l'insertion de cette traite dans un cadre plus large ? Qui sait si signaler les aspects positifs de la colonisation ne sera pas demain un délit ? Masquant des intérêts partiels et des points de vue égoïstes sous un océan de bons sentiments, le conformisme réduit comme peau de chagrin la liberté d'expression. Ce n'est plus un conformisme de classe, à l'instar du conformisme bourgeois de jadis, ce n'est plus un conformisme politique, imposé d'en haut, c'est un conformisme sociétal. Disons sociétal plutôt que social : c'est une nouvelle idolâtrie de la société, et non du social, qui alimente ce conformisme. Celui-ci rend compte aussi bien de la lâcheté des institutions démocratiques que de la sidérante couardise du personnel politique européen dans des affaires comme celle des caricatures de Mahomet. 
 
Dans de nombreux pays — outre les pays officiellement musulmans, Cuba, la Chine, pour ne citer qu’eux — l'ancien modèle d'une liberté d'expression pourchassée et réprimée par l'Etat continue de faire peser sa chape de plomb. On emprisonne, on torture, on mutile, on assassine et l'on exécute pour délit d'opinion. Dans certains pays occidentaux — tout particulièrement en France — c’est le morcellement de la société en communautés se pensant toutes comme une fin en soi qui fait le lit des censeurs. La liberté d'expression est remise en cause, menacée au nom du vivre-ensemble. La démocratie se caractérisant par la coexistence conflictuelle, le néo-conformisme dessine les traits d'une ère post-démocratique. Le mot d'ordre des défenseurs de la liberté devra désormais être : ne laissons pas le conformisme assassiner Polémos, sous prétexte d'organiser la convivialité entre les communautés.

Robert Redeker pour la revue Médias du printemps 2007
Par Robert Redeker - Publié dans : Chroniques de Robert Redeker
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 20:46
Publié avec l'autorisation de l'auteur :

undefined Commençons par la narration d’un incident qui en dit long sur le développement d’une judéophobie de gauche s’accompagnant de pratiques de censure (1).
J’ai, dans le cadre du dernier salon du livre de Gaillac, à l’invitation de la médiathèque municipale, prononcé, une conférence sur le négationnisme titrée “L’Invisiblisation d’Auschwitz”. Le public était composé de gens de gauche, en particulier de militants d’Attac. A la fin de mon intervention, un des militants – déclarant par ailleurs appartenir au Cercle Marc Bloch dont l’épicentre siège à Lyon – s’est levé pour affirmer d’une part qu’il était “ antisioniste ” et d’autre part qu’il ne pouvait être question de laisser Israël, Etat raciste, justifier son existence et son “ colonialisme ” par l’usage de la mémoire de la Shoah. J’ai répondu que j’aimerais savoir ce que signifiait réellement “ antisioniste ” demandant si à la racine il ne constituait pas le déni du droit à l’existence pour Israël. C’est bien dis-je, le seul Etat du monde dont vous demandez la disparition, et vous trouveriez épouvantable et absolument raciste autant que potentiellement criminogène, que quelqu’un se déclarât radicalement anti-allemand ou anti-espagnol, ou même anti-chilien. J’ai doublé cette demande d’une autre sur le sens du mot “ colonialiste ” dans la mesure où, si on s’en tient à une déontologie lexicale indispensable entre intellectuels, Israël n’est stricto sensu ni un Etat colonial ni un Etat colonialiste. La salle (une centaine de personnes) est alors devenue tumultueuse, secoué d’un vent d’haineuse haleine ; brandir le nom d’Israël étant agiter le chiffon rouge qui affole un certain public, notamment celui qui se pare des prestiges de l’antimondialisme. Certains se sont levés en hurlant : “ c’est un scandale de faire l’éloge d’Israël à cette tribune ” (car elle était consacrée à la question du négatonnisme). D’autres ont dit, d’après ce qui m’a été rapporté : “ on va lui casser la gueule ”. D’autres encore, dont Jean-Marie Brohm et Monique - Lise Cohen, ont manifesté leur complète solidarité avec mes propos. J’ai répondu en précisant qu’il eût été en effet scandaleux de se livrer à la justification d’un régime criminel – par exemple l’Allemagne nazie – ou totalitaire, mais qu’Israël n’était ni un Etat criminel ni (à la différence des ex-idoles de tous les des ex-fans du Kremlin reconvertis dans l’antimondialisation et l’antisionisme) un Etat totalitaire. Que n’ai-je pas dit avec cette affirmation pourtant frappée au coin du bon sens ? Un homme s’est même levé pour tonitruer que j’étais négationniste ; entendons par cet usage singulier de ce concept, appliqué en général aux négateurs d’Auschwitz, tels Rassinier et Faurisson: nier le colonialisme israélien et la “ barbarie sioniste ”, c’est être négationniste. Une femme s’est dressée pour hurler, à gorge déployée : “ et Sabra et Chatila ? ”. L’énonciation de ces deux toponymes fonctionna soudain comme un équivalent symbolique d’Auschwitz renversant les Juifs du statut de victime dans celui de coupable, et ce bien qu’à Sabra et Chatila ce sont des Arabes qui ont massacré d’autres Arabes. Je n’avais, je l’avoue, que rarement rencontré autant de haine, surtout à l’énoncé d’arguments tout à fait raisonnables, dont l’aspect scandaleux n’existe qu’aux yeux de mes interlocuteurs de ce jour-là. Une pareille après-midi permet de se rendre compte que des pans entiers d’une certaine gauche antimondialiste réutilise les méthodes staliniennes de censure du débat, croyant dur comme fer à une vérité – la culpabilité absolue d’Israël – qu’elle refuse d’examiner raisonnablement. La gauche émotionnelle, celle qui s’est discréditée par une étrange complaisance à l’endroit des incidents, dont la coloration judéophobe et le contenu anti-républicain ne se cachaient pourtant aucunement, survenus à l’occasion du match de football France-Algérie, trahit, en de pareilles occasions, qu’elle est également une gauche obscurantiste – qui ne veut rien entendre d’équilibré sur Israël et la Palestine (2)aux procédés d’intimidation totalitaires (il est vrai qu’aujourd’hui comme hier la foi victimologique figure souvent l’obstacle à tout débat argumenté)! 

Quelles leçons tirer de cet incident vécu, révélateur d’un nouveau climat intellectuel et politique ?
De fait, depuis l’attentat du 11 septembre dernier à New-York, les occasions d’assister à la résurrection de la judéophobie de gauche (une vieille connaissance de l’histoire, puisque, après être passée par le syndicalisme révolutionnaire et la Commune, on peut filer sa trace jusqu’à Proudhon et au-delà jusqu’aux aux Lumières (3) se multiplient. Le fantasme, politiquement localisé à gauche, d’un complot mondial judéo-américain entre en symétrie avec celui (aujourd’hui éteint) du judéo-bolchévisme, qui était à la mode dans l’extrême-droite du temps où l’URSS existait. Il s’avère de plus en plus fréquent d’entendre l’antimondialisme laisser remonter à sa surface le soupçon d’un judéo-américanisme planétaire. Dans tous les cas – balayant la totalité du spectre de la pensée politique : de l’extrême-droite aux anarchistes (4) - l’anti-américanisme et l’anti-israélisme s’amalgament, l’Amérique et Israël étant supposés projeter une domination capitaliste mondiale en faveur de leurs seuls intérêts.

La seule prononciation du nom d’Israël fait perdre la raison à beaucoup de monde. Ce nom déclenche une réaction dévastatrice qui engloutit tout sur son passage; de fait, la force ravageuse de cette hostilité anti-israëlienne demeure inexplicable sans le recours à l’hypothèse selon laquelle elle ne serait que l’écume d’une animosité beaucoup plus profonde, beaucoup moins circonstancielle, qui trouve là, après avoir été condamnée à une durable clandestinité, un exutoire où éclater, la très vieille haine antijuive (qui a pris la tournure, au XIXème siècle, de l’antisémitisme). Israël : ce statonyme est le nom interdit de prononciation sympathique sous peine de provoquer une tempête d’exécration. Israël : ce nom d’un Etat est devenu pour beaucoup, à gauche, le nouveau nom du Mal. Un nom qui – aujourd’hui que plus personne ne croit au Diable, chacun lui cherche des substituts tout aussi irrationnels : Israël est, dans une partie de la gauche française, un de ces commodes substituts laïcs à Satan, placé en opposition avec la figure angélisée du Palestinien et du jeune de banlieue – fonctionne à la façon d’un détonateur sémio-pulsionnel redoutablement efficace.

Etrangement, l’immense majorité des discours entendus et lus à la suite des attentats du 11 septembre retournent l’accusation contre les victimes. La désinhibition de la haine anti-israélienne a permis tout autant de changer les victimes – les Américains – en coupables que d’atténuer la responsabilité des coupables effectifs (le terrorisme islamique fomenté ou soutenu par un certain nombre d’Etats musulmans). Cette alchimie de pathopolitique fait glisser l’imputation de culpabilité du criminel vers la victime – autrement dit, on nage en pleine économie sacrificielle. Le coupable est tenu pour innocent de son crime, la charge de la culpabilité est portée par la victime : ces deux éléments sont les caractéristiques principales de la logique du sacrifice. Du côté des assassins, comme du côté de cette partie de la gauche dans laquelle se réveille de son léger sommeil la vieille judéophobie, nous rencontrons une attitude inscriptible dans le registre religieux – le sacrifice constituant le cœur des religions. On doit même conclure à une régression pré-abrahamique du religieux, compte-tenu qu’Abraham est la figure qui dans l’histoire clôt l’ère des sacrifices humains (5)
; or, pour transporter la culpabilité de l’assassin vers la victime, les discours légitimateurs du terrorisme doivent couvrir la réintroduction du sacrifice humain. Pas de sacrifice sans discours qui le prépare, l’accomplit, puis le commente : tout un travail sémantique se déploie, dans les religions à sacrifices humains, pour changer un meurtre en acte symbolique à valeur sacrée. Ce discours, tenu par les castes sacerdotales, dit l’innocence du groupe sacrificateur. Toujours une savante prose enveloppe le sacrifice de sa logomachie, le déréalise, lui ôte sa matérielle épaisseur d’horreur, par exemple que les hôtesses de l’air aient été égorgées au couteau avant de projeter les avions contre les Twin Towers, toujours un discours s’impose pour assurer sa propre cohérence, pour donner à voir sa vérité dans l’occultation de l’horreur du meurtre. En cette occurrence, le discours justificatoire se divise en deux : le discours direct autodéculpabilisant des assassins et le discours indirect, qui inverse la charge de la culpabilité, de toute une partie de la gauche française quand, sous prétexte de renvoyer face à face en miroir létal les “ Talibans du pétrole ” et les “ Talibans de Wall-Street ”, elle affirme que les Américains l’ont bien cherché. Religiosité consciente – même si le geste sacrificiel, participant pourtant à l’essence du religieux, demeure non compris et non assumé comme tel - chez les assassins, se réclamant de l’islamisme, et religiosité sauvage, totalement inconsciente, dans toute cette partie de la gauche, se réclamant de l’anti-mondialisme, qui transfère la culpabilité sur les victimes.

Cet ensemble d’événements permet de ressouder, à gauche, les couches intellectuelles et les couches militantes, reconstruisant une unité disloquée par l’histoire – à ceci près que, cette fois-ci, cette unité, au lieu de proférer comme naguère le discours de l’émancipation du genre humain à travers l’essence progressiste du prolétariat, tient celui de la régression rebarbarisante portée par l’islamophilie. Comment des esprits “ de gauche ”, jadis progressistes, ex-thuriféraires du mythe moderne de l’émancipation universelle possibilisée par la classe ouvrière, peuvent-ils s’aveugler jusqu’à trouver quelque légitimation à l’islamisme – que ce soit celui des Palestiniens ou celui, violemment anti-républicain, des jeunes de banlieue, qui se revendiquent, contre les institutions républicaines, à la fois de Ben Laden et de l’ultracapitalisme fétichisé dans les logos des marques Nike, Adidas etc… – prenant pour vertu ce que la tradition issue des Lumières, dans ce qu’elle possède de meilleur, nous a appris à combattre? Tout se passe comme si l’anti-israélisme amalgamé avec l’anti-américanisme et le pro-palestinisme était le nouvel opium d’une certaine gauche : opium des intellectuels (pour reprendre une formule de Raymond Aron) et opium des militants, dans une articulation entre militants et intellectuels qui reproduit plus ou moins parodiquement une configuration qui avait cours dans les années 50 du siècle passé, lors des plus beaux jours du stalinisme. A la fin des années 70, on s’en souvient, survint une époque de décrochage entre le monde militant et le monde intellectuel. C’est cette déconnection qui aujourd’hui s’est partiellement effacée : certains milieux intellectuels et certains milieux militants fusionnent à nouveau, sous le signe d’un nouvel opium totalitaire dont les guises les plus fréquentes sont l’antisionisme, l’islamophilie et le pro-palestinisme (6).

L’épidémie la plus virulente ajointée à ces attentats n’est peut-être pas celle due à la guerre bactériologique, mais l’épidémie idéologique, qui, si elle poursuivait son développement, consacrerait le triomphe des terroristes : répandre planétairement les spores du virus judéophobe, ou bien en réveiller les souches dormantes. De New-York à la petite bourgade tarnaise de Gaillac, cette sinistre panspermie a déjà disséminé son poison logotoxique, paralysant partout où elle le peut l’usage de la raison critique.

Robert Redeker pour Les Temps Modernes le 11 octobre 2001
 

1. La théorisation de cette judéophobie a été proposée par Pierre-André Taguieff, dans un article titré “ Les nouveaux visages de l’antisémitisme ”, Le Figaro, 8 octobre 2001.
 
2. Comme le sont les pertinents arguments de Christian Delacampagne, dans son article “ Lettre à un ami Palestinien ”, Commentaire, septembre 2001.

3. Lire à se sujet : Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l’occupation, Paris, Albin Michel, 2001. Et aussi : Marc Crapez, La Gauche réactionnaire, Paris, Berg International, 1999. 

4. Sur l’amalgame, à l’issue de la guerre des six jours, de l’anti-américanisme et de la judéophobie, à l’extrême-droite, lire : Nicolas Lebourg, “ L’invention d’une doxa néo-fasciste ”, Domitia, octobre 2001. 

5. Rien de plus fondateur que le non-sacrifice d’Isaac par Abraham ! Arriva enfin un jour, sans doute après des siècles de critique du sacrifice, où s’imposa une “ coupure spirituelle ” dans l’histoire de l’humanité, symbolisée par un acte inouï de désobéissance : Abraham refusant de sacrifier son fils désobéit à l’ordre social fondant par là même le messianisme, ce salut par les fils qui met fin aux sacrifices d’enfants (alors que dans tragédie d’Euripide, Iphigénie à Aulis, le sacrifice de l’enfant à la place du père est encore présent) et ouvre l’avenir. Refoulé, le sacrifice fait retour dans d’épouvantables régressions, marquant une certaine permanence : une analyse précise des crimes commis par l’ETA, l’étonnante affaire de l’abbé Cotard, ou des discours autour des attentats du 11 septembre, montrerait leur lien à la logique sacrificielle. A ce sujet, lire : Bernard Lempert, Critique de la pensée sacrificielle, Paris, Seuil, 2000.

6. D’ailleurs, le concept d’islamisme (intégrisme) se révèle trop réducteur pour appréhender un phénomène planétaire dont les répercussions agissent jusque dans les banlieues des grandes villes françaises, circonscrivant le phénomène totalitaire dans une définition aussi minimale que rassurante ; il convient de lui substituer celui d’islamisation de la vie collective, plus précis, qui cerne mieux une réalité dynamique conjointement macropolitique (niveau géopolitique planétaire) et micropolitique (niveau des banlieues).
 
Par Robert Redeker - Publié dans : Chroniques de Robert Redeker
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 20:06

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redeker-today.jpg Qu’est-ce qu’un Président de la République française ? On se place sur le chemin de la réponse en réfléchissant aux causes des deux derniers échecs de la gauche (2002, 2007) à l’ élection à la magistrature suprême. Le slogan de Lionel Jospin en 2002 s’étalait sur tous les murs : " Le Président citoyen ". Ce n’était pas sans rappeler Louis-Philippe, qui ne fut pas vraiment un roi du fait d’avoir été " le Roi citoyen ". " La France présidente " fut le slogan de Ségolène Royal en 2007. Un stimulant paradoxe surgit: la rhétorique de ces deux slogans traduit un refus intime du poste publiquement convoité. Dans les deux cas, le Président est effacé. " Président citoyen " et " La France Présidente " sont deux contresens sur la nature de cette magistrature et sur ce que le peuple en attend. Pourquoi ? 

Que signifiait le slogan " le Président citoyen " ? Que le Président serait tout le contraire d’un Président ! Qu’il s’agirait d’un Président fondu dans la masse des citoyens, d’un homme du commun, du porte-voix du " on " anonyme qui constitue la société. Qu’il serait un citoyen comme tous les autres ! Autrement dit, la formule de la campagne de Lionel Jospin réduisait la présidence à une simple fonction sociale. On serait Président de la République comme on l’est d’un conseil d’administration ! Evidemment, la formule " le Président citoyen " est une négation de la politique dans sa dimension onirique. Ce ratatinement de l’imaginaire politique sur une simple fonction sociale a fait fuir les électeurs. Le slogan jospinien manque la magie présidentielle, héritière démocratique du caractère sacré des rois qui firent la France. Trop sociologique et trop matérialiste. Trop horizontal. Parallèlement, le mot d’ordre de Ségolène Royal, " La France présidente " participe de la même dilution de la présidence. Plus : c’en est la véritable négation, le véritable effacement. Chez Ségolène Royal aussi, la présidence n’est qu’une simple fonction du social, de la simple administration, sans verticalité. Dans les deux cas, le Président n’est plus qu’un rouage de la machinerie sociale. Inconsciemment, en refusant la verticalité, ces deux slogans nient que la France soit autre chose qu’une société, refusant qu’elle soit une nation (c’est-à-dire un imaginaire). 

Le slogan de Ségolène Royal a le mérite de pointer une absence. Refus de la présidence, de la personnalisation, de la verticalité, le syntagme " La France présidente " désigne une place vide, un lieu déserté. Il n’y a personne à la place présidentielle ! Aucun nom ! Or, dans l’imaginaire national, le Président est une réalité dévolue. Il faut qu’il y ait quelqu’un à cette place. Le Président occupe la place qui fut autrefois celle du Roi. Ségolène Royal ne l’a pas compris : le vide de cette place est aussi insupportable au peuple français que de regarder le soleil ou la mort en face. De fait, le Président est à la fois le corps du roi reconstitué, et le remords du régicide. Le Roi a été assassiné par le peuple, certes – mais sa place ne peut rester vide. Le peuple ne veut pas de " la France présidente ". Il veut un ou une Président(e) en personne, de stature verticale et non horizontale, qui soit d’une autre nature que la nature humaine ordinaire, pour faire un pont par dessus le régicide entre la République et l’Ancien Régime. La méconnaissance de cet imaginaire politique national, auquel François Mitterrand resta scrupuleusement attentif, est la cause du double échec (2002, 2007) des candidats socialistes. 

Différencions représentation et figuration. Une caractéristique rapproche le Président du Roi : le Président ne représente pas les Français, il figure la France ! L’Assemblée nationale représente les Français, le Président figure leur pays. Il est le personnage dans lequel la France se figure, se voit et se mire comme une personne vivante dotée d’une unité. Il est aussi le miroir qui reconstitue en une unité, la nation, l’infinie diversité du peuple. " La France est une personne ", a dit Michelet. Mais elle ne peut l’être que par la médiation unificatrice d’une figure, le Roi ou le Président. Les dizaines de millions de citoyens sur le territoire savent qu’ils forment une nation s’étant hissée au rang de personne, la France, parce qu’ils voient cette unité nationale apparaître sur le visage et le corps d’une personne en chair et en os, le Président. Ce dernier est la personne concrète qui permet à une autre personne, la France, impalpable, de se reconnaître, de se donner un visage. 

A travers le Président, la France se figure unie dans un corps, héritier du corps du Roi, réunifié après la séparation violente commise par le régicide le 21 janvier 1793. " Nul peuple, écrivit, la plume tremblante d’émotion, Jules Michelet, n’aima autant ses rois que le peuple français ". L’exigence formulée par le peuple français que cette place soit occupée, autrement dit qu’on n’ait affaire ni à un " Président citoyen " ni à une " France présidente " est l’avatar républicain de cet amour monarchiste. Utilisée par Jacques Chirac, lors de l’annonce de sa non-candidature à l’élection de 2007, puis par Nicolas Sarkozy, lors de son magnifique discours de victoire au soir du 6 mai 2007, le mot amour, dans ces circonstances, n’est pas de la vaine rhétorique. Il fait écho à la remarque de Michelet. Comme le savait si bien l’historien, le mot amour désigne le lien réciproque entre le peuple et celui qui en figure l’unité sous l’idée de nation. 

L’amour est gratuit, il ne se commande ni s’administre. D’où : il n’y a pas plus de fonction présidentielle qu’il n’y avait, avant la coupure de l’histoire de France en deux, de fonction royale. Dans un de ses livres, la philosophe Chantal Delsol différencie " rôle " et " fonction ". Etre Président n’est pas une fonction, c’est un rôle. Etre Roi, c’était un rôle. La députation est une fonction, celle de la représentation du peuple français dans ses divisions, sa diversité, ses oppositions. La démocratie se doit d’exalter ces oppositions. La notion de fonction renvoie à celle de machine – la société est une machine. Mais la présidence, à l’image de la royauté de jadis, est un rôle, celui de la figuration de l’unité de la nation, à travers un homme ou une femme. 

Le Président de la République n’est donc ni le chef, ni le guide, ni le président d’une société anonyme à but commercial, ni un VRP de luxe lors des voyages à l’étranger. La France n’est pas une machine, mais une personne ; par conséquent, être à sa tête n’est pas une fonction, mais un rôle. C’est le rôle de la figuration, dans lequel l’amour occupe la place centrale. L’exception française n’est pas là où on la voit d’habitude. Elle est dans la singulière, et belle, continuité entre l’Ancien régime et la République que le rôle présidentiel assure sous la double forme de la figuration et du remords. L’identité de la France se trouve résumée et concentrée dans cette continuité transhistorique dont le Président est à la fois le garant et le gardien. 

Robert Redeker pour Le Figaro le 16 mai 2007.

Par Robert Redeker - Publié dans : Chroniques de Robert Redeker
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 21:15

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redeker-today.jpg Avant les attentats du 11 septembre existait un terrorisme d'ancien style. Le terrorisme " à l'ancienne " visait des cibles politiques : institutions et personnalités symboliques principalement. Dans son action s'exprimait la croyance dans la politique, la foi dans le prométhéisme de la politique. Il supposait que la politique pouvait changer le monde, que ce changement pouvait passer par la violence - aussi bien la violence révolutionnaire de masse que la violence minoritaire terroriste, pensée tantôt comme le prolongement et tantôt comme le substitut de l'action de masse - bref, que la violence était accoucheuse de l'histoire.

Le terrorisme postérieur au 11 septembre, dont les attentats de Madrid sont la vague atteignant l'Europe frappe une époque qui ne croit plus en la politique. Incroyance dans la politique, les attentats visent désormais la population civile à l'aveugle. Nous sommes dans des pratiques postérieures à toute espérance politique: la rage destructrice reste la seule passion animant ce terrorisme nouveau.

L'erreur serait de croire que les discours et les revendications des terroristes sont politiques. La vérité, c'est qu'ils sont " antipolitiques ". Le terrorisme d'ancien style (IRA,ETA) s'inscrivait encore, en dépit de son horreur et de sa nature antidémocratique, dans le champ politique, exactement au même titre que la guerre. Le terrorisme, la guerre et la politique partageaient les mêmes croyances. La langue de la politique - qu'elle fût anarchiste, marxiste, fasciste - articulait le discours terroriste. Au contraire, le terrorisme postérieur au 11 septembre, agit depuis le dehors de la politique: il est la guerre contre la politique. La tentative d'Al Qaida de saccager les élections espagnoles, au prix d'un crime de masse, illustre cette perspective de destruction de la politique.

Terrorisme : semer la terreur. Rappelons que la Terreur fut également, sous la révolution française, puis sous le communisme stalinien une " méthode " de gouvernement - poursuivant, en ces occurrences, le même type d'objectif que celui des groupes terroristes à l'ancienne : user de la violence pour changer l'homme et le monde. Or, l'hyperterrorisme contemporain se situe aux antipodes de ce défunt terrorisme révolutionnaire : il n'est pas une révolution, il est une guerre, à condition de saisir celle-ci comme non-politique. Il existe, en effet, deux sens au concept de guerre : la guerre comme continuation de la politique par d'autres moyens (Clausewitz), où s'affrontent des sociétés et des Etats, et la " guerre de tous contre tous ", appelée aussi " état de nature " dans lequel chacun devient l'ennemi de chacun. La première forme de guerre renvoie à l'état civilisé (c'est pourquoi il existe des " guerres justes ") quand la seconde reconduit à l'état sauvage. L'action hyperterroriste exalte la violence généralisée de la guerre absolue, cette " guerre de tous contre tous " dont Hobbes nous donna la seule issue, le surgissement et la construction de l'Etat. L'Etat est dès lors la matrice et la civilisation, et la condition sine qua non pour mener une existence véritablement humaine.

Les Etats sont territoriaux et ancrés dans leur souveraineté; par principe, ils sont une institution de la limite. L'hyperterrorisme est, au contraire une démesure : le refus de toutes les limites, y compris la sacralité de la vie humaine. Il refuse toutes les limites, fondatrices de la politique : aussi bien les limites territoriales (le territoire de l'hyperterrorisme est la planète entière), que les barrières de la morale et du droit (les crimes de l'hyperterrorisme, comme les attentats de Madrid, sont des crimes contre l'humanité). Cette démesure destructrice du droit signe le retour à la situation d'absence totale de droits, l'état de nature. Au contraire des Etats, les terroristes sont mondialisés, se meuvent dans la mondialisation, dans l'au-delà du territoire et de la souveraineté. L'hyperterrorisme est la guerre de l'âge sans souveraineté, de l'âge déterritorialisé, de l'âge qui, au contraire de la politique, a perdu le sens de la limite. En conséquence, il n'existe qu'un seul remède à l'hyperterrorisme : ne pas accepter l'état de nature, c'est-à-dire sauver, sinon réhabiliter, la politique.

Robert Redeker pour La Dépêche du Midi le 21 mars 2004

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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /2007 08:40
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redeker-today.jpg "Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein."

Robert Redeker pour Le Figaro le 19 septembre 2006

NDLR : Robert Redeker est toujours sous la menace des islamo-fascistes un an après avoir exercé son droit à la libre expression.
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /2007 20:39
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Un néologisme vient de tailler sa place de façon fracassante sur notre scène politique: " islamophobie ". Ce mot, proche accoustiquement de " xénophobie ", est autant destiné à faire peur - en évoquant subliminalement la haine, les persécutions, les discriminations - qu'à culpabiliser. Quelques uns voudraient le voir devenir synonyme de " racisme " et symétrique d' " antisémitisme ", deux monstres qui ne dorment que d'un oil. Son usage, pourtant, est-il bien adéquat à la double exigence républicaine: sauvegarder la laïcité et combattre le racisme? N'engendre-t-il pas des amalgames aux résultats ruineux pour la République, ses valeurs et son héritage?

 Une enquête (conduite par Caroline Fourest et Fiammetta Venner dans leur livre : ) sur ses origines et son histoire réserve des surprises, donnant à voir les intentions de ses concepteurs. Il n'est pas innocent que le vocable d' " islamophobie " ait été forgé initialement (dans les années 1970) par des islamistes radicaux s'attaquant aux féministes. La guerre contre les femmes est le berceau de ce terme; ainsi, Kate Millet, célèbre militante du mouvement de l'émancipation féminine, fut violemment insultée puis traitée d'islamophobe pour avoir incité les iraniennes au refus de porter le voile. C'est à nouveau autour de la question de l'apartheid des femmes - foulard à l'école, dans des institutions, dans la rue, autoségrégation dans des piscines - que se concentre la crispation, et que l'accusation d'islamophobie menace quiconque s'élève contre la tentative d'officialisation de cet apartheid. Dans les années 1990 le terme d' " islamophobie " a été diffusé plus largement par les islamistes londoniens dans le cadre des campagnes anti-Rushdie. L'écrivain et les défenseurs de la liberté de penser et de publier se trouvaient accusés du crime d'islamophobie tout en étant menacés de mort. Le concept d'  " islamophobie " est originairement une arme forgée par les islamistes dans le but d'imposer leur vision totalitaire du monde. Il plonge ses racines dans le plus sordide obscurantisme. Au départ " islamophobie " était donc un mot de combat - et chacun se souvient de la formule du poète révolutionnaire Maïakovski, " les mots sont des balles "! En le réutilisant naïvement, de sincères amis de la liberté se placent sur le terrain de ses adversaires. Peut-on, comme le souhaitent les islamistes, identifier l'islamophobie avec un racisme et l'équivaloir avec l'antisémitisme?

L'amalagame entre l'islamophobie et le racisme est destiné à se retourner contre toute critique de la religion, si importante dans notre culture depuis Bayle et Voltaire, si importante aussi dans l'élaboration de l'idée républicaine. Est-il " raciste " de refuser les exactions qui se pratiquent, de la Mauritanie jusqu'au Pakistan, au nom de l'Islam? De refuser la charia, les lapidations, les mutilations, l'esclavage (encore vivace dans des sociétés musulmanes), la criminalisation de l'homosexualité, le statut inférieur des femmes, etc? Est-il raciste de rappeler que dans aucun pays musulman les droits de l'homme ne sont à l'honneur, pas plus d'ailleurs que la démocratie? Est-il raciste d'estimer que des centaines de millions d'êtres humains vivent quotidiennement sous le joug imposé par cette religion? Est-il raciste de s 'inquiéter des exigences dans notre société d'une religion qui a aussi peu fait la preuve de sa capacité à intérioriser les valeurs issues des Lumières? Est-il raciste de se poser la question: un Islam à visage humain est-il possible, comme on se demandait naguère si un socialisme à visage humain est possible?

Si le racisme (par exemple: l'arabophobie) est absolument condamnable, le combat contre les empiétements du religieux sur la vie civique, combat dont sont issues les valeurs républicaines, ne l'est aucunement. L'Islam est une religion - un ensemble d'idées, de mythes, de superstitions et de rites - pas une " race " (si ce mot a un sens) ni une ethnie. Il existe des musulmans de tous les types humains; cette religion, semblablement au christianisme, vise l'universalité. Etant une religion, l'Islam est aussi une idéologie, comme le communisme et le libéralisme. Doit-on condamner l'antilibéralisme ou l'anticommunisme, le refus de leurs idéologies et de l'organisation du monde qu'elles impliquent, comme s'il s'agissait de racisme? L'attitude accusée d' islamophobie n'est pas du racisme dans la mesure où loin d'être la haine de tel ou tel peuple, elle est le refus véhément de ce que certains prêchent et veulent imposer au nom de l'Islam. Elle est le refus des aspects archaïques et incompatibles avec les valeurs républicaines que véhicule une certaine interprétation l'Islam.

L'antisémistisme, pour sa part, ne stigmatise pas une religion, mais un peuple. Or, il n'y a pas un peuple musulman comme il y a un peuple juif; par suite, la mise en parallèle de l'islamophobie et l'antisémitisme est abusive. L'Islam est un attribut accidentel, applicable - du fait de sa nature prosélyte - à tout être humain, quelle que soit son ethnie et sa couleur de peau. Au contraire Juif ne désigne qu'un seul peuple, à cause de son non-prosélytisme. Loin d'être le simple combat contre une religion, l'antisémitisme est la haine immotivée et inextinguible d'un certain peuple, le peuple juif. Les Juifs pourraient bien être athées, changer de religion, que l'antisémitisme persisterait. S'il existe des Juifs athées (parce que le mot " juif " énonce l'appartenance à un peuple, quelles que soient les idées de ceux qui sont ainsi indexés), la locution " musulman athée " s'avère absurde (parce qu'être musulman signifie adhérer à une croyance).

Les islamistes voient dans la bataille du vocabulaire un enjeu d'importance. Le terme d'islamophobie cache le piège tendu aux institutions laïques par les intégristes musulmans pour empêcher la critique de la religion tout en soumettant des segments de l'existence sociale (spécialement celle des femmes) à une emprise totalitaire. Perdre la bataille sémantique, en réutilisant le vocabulaire mis en circulation par les islamistes comme s'il allait de soi, est désastreux. Le mot " islamophobie " rabat à faux-titres la défense de la liberté et de la laïcité sur l'intolérance et sur la haine. Il réussit à contraindre les valeurs républicaines à demeurer sur la défensive: ce sont elles désormais qui, mises en difficulté par la sophistique d'un tour de passe-passe lexical, se voient accusées d'intolérance et d'intégrisme. La prestidigitation de ce mot consiste à renverser la réalité en plaçant l'obscurantisme en position de victime et la laïcité d'agresseur. La laïcité doit maintenir le mot " islamophobie " hors du cercle des débats, tout en pourchassant le racisme, en particulier l'arabophobie.

Robert Redeker pour La Dépêche du Midi le 21 octobre 2003.

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Présentation

Rayons la Turquie de la carte

ban.gifLa nomenklatura collaborationniste qui dirige l'Europe veut nous imposer la Turquie islamiste afin de parachever la ruine de nos identités. Il en est hors de question. Mais puisque dans un premier temps nous sommes condamner à subir cette forfaiture, cette trahison, nous vous proposons d'agir concrètement. Il s'agit de reprendre une ancienne initiative qui consiste à montrer simplement que vous n'êtes pas d'accord en marquant tous vos billets d'une croix rouge sur la Turquie (au verso de tous les billets en euro). Un geste facile, sans haine, clair, précis et d'une portée immense ! Et vos billets demeurent valables. Alors n'hésitez pas, rayez la Turquie de la carte !

Les Rebelles

Présentation des collaborateurs de Rebelles.info (en cours...)

Alexandre Del Valle : Essayiste, Géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée (basé à Chypre) ; Membre du Conseil de Rédaction de la Revue française de Géopolitique Outre Terre, Alexandre Del Valle inscrit toutes ses études, interventions et écrits dans le cadre de la démarche géopolitique qui consiste à étudier « les rivalités de pouvoirs autour des territoires ou ressources », ainsi que les « représentations » développées par les acteurs en lice.

Guy Millière : - Professeur à l’Université PARIS VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit
- Visiting Professor à la California State University, Long Beach.
- Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, biotechnologie.
- Conférencier pour la Banque de France
- Traducteur et adaptateur en langue française pour le site
DanielPipes.org
- Editorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, Frontpage Magazine, les Quatre Vérités, upjf.org
- Membre du comité de rédaction d’Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman
- Rédacteur en chef de la revue
Liberalia de 1989 à 1992 


Ivan Rioufol : Senior fellow à l'Atlantiste Institute et chroniqueur à l'émission On refait le monde, sur RTL. Il est titulaire d'un DEA de droit maritime et aérien et a débuté une carrière de journaliste, en 1976, au quotidien nantais Presse-Océan. Il rejoint Le Figaro en 1985 au service « La vie des médias », responsable de la rubrique « Confidentiel ». Il devient rédacteur en chef du service des informations générales, puis éditorialiste et membre du comité éditorial du journal en 2000. Depuis 2002, succédant à Max Clos, il tient dans Le Figaro un « Bloc-notes » publié chaque vendredi.

Michel Gurfinkiel : Ecrivain et journaliste, président de l’institut Jean-Jacques Rousseau, correspondant en France de Commentary et Weekly Standard, auteur de Israël, géopolitique d’une paix (1991), La cuisson du homard (2001), Le testament d’Ariel Sharon (2006), à paraître au début 2008 son livre sur l’histoire du sionisme et d’Israël.

Robert Redeker : Agrégé de philosophie, chercheur au CNRS. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes. Membre du comité scientifique du CALS (Université Toulouse-le-Mirail). Membre du comité scientifique de la revue Culture Droit.  Membre du comité de rédaction de la revue
Des Lois et des Hommes . Membre de la commission " philosophie- sciences religieuses- psychanalyse " du Centre National du Livre . 

 Gérard Pince : Docteur de 3éme cycle en Economie du Développement-Université de Paris - Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris-Licencié en Droit - Chevalier de l'Ordre National du Mérite - Inventeur d'une machine comptable pour analphabètes - Fondateur et Président de Free World Academy.

Claude Reichman : docteur en chirurgie dentaire de la faculté de médecine de Paris. Il est l'un des initiateurs de la
Révolution bleue, mouvement informel résumé par son slogan «Non à la chienlit, non au trop-plein d'impôts et de charges, non aux politiciens incapables». Il est par ailleurs président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale (MLPS), président du Comité CSG, président du Syndicat retraite-action et président du Collectif vivre en paix à Paris (VEPAP).

Eric Zemmour : Journaliste politique français, grand reporter au service politique du quotidien Le Figaro. Il participe toutes les semaines à l'émission "ça se dispute" sur I-Télé. Depuis septembre 2006, il participe à l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché".

Roger Heurtebise : Journaliste à Riposte laïque.

Michel de Poncins : Ancien directeur de société, Michel de Poncins est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris
, et docteur en Économie. anime aussi deux magazines sur internet : Tocqueville Magazine et Radio Silence.

Alain Laurent : Philosophe, essayiste et éditeur. Auteur en particulier de nombreux ouvrages sur l'individualisme, le libéralisme et leur histoire ("La philosophie libérale", Les Belles Lettres, 2002 - Prix de Philosophie politique de l'Académie française; "Le libéralisme américain", Les belles Lettres, 2006 - Prix du livre libéral). Directeur de la collection La Bibiothèque classique de la liberté, aux Belles Lettres. Dernier ouvrage paru: "La société ouverte et ses nouveaux ennemis", Les Belles Lettres, 2008).

Roman Bernard : Pigiste dans la presse et la communication. Webmaster du blog Criticus. 

Bernard Martoia : Responsable du site droite-conservatrice.

François Celier : Autodidacte. Artisan ébéniste. Pasteur évangéliste. Ecrivain. Grand Prix National Littérature Jeunesse. Prix Paris-Critique. Grand Prix Jeunesse Festival de Cinéma International. Cannes. Nombreux Prix européens. Scénariste télévision. Pour A2. M6. TF1. Journaliste free lance. Presse-radio-télévision.

Aymeric Chauprade : Docteur en science politique de la Sorbonne, diplômé de Sciences Po Paris en 1993, Aymeric Chauprade obtient un DEA de droit international en 1996. En outre il est diplômé en mathématiques, chargé de cours à l'Université de Neuchâtel en Suisse (histoire des idées politiques), conférencier en géopolitique au Collège royal de l'enseignement militaire supérieur du Royaume du Maroc, directeur de la Revue française de géopolitique (annuelle, Ellipses, Paris) et directeur de plusieurs collections aux éditions Ellipses à Paris (Grands enjeux, Taupe-Niveau, Référence géopolitique...). Il enseignait au Collège interarmées de défense (CID) depuis 1999 et il y fut directeur du cours de géopolitique de 2002 à 2009.

Fanny Truchelut : Condamnée le 08 octobre 2008, par la cour d'appel de Nancy, à deux mois de prison avec sursis et 6 000€ de dommages et intérêts pour discrimination religieuse pour avoir demandé en août 2006 à deux femmes voilées qui se présentaient avec leur famille dans on gîte, de retirer leur voile dans les parties communes. Webmaster du site A Voix Haute.
 
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