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Samedi 4 juillet 2009
Fini de rire ! C'est ce qui me vient à l'esprit lorsque j'envisage les six prochains mois. Ce que je n'ai cessé de dénoncer dans mes articles depuis l'automne 2008 (Dossier crise financière), l'explosion de la bulle des déficits publics, va immanquablement se produire. En vérité le processus est déjà enclenché. Hier l'Etat de Californie a été officiellement déclaré en cessation de paiement. Pour pouvoir fonctionner l'Etat va désormais... signer des reconnaissances de dettes à ses créanciers. Dettes qu'il honorera lorsqu'il le pourra puisqu'aucune échéance de rembousement n'est fixée. Il n'est donc pas évident que les prêteurs se bousculent pour être "payés" en monnaie de singe. D'autant plus que les banques américaines  semblent ne pas vouloir accorder la moindre valeur à ces reconnaissances de dettes. Cette double défiance ne manquera pas d'aggraver la situation financière des caisses publiques de la Californie. Cette situation n'est pas sans rappeler une scène célèbre du film "Dumb et Dumber" avec Jim Carrey lorsque le malfrat se rend compte que les deux idiots ont dépensé tout le fric pour le remplacer par... des reconnaissances de dettes.



La Californie ouvre la voie mais sept autres états sont déjà au bord de la faillite : Arizona, Connecticut, Kentucky, Mississippi, Caroline du Nord, Ohio et Pennsylvanie. Bien entendu tout cela ne sera pas sans conséquence sur l'économie américaine. Depuis mars les "experts" nous jouent la pièce "Ami ne vois-tu rien venir ? La reprise arrive" provoquant une hausse artificielle des bourses mondiales. Et bien autant vous le dire tout de suite : retirez vos billes de la bourse ! Car la vague des faillites des Etats américains va provoquer une vague de chômage massif ainsi qu'une vague de défiance sans précédent envers le dollar et les bons du trésor américain. Ceux qui pensent qu'on a vu le pire vont rapidement déchanter. Ils vont s'apercevoir que tous les problèmes vont resurgir car ils ont juste été enfouis sous des masses immenses d’argent public.

C'est ce que vient d'anticiper le président de la banque britannique HSBC, Stephen Green, qui a estimé récemment que "la crise financière était loin d'être terminée. Nous ne pouvons même pas dire que le pire est passé ou que la voie se dégage". Et de citer la persistance des déséquilibres macroéconomiques, des conditions de crédit floues et une abondance de transactions potentiellement dangereuses dans certaines parties du secteur financier actuellement.

Mais ce qui se passe aux Etats-Unis va très vite arriver sur notre continent. La lettonie sera le premier domino dont la chute entraînera les autres. La Lituanie et l'Estonie mais également l'Ukraine, la Pologne, la République tchèque, la Suède etc...

Quant à la France... nous sommes au bord du précipice. Dernièrement j'ai pu lire quelque chose d'aberrant dans le Figaro. Le quotidien conservateur notait que la dette de la France avait doublé en douze ans mais que cela ne portait pas vraiment à conséquence car la dette de la France conservait la meilleur note "AAA" par les agences de notation. Tout va bien madame la marquise... Sauf qu'à la différence des Etats-Unis, dont la dette est détenue seulement à 28 % par des étrangers, la dette française est détenue à 66 % par des étrangers. Quelle importance ? Enorme. Que les agences de notation décident de dégrader la note de la France et toutes les banques centrales, les fonds de pension ainsi que les fonds souverains se détourneront brutalement des OAT (Obligation Assimilable du Trésor) émises par l’Agence Française du Trésor. La France se retrouvera soudainement en cessation de paiement. Comme la Californie. Or de plus en plus de professionnels commencent à critiquer la France pour son absence de toute perspective de maîtrise des déficits publics. Il commence à se murmurer que la dégradation de la note de la France est désormais envisageable.

Nicolas Sarkozy le sait. Il en a peur. Sa parade ? La fuite en avant avec un emprunt national. Pour quoi faire ? "Pour investir massivement dans des secteurs porteurs d’avenir (...) les biotechnologies, l’énergie du futur, les voitures électriques, un certain nombre de secteurs dans le domaine alimentaire ou la santé, l’éducation en général, l’enseignement supérieur et la recherche." Quel Aveu !!! Autrement dit la France est tellement endettée qu'elle doit souscrire un nouvel emprunt, donc s'endetter davantage, pour pouvoir financer les investissements d'avenir.

Situation ubuesque qu'a parfaitement résumé Jean-Michel Apathie : "Cela veut dire que l’endettement courant, celui qui est opéré tous les jours sur les marchés financiers, ne sert plus qu’à financer les déficits courants et ordinaires, que nous sommes maintenant devant une catégorie particulière d’emprunt, l’emprunt extraordinaire qui finance l’avenir, l’emprunt ordinaire finançant le passé. Il s’agit là d’une manifestation spectaculaire des effets de la crise (...) Quelques chiffres permettent de fixer les idées. Le déficit budgétaire prévisible pour 2009 est de 150 milliards d’euros. Il devrait en aller de même pour 2010. Selon plusieurs économistes, il s’agit là d’hypothèses réalistes, ou basses. Ainsi, l’endettement public pourrait progresser de 300 milliards d’euros en deux ans. Il faut y ajouter la perspective de l’emprunt, dont l’ordre de grandeur est de 100 milliards d’euros. Ainsi en seulement deux années, la France pourrait accroître son endettement de 400 milliards d’euros. Ce chiffre ne prend sa signification que si on le confronte à la totalité de l’endettement accumulé en France depuis trente ans. A la fin 2008, selon la Cour des comptes, il était légèrement supérieur à 1400 milliards d’euros. On comprend donc qu’en deux ans, 2009 et 2010, l’escalade est proprement vertigineuse. La Cour des comptes, toujours, indique que pour l’année 2008, la charge de la dette, c’est-à-dire les intérêts acquittés par l’Etat français auprès des emprunteurs, s’est élevée à 54 milliards d’euros, davantage que le produit de l’impôt sur le revenu. Si dans les deux années qui viennent la dette s’alourdit dans les proportions évoquées plus haut, la charge de la dette, encore une évaluation de la Cour des comptes, pourrait avoisiner les 80 milliards d’euros."

Et voilà qu'on apprend qu'au sein du gouvernement français existe un débat pour savoir si cet emprunt national sera obligatoire. Non vous ne rêvez pas ! Nos élites envisagent le plus sérieusement du monde que les Français soient dans l'obligation de prêter leur argent à l'Etat français. Quand des particuliers utilisent cette méthode cela porte un nom : du racket. C'est dire si la situation est grave. Ce débat est très révélateur de la panique qui gagne nos couches dirigeantes. Si devant les caméras on fait semblant de maîtriser la situation, en privé on commence sérieusement à envisager le pire. Nous nous préparons à partir en vacances. Profitons-en. Car nos illusions ne survivront pas à cet été.


David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond - Publié dans : Dossier crise financière
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Vendredi 3 juillet 2009

Publié avec l'atorisation de l'auteur :

Le voile islamique est revenu à la une des médias en ce tout début d’été. Avec des signaux totalement divergents envoyés par deux capitales européennes : Bruxelles et Paris. S’exprimant, le 22 juin dernier, devant le Congrès (réunion exceptionnelle de l’Assemblée nationale et du Sénat), le président français Nicolas Sarkozy a souligné que le voile intégral « n’est pas l’idée que la République française se fait de la dignité de la femme » avant d’ajouter que, véritable « signe d’asservissement » de la femme, « la Burqa n’était pas la bienvenue en France
». Dans la foulée, il a annoncé que le Parlement allait lancer une large enquête et une réflexion sur cette question. Les travaux de cette mission parlementaire, composée de 32 députés venus de tous les horizons, débuteront en juillet et dureront six mois.

On estime généralement qu’une vingtaine de milliers de femmes – dont de nombreuses
converties – portent la Burqa en France. Toutes sont sous l’influence de la mouvance salafiste, particulièrement extrémiste et rétrograde. Sans surprise, les défenseurs de la Burqa sont montés au créneau et les sites islamistes ont été envahis de « posts » vengeurs dénonçant l’intolérable atteinte aux libertés dont le président de la République s’était rendu coupable tandis qu’une partie de la presse arabophone se déchaînait. Parfois avec des arguments curieux. Ainsi, le quotidien
al-Hayat s’interroge gravement : «Quelle serait la réaction des Françaises et des Européennes si elles devaient couvrir leurs cheveux dans les pays islamiques ?» Dans le registre de la négation des réalités et de la stupidité, on fait difficilement mieux si l’on se rappelle qu’en Arabie saoudite, le port du voile est effectivement imposé aux femmes non musulmanes.

Mais le plus étonnant est venu de Belgique, pays petit par la taille mais grand par
l’imagination et dont on n’est jamais déçu quand on attend le pire.

Il y a quelques jours,
Mme Mahinur Özdemir – une élue d’origine turque âgée de 26 ans – a prêté serment au Parlement régional de Bruxelles la tête recouverte de son voile, devenant ainsi la première parlementaire voilée d’Europe. Un élu fédéral (national) libéral, M. Denis Ducarme, a aussitôt demandé que l’on légifère pour interdire les signes religieux visibles dans les assemblées élues.

Quelques jours plus tard,
on apprenait qu’une note interne du ministère de la Justice préconisait de laisser les agents de cette administration porter les mêmes « signes religieux extérieurs » si tel était leur volonté.

Ces trois affaires sont évidement très différentes les unes des autres mais elles ont le mérite
de relancer le débat, non seulement sur le voile et sur le
droit des femmes, mais également et surtout sur la place de la religion dans la société.

La Burqa d’abord. Il est évident que le président de la République a raison. La Burqa est
inacceptable en Europe. Outre le fait que le voile intégral (le « Niqab » saoudien ou la Burqa afghane) empêche totalement l’identification de celle (celui) qui le porte sur la voie publique – ce qui est évidemment contraire à l’ordre public – il transforme la femme en fantôme ravalé au rang de simple possession d’un homme (son père, son mari, son frère), en sujet aux droits rognés : aujourd’hui le Niqab ou la Burka, pourquoi pas demain, au nom de la même logique, la polygamie ? 

Osons un raisonnement absurde : si l’on admet, au nom du politiquement
correct et du respect de la liberté individuelle, qu’une femme puisse se promener dans la rue entièrement voilée, pourquoi, au nom de la même liberté, un nudiste militant et radical (si, si, cela doit bien exister… ) ne pourrait-il pas s’y promener nu et exhiber ses parties intimes ?

Passons au
voile de Mme Özdemir. Cette jeune parlementaire – qui, par ailleurs, fait l’objet d’une plainte pour avoir nié la réalité du génocide arménien… – tire argument du fait qu’elle a fait campagne voilée et a été élue et que, donc, ses électeurs connaissaient ses convictions avant de l’envoyer siéger au Parlement. C’est exact. Comme il est exact qu’il n’est pas question ici de juger des convictions religieuses de Mme Özdemir ou de quiconque. Ce n’est ni notre affaire ni notre propos. Il se fait simplement que dans le système de représentation qui prévaut en Europe occidentale, le parlementaire n’est pas seulement le représentant de ceux qui lui ont donné leur voix mais de l’ensemble des citoyens d’une zone géographique donnée, une circonscription, et, par extension, de l’ensemble de la nation. Une fois élue, Mme Özdemir représente donc non seulement des musulmans mais aussi des Juifs, des chrétiens, des bouddhistes, des évangélistes, des témoins de Jéhovah, des sikhs, etc. Et, bien entendu, des athées. Le/la parlementaire, donc, ne « s’appartient » plus et ne peut représenter cette incroyable diversité que s’il/elle accepte de mettre entre parenthèses les éléments les plus identitaires de sa propre croyance. Dire le contraire, c’est ouvrir la porte à la « confessionnalisation » des assemblées et au communautarisme.

Enfin, attardons-nous un moment sur la question
des signes religieux extérieurs pour les agents de l’Etat et des services publics. Une telle idée ne pouvait germer que dans l’esprit de fonctionnaires particulièrement imaginatifs du pays qui a fait du surréalisme un mode de vie politique davantage encore qu’une expression artistique. Passons sur le fait que ce n’est en aucun cas aux fonctionnaires de décider ce qui est bon ou non pour eux, mais bien à la société qu’ils sont là pour servir. Il devrait tomber sous le sens que le service public est « neutre » et que – pas plus d’ailleurs que l’entreprise – il n’est un lieu d’affirmation de convictions religieuses ou politiques.

Si, au nom de la liberté de conscience et des droits individuels, un agent public peut servir les
usagers la tête couverte d’un turban, d’un voile ou en exhibant une énorme croix sur la poitrine, il est évident que le même respect des libertés individuelles devrait permettre à d’autres agents d’arborer un T-shirt proclamant : « Dieu n’existe pas », « Jésus est mort et c’est bien fait pour lui ! » ou (pourquoi pas) « ni Maître, Ni Dieu, à bas l’Etat ». Outre le fait que tout cela ferait un peu désordre, on imagine sans peine les tensions qui naîtraient de cette confrontation d’opinion et les probables recours et contentieux sans fin qui se développeraient.

Et il y a pire.
Si les convictions de l’autre sont exhibées et me sont jetées au visage sans que j’ai rien demandé, j’ai le droit de les contester et, par exemple, de demander à être servi par un autre fonctionnaire avec lequel mes propres convictions seront plus en adéquation. Soyons tout à fait clairs : personnellement je pense que le voile islamique est une marque de l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, statut d’inégalité que je refuse. Je dois donc avoir le droit, si on m’impose sa vue dans l’administration de refuser d’être servi par une femme voilée. Sinon, c’est ma liberté à moi qui serait bafouée…

Ni la Burqa ni le Niqab n’ont leur place dans nos rues et aucun signe extérieur de religiosité
ne devrait être toléré dans les administrations et les assemblées élues.

Le principe de laïcité doit être affirmé et défendu bec et ongles car seul il nous
permet de coexister pacifiquement et dans le respect l’un de l’autre : Dieu (qu’il existe ou non) n’a pas sa place dans la sphère publique.

Claude Moniquet pour l'ESISC le
30 juin 2009

Par Claude Moniquet - Publié dans : Analyses de Claude Moniquet de l'ESISC
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Vendredi 3 juillet 2009

Publié avec l'autorisation de l'auteur :

Incompétence et malhonnêteté
ont été sanctionnées, l'autre jour, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Dans cette ancienne cité minière, la liste de Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour des municipales (39,34 %), devant une gauche divisée (20,19 % et 17,01 %) et une UMP ridiculisée (4,34 %). Une gestion désastreuse, qui a doublé les impôts locaux, ajoutée aux malversations de l'ex-maire PS, en détention provisoire pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme, sont les effets d'une inconséquence politique. Or, elle a encore ses avocats.

La droite parlementaire
a raison de redouter une victoire de l'extrême droite, ce dimanche au second tour. Mais elle a tort d'apporter son soutien à un "front républicain" pour partie faisandé ou décrédibilisé. Quand Jean-François Copé, Xavier Bertrand, Dominique de Villepin, appellent à "faire barrage au FN", laissant le PC réciter "le ventre encore fécond de la bête immonde", ils se trompent de combat. Ce n'est pas en soutenant ceux qui ont permis cette première victoire du FN que ce parti brutal sera contenu. C'est son nouvel électorat, excédé, qu'il faut écouter.

L'UMP aurait mieux fait de s'abstenir.
Même si elle gagne, après-demain, son pari de mettre en échec le FN sur cette terre socialiste, son choix de cautionner un PS local indéfendable pourrait bien consolider la méfiance que portent les citoyens à leurs représentants. "Attention, les idées d'extrême droite dans ce pays ne sont pas mortes", prévient avec justesse Pierre Moscovici (PS). Mais voir ces idées portées par un électorat historiquement de gauche devrait inciter au questionnement.

La réaction d'Hénin-Beaumont est un symptôme qui ne peut être réduit à l'anecdote. D'autant que la quasi-faillite de la commune peut se comparer à la situation nationale. Un désarroi collectif se devine, quand l'électeur en vient à penser qu'un maire FN ne serait pas pire qu'un autre. Ce même découragement explique, notamment, l'abstention (59,35 %) aux européennes, ainsi que le peu d'enthousiasme que rencontre, pour l'instant, l'annonce d'un grand emprunt, que 82 % des Français n'entendraient pas souscrire.

Un retour du FN, trop rapidement enterré, est possible.
Cette éventualité, risquée pour la paix sociale, ne fera aucun doute si la droite devait persister, comme à Hénin-Beaumont, à ne pas entendre les inquiétudes face aux bilans des grands partis. Elle est attendue sur les questions qui ébranlent la nation. À Perpignan, Jean-Paul Alduy a su renouveler haut la main son mandat tout en maintenant le FN en dessous des 10 %. Pour cela, règle numéro un : ouvrir les yeux et les oreilles.

L'exemple de l'immigration

L'insouciance de l'État face à l'immigration de peuplement fait partie de ces attitudes incomprises par une partie de l'opinion. Celle-ci, souvent retranchée dans l'abstention, reste un possible renfort pour une extrême droite dédiabolisée par Marine Le Pen. Quand al-Qaida menace de se venger de la France parce qu'elle stigmatise la burqa, tandis que les violences se multiplient dans les cités, ces faits soulignent des défaillances publiques persistantes. Dans la nuit de mardi, le conseiller du président, Henri Guaino, qui accompagnait incognito une patrouille de police en Seine-Saint-Denis, a vu sa voiture prise au piège et caillassée : "J'ai eu la sensation d'une violence énorme." Mardi, Libération décrivait l'accablement de Grecs qui, après avoir cru à la société multiculturelle avouent, comme cette femme de gauche parlant de son quartier à Athènes et de "l'emprise de la religion musulmane sur notre quotidien " : " La situation n'est plus tenable (...). C'est au quotidien que nous vivons ce "choc de civilisation". " Ceux qui, en France, fuient les banlieues ne disent pas autre chose. Qui les écoute  ?

Il est des situations qui, aujourd'hui, ressemblent parfois à des répétitions de guerre civile. Mais où sont les "opérations coup de poing dans les cités", annoncées par Nicolas Sarkozy il y a un mois ? Lorsque Éric Besson parle d'immigration au nom de son ministère, c'est pour en vanter les seuls mérites et expliquer que "la crise ne doit pas transformer les migrations de travail en menace " (Le Monde, mardi). Les refus d'intégration, symbolisés par l'expansion des burqas (Le Figaro, mercredi) et par la multiplication des intifadas, ne semblent pas ébranler ce ministre d'ouverture. Il se dit opposé à une loi interdisant le voile intégral, mais estime : "Il est de notre devoir de mieux intégrer les immigrés et leurs enfants en luttant en particulier contre toutes les formes de discrimination." Ce constant angélisme, marque de fabrique de la gauche, est le meilleur allié du FN.

Priorité au désendettement

Le colossal endettement du pays est une autre bombe à retardement dont les Français commencent à prendre conscience. Mardi, l'Insee a annoncé que la dette publique avait explosé au premier trimestre, pour atteindre près de 1 milliard d'euros par jour. Mercredi, Nicolas Sarkozy a dit vouloir charger une commission de réfléchir aux "priorités nationales pour l'avenir", qui seront financées par l'emprunt national prévu en 2010. Mais la priorité nationale n'est-elle pas de rompre, au contraire, avec cette pratique de l'endettement, supportée par chaque Français à hauteur de 22 600 euros, que le gouvernement cherche à relancer en cherchant l'aval des épargnants (voir mon
blog) ?

Ivan Rioufol pour le Figaro le 03 juillet 2009

Par Ivan Rioufol - Publié dans : Chroniques d'Ivan Rioufol
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Vendredi 3 juillet 2009
Publié avec l'autorisation de l'Observatoire de l'islamisation :

   Le préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Franc Rodé, après sa visite en Bosnie, du 19 au 21 juin, a déclaré :

"La Bosnie vit un processus d'islamisation et Sarajevo est devenue une ville musulmane (...)  les catholiques ont été les principales victimes de la guerre et que beaucoup ont fui le pays (...) Beaucoup sont partis parce que leurs maisons ont été incendiées, d'autres à cause des pressions et de la peur de perdre la vie. De nombreux prêtres et religieux ont été assassinés. Des églises et des monastères ont été incendiés ou détruits (...) Ces dernières années, plus de 100 mosquées ont été construites, dans des lieux où il n'y en a jamais eu. Il y a donc une volonté d'islamisation dans la région de Sarajevo (...)"

Source : http://www.islamisation.fr/

Par Observatoire de l'islamisation - Publié dans : Nouvelles d'Eurabie
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Vendredi 3 juillet 2009

Dépêche en provenance de l'ESISC :

Two soldiers were killed and five others injured when a series of explosions occurred in the Caucasus republic of Chechnya on Thursday, has announced this Friday police sources. “Two blasts went off in a forest near Shalazhi in the Urus-Martan District, and a third occurred near a food store in the district centre,” said an anonymous police source. Three police officers were also wounded on Thursday when a radio-controlled explosive device went off in the town of Khasavyurt in Daghestan, said the Russian press agency Ria Novosti this Friday. “Thursday, an explosion equivalent to 500g of TNT occurred in the city of Khasavyurt, in Daghestan when a car carrying three police officers passed nearby,” said a source requesting to remain anonymous.

In Nalchik, the capital of the republic of Kabardino-Balkaria where an anti-terrorist operation has been launched since Tuesday, two armed people surrendered to the police during a special operation in the early hours of Friday. “A man and a woman blocked off in an apartment surrendered to law enforcement officers at about 04:00 Moscow time,” a police spokesman said. Two Kalashnikov and a large amount of ammunition were seized from the apartment.

Last April 16, Russian president Dimtri Medvedev had announced the end of the anti-terrorist operation in Chechnya but violence has increased in the North Caucasus restive region, including in Daghestan and Ingushetia. The Riyadus Salikhin, a brigade of Chechen suicide attackers, claimed on June 28 that they carried out the bombing attack on June 22 against Ingushetia President Yunus-Bek Yekurov. Supreme Court Judge Aza Gazgireyeva was also killed on June 10 after unidentified gunmen probably linked to the local mafia shot her in Nazran. Her murder has however been attributed to the Islamist insurgency. General Adilgerei Magomedtagirov, the interior minister of the North Caucasus republic of Daghestan was also killed on June 5 by an unidentified Sniper in the republic’s capital of Makhachkala.

http://www.esisc.org/

Par ESISC - Publié dans : Terrorisme
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Mercredi 1 juillet 2009
Par André Bercoff - Publié dans : Dossier nucléaire iranien
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Mercredi 1 juillet 2009
Dépêche en provenance de Novopress :

Le Conseil d’État a confirmé mardi la suspension de l’expulsion vers l’Algérie de l’islamiste Djamel Beghal, condamné à dix ans de prison pour avoir préparé des attentats en France et libéré le 30 mai, a déclaré l’avocat de Monsieur Begal. La justice a donc bloqué en appel la volonté du ministère de l’Intérieur, qui avait fait la demande d’expulsion.

Arrêté en juillet 2001 aux Emirats Arabes Unis (EAU), après un séjour dans un camp d’entrainement d’Al Quaida, Djamel Beghal a été condamné à dix ans de prison pour avoir élaboré un attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.

Il est actuellement « assigné»  à résidence dans le Cantal, ce qui ne manquera sans doute pas d’interpeller les citoyens honnêtes qui désespèrent eux de trouver un logement, et qui souhaiteraient également bénéficier de cette clémence judiciaire pour la moindre petite infraction pénale.

http://fr.novopress.info/
Par Novopress - Publié dans : Nouvelles d'Eurabie
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Mercredi 1 juillet 2009
Publié avec l'autorisation de l'auteur :

Moins de six mois se sont écoulés depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Hussein Obama et sa politique étrangère a montré ses limites, et sa dimension médiocre, voire, parfois, très proche du nauséabond.

Le nouveau pensionnaire de la Maison Blanche parlait d’« espoir » et de « changement ». Il a surtout montré qu’il savait trahir les espoirs de changement démocratique dans les régions du monde où règnent dictature et tyrannie et qu’il réservait l’espoir aux dictateurs et aux tyrans. Les États-Unis ont changé, effectivement, et un Président américain est là qui ne parle plus de liberté et de dignité de l’être humain, mais de stabilité et d’équilibre, quitte à ce que stabilité et équilibre impliquent de passer les droits de l’homme à la trappe.

Il ne s’agit pas d’un retour au réalisme, comme certains le disent : les pires adeptes du réalisme gardaient un minimum de principes, ce qui n’est pas le cas d’Obama.

Il ne s’agit même pas de relativisme : un relativiste place tous les régimes sur un pied d’égalité. Obama, lui, a ses préférences. Et ces préférences le tournent vers les régimes hostiles aux valeurs fondamentales des États-Unis.
J’ai écrit ailleurs, citant les mots de mon amie Nidra Poller, qu’il était le premier Président antiaméricain des États-Unis. Plus que jamais, ces mots offrent une description effroyablement exacte du personnage.

Vis-à-vis de l’Amérique latine, Obama, d’emblée, a montré ses préférences pour les frères Castro, Daniel Ortega, Hugo Chavez. En Asie, il a, dès février, envoyé des signaux de faiblesse en direction de la Corée du Nord et a très vite dépêché Hillary Clinton à Pékin pour qu’elle dise aux potentats locaux que les États-Unis ne les importuneraient plus avec des questions de liberté de parole.

Si Obama a fait preuve de froideur avec tous les dirigeants européens qu’il a rencontrés, il en est deux en direction de qui il a envoyé des messages d’ouverture : Poutine et Medvedev. L’Afrique subsaharienne ne l’intéresse pas et les atrocités commises au Darfour sont désormais très loin de ses préoccupations : l’assassin qui règne à Khartoum est incriminé pour crime contre l’humanité, mais il est aussi membre de l’Organisation de la Conférence Islamique, ce qui, pour Obama, semble valoir toutes les disculpations imaginables.

Concernant le monde musulman, il a annoncé ses positions au Caire. Il n’a pas trouvé de talibans modérés en Afghanistan et au Pakistan, mais il n’a pas renoncé à en chercher. Il n’a cessé, semaine après semaine, d’envoyer des émissaires dialoguer avec Bachar el Assad en Syrie, Hassan Nasrallah au Liban, Mahmoud Abbas à Ramallah, les dirigeants du Hamas à Gaza et, bien sûr, ceux de la République islamique d’Iran où c’était possible.

Les élections libanaises ont infligé une défaite relative au Hezbollah, donc aux interlocuteurs qu’avait choisis Obama. Les élections iraniennes et les émeutes qui s’en sont suivies ont, je l’ai souligné en ces colonnes la semaine dernière, montré que le peuple iranien en avait bien davantage qu’assez du régime des mollahs.

Obama a mis un peu plus de huit jours pour tenir un discours porteur d’un soutien minimal aux aspirations des Iraniens. Il a attendu pour cela que le soulèvement soit écrasé dans le sang, les cadavres, et la barbarie. Il attend sans doute désormais une « normalisation » de la situation. Et en attendant que celle-ci vienne, il commence à retirer des troupes d’Irak afin que les terroristes reprennent leurs activités.

Il s’emploie aussi à déstabiliser le seul pays démocratique stable et le seul allié fiable des États-Unis dans la région : Israël. Sa préférence très visible, là, va aux dirigeants « palestiniens » et, sans jamais rien exiger de ces derniers, il pointe sans cesse du doigt ce qui est, selon lui, le « problème majeur » qui bloque toute perspective de paix : l’existence de villages juifs en Judée-Samarie. Faire d’Israël, comme un dictateur arabe ou un mollah iranien sanguinaire, le bouc émissaire de toute une région est adopter une attitude mentale indigne.

Les faits montrent ainsi chaque jour davantage qu’Obama est le premier Président antiaméricain des États-Unis
. Et parce que j’aime les États-Unis et la liberté, je suis, comme des millions d’Américains, très en colère.

Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo le 01er juillet 2009
Par Guy Millière - Publié dans : Chroniques de Guy Millière
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Mardi 30 juin 2009

Le 07 juillet le député UMP Richard Mallié va proposer à l'Assemblée Nationale un texte qui provoquera une extension du travail dominical. Pire, ciblant les communes touristiques se sont prêts de 6.000 communes qui pourraient être concernées. Un maire qui obtiendra le classement de sa commune en zone touristique pourra donner le droit aux commerces de sa ville de faire travailler leurs salariés tous les dimanches de l'année. Paris, Lille, qui a été capitale européenne de la culture, Marseille qui va l'être, Lyon, Nantes, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Strasbourg sont ainsi des cibles potentielles. Enfin, le travail dominical dans ces zones touristiques n'induira, contrairement au travail dominical dans les grandes zones commerciales comme Plan de Campagne (Bouches-du-Rhône) ni salaire double, ni repos compensateur, ni nécessité d'être volontaire

Trop c'est trop. J
e suis opposé à une généralisation du travail le dimanche. Pour moi la famille c'est primordiale. Le dimanche est souvent le seul moment de la semaine où tous ses membres peuvent se retrouver pour faire des activités communes ou tout simplement partager le plaisir d'être rassemblés. Pour moi le dimanche doit également permettre aux individus de s'élever. Pas seulement spirituellement mais aussi intellectuellement, sportivement, culturellement en pratiquant des activités que le rythme de la semaine ne permet pas d'effectuer.  Et puis je ne peux qu'éprouver un profond dégoût, un mépris absolu devant des couples qui ne trouvent rien d'autres à faire le dimanche que de s'enfermer dans des magasins ou des centres commerciaux avec leurs enfants pour dépenser de l'argent. Pathétique, pitoyable. Doit-on, pour pemettre à ces imbéciles de pouvoir combler leur vide exitentiel, remettre en cause des piliers de la structure familiale et sociétale ? Je ne le pense pas. L'économie c'est capital, c'est important. Ce n'est pas moi qui vais contester cela. Mais on ne peut résumer la force d'un modèle de société à son pouvoir d'achat, à sa capacité de consommation.

C'est pourquoi il devient urgent de se mobiliser. Dans un premier temps, un moyen simple, une pétition qui peut envoyer votre message aux députés de votre département :
http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/. Près de 80.000 personnes l’ont déjà signé ! Dont votre serviteur. Voici le message que j'ai laissé : "La colère gronde. Cela sera peut-être la goutte d'eau qui va faire déborder le vase. Marre que cela soit toujours les mêmes qui doivent se sacrifier. Ma famille ne sera pas sacrifiée. Que cela soit clair. Et si il faut employer la violence pour se faire entendre et bien je suis VOLONTAIRE. Et je ne suis pas un vilain gauchiste. J'ai toujours voté à droite." Comme l'indique le site, mon message a été immédiatement envoyé à tous les députés de mon département. Deux m'ont déjà répondu en m'assurant qu'ils sont opposés à ce texte. Leur courage s'arrêtera-t-il aux portes de l'Assemblée ? Nous verrons bien. Mais il n'est pas inutile de faire pression sur vos députés. 

Si le gouvernement devait passer en force. Si l'extension du travail dominical devait en effet conduire à la suppression du volontariat alors la colère sourde qui taraude le pays pourrait bien s'exprimer. Le travail dominical peut devenir le catalysateur de toutes les tensions accumulées dans la société françaises depuis 30 ans. Le syndrome de la goutte d'eau. Henri Guaino qui a fait, malgré lui, l'expérience du quotidien des policiers dans les ZIP (Zones d'Islamisation Prioritaire) pourrait alors de nouveau être caillassé. Mais cette fois pas par la racaille. Les Français ont déjà guillotiné un roi. Ils peuvent très bien remettre le couvert.

Car il y'en a plus qu'assez de cette caste de privilégiés qui ne cesse de demander des efforts aux Français. Non pas qu'il ne pas falloir en faire, laissons cette chimère aux socialistes et aux syndicalistes, mais je ne supporte plus que ces efforts soient à sens unique. Que le président, les ministres, les parlementaires, les hauts fonctionnaires commencent à se serrer drastiquement la ceinture eux aussi. Sinon cela risque de très mal se terminer pour eux. Le propre des pouvoirs faibles et de se croire plus forts qu'ils ne le sont en vérité.

David Bescond pour Rebelles.info

Par David Bescond - Publié dans : Les brèves du jour
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Mardi 30 juin 2009

Publié avec l'autorisation de l'auteur :

François Fillon ne fut pas par hasard le muet du sérail versaillais. L'équilibre budgétaire jeté par les fenêtres, la distinction iconoclaste entre dépenses d'investissement et de fonctionnement, le grand emprunt et, donc, l'alourdissement de la dette, tout ce qu'a évoqué le Président dans son discours devant le Congrès est ce qu'a combattu François Fillon depuis deux ans. Mais la référence exaltée à l'héritage du Conseil national de la Résistance - qui instaura la Sécurité sociale et la planification ! - sonne aussi curieusement dans la bouche d'un Sarkozy qui brocardait naguère avec un talent cruel «le modèle social français», quand Jacques Chirac en était le héraut. Cette querelle n'est pas neuve. Elle date du début des années 90. Les partisans du modèle français défendaient « l'autre politique ». Ils avaient pour nom Séguin, Pasqua, Guaino, l'auteur du discours de Versailles... et François Fillon. Les partisans de l'orthodoxie budgétaire, du franc fort, du «cercle de la raison», comme disait Alain Minc, étaient Edouard Balladur et... Nicolas Sarkozy. Mais le retour trompeté du modèle français - si le Président va au-delà des mots - est l'antithèse des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Lisbonne. Il met à mort l'idéologie de la Commission, incarnée par ce Barroso que la France remet en selle : concurrence fiscale, dumping social et... libre-échange. Il impose le retour à un protectionnisme européen, que les taxes carbone et les références aux normes sociales pré figurent. L'inclination présidentielle pour la mondialisation « coopérative » préférée à la mondialisation « concurrentielle » est largement utopique. Le bras de fer est inévitable avec l'Allemagne, l'Angleterre, Bruxelles, les pays de l'Est, les Etats-Unis. Rien que ça ! Et, last but not least, une partie de sa majorité, l'aile libérale de « la mondialisation heureuse », où il trouva ses premiers soutiens. Nicolas Sarkozy y est-il prêt ?

Eric Zemmour pour le Figaro le 29 juin 2009

Par Eric Zemmour - Publié dans : Chroniques d'Eric Zemmour
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Mardi 30 juin 2009

Dépêche en provenance de l'ESISC :

In a statement released on Tuesday through several jihadist websites and entitled “France, the mother of all evils,” Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) threatened France over President Sarkozy’s remarks last week that the “burqa is not welcome in France.” In the statement, Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud vowed on the part of all the “mujahedeen in the Islamic Maghreb,” to “take revenge on France” and to target its “interests wherever they are.”

He also pointed out that the French President’s remarks, which he said were fuelled by hatred, signalled a “new war against our sisters who wear the Niqab.” He urged all Muslim to fight “this hatred with another one, more devastating.”

http://www.esisc.org/

Par ESISC - Publié dans : Terrorisme
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Lundi 29 juin 2009
Les fidèles lecteurs de Rebelles.info se souviennent que la publication de mes deux articles (La démocratie est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre ; Oui une dictature provisoire deviendra indispensable !) a quelque peu secoué la blogosphère "occidentaliste". Le fait d'avoir soulevé l'idée qu'un Pinochet français puisse intervenir provisoirement pour mettre fin à la chienlit dans laquelle s'enfonce inexorablement notre pays avait provoqué les cris des vierges effarouchées : "Mais vous n'y pensez pas, c'est scandaleux, honteux !".

Ce week-end un coup d'Etat a eu lieu au Honduras. Rapide résumé. Le président Manuel Zelaya, au pouvoir depuis 2006, a été arrêté dimanche matin dans l'une des ses résidences par des militaires, puis expulsé dans l'après-midi au Costa Rica. Plusieurs centaines de militaires se sont parallèlement déployés dans la capitale Tegucigalpa, dans le quartier du palais présidentiel. Quelques dizaines de partisans de Zelaya ont tenté de freiner l'avancée des chars. En vain. Les militaires, soutenus par l'opposition, s'opposaient à la volonté de Manuel Zelaya de modifier la Constitution qui l'aurait autorisé à briguer un second mandat, le 29 novembre prochain. Un référendum devait avoir lieu ce dimanche, mais la Cour suprême a fait valoir plus tôt cette semaine qu'il n'aurait aucun caractère légal. Le chef de l'Etat a voulu passer en force en maintenant le référendum. Les hauts-gradés militaires ont annoncé parallèlement leur intention d'intervenir et sont passés à l'acte. Après avoir contrôlé la capitale, dimanche, l'état-major des forces armées a désigné le président du Congrès, Roberto Micheletti, comme nouveau chef de l'Etat.

J'attendais donc de nos démocrates vertueux qu'ils s'indignent, protestent, vitupèrent. Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir le gourou en chef expliquer lundi matin que le coup d'Etat au Honduras... n'en était pas un :  "Or, l’expulsion de Manuel Zelaya n’est pas un coup d’Etat. En effet, dimanche la Cour suprême du Honduras demande à l'armée de déposer le président Manuel Zelaya. Tandis que la date du prochain scrutin présidentiel est confirmée pour le 29 novembre." (http://www.drzz.info/article-33239781.html). Donc lorsque des militaires sortent de leurs casernes pour destituer un président élu et l'expulser vers un pays étranger cela doit être interprêté comme un acte normal de la vie politique. Lorsque des militaires empêchent la tenue d'un référendum, durant lequel le peuple doit s'exprimer sur un éventuel changement de la Constitution, en quadrillant les rues de la capitale cela doit être interprêté comme un acte de salut public. Lorsque les militaires désignent unilatéralement le nouveau président cela doit être interprêté comme un acte de transition démocratique classique. Lorsque des juges intiment l'ordre de destituer un président (bien entendu sans aucune pression des militaires) il s'agit d'un processus juridique légal (étonnant venant d'admirateurs inconditionnels des USA car je vois mal la Cour suprême des Etats-Unis procéder de la sorte avec des marines paradant dans Washington). Mais soit. Admettons.

Dois-je en déduire que si l'armée française était intervenue en février 2008 pour empêcher la tenue du Congrès de Versailles permettant la modification préalable indispensable à la ratification du traité de Lisbonne, traité qui bafouait le choix du peuple français lors du référendum de 2005, nos démocrates vertueux n'y auraient pas vu l'ombre d'un coup d'Etat ? Mais alors quelle différence avec l'intervention d'un éventuel Pinochet que je préconisais ?

Peu m'importe à dire vrai le sort du président du Honduras. Je n'ai pour lui aucune sympathie idéologique. Bien au contraire. Qu'il soit soutenu par le cinglé de Caracas ne plaide pas en sa faveur. Mais cela ne doit pas nous aveugler. Lorsque des militaires se substituent à l'expression du peuple cela porte un nom : un coup d'Etat. Je ne porte ici aucun jugement de valeur sur ce qui s'est produit au Honduras. Je pointe juste un fait. Et je m'amuse de la contradiction de mes censeurs vertueux.

C'est le propre des individus qui n'ont aucune colonne vertébrale idéologique solide de s'emmêler les pinceaux. D'hypocrisie en tartufferie ils sombrent dans la bouffonnerie. C'est tristement risible.

David Bescond pour Rebelles.info
Par David Bescond - Publié dans : Communiqués de Rebelles.info
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Lundi 29 juin 2009

Dépêche en provenance de l'ESISC :

Honduran President Manuel Zelaya has been ousted by the country's military on Sunday, hours before a constitutional vote that many consider would favour Zelaya for another term. He was forced to go in exile to Costa Rica, while the Army seized the national palace. Speaking from San José,  Zelaya said, “I want to return to my country, I am the president of Honduras.” He has also called the coup illegal and vowed to stay in power.

Meanwhile, Congressional leader Roberto Micheletti has been named as a successor – who will serve until January 27 next year. Contrary to Zelaya's claimed that he did not resigned, the Congress declared they voted to accept his letter of resignation.

Micheletti has declared a nationwide, 9 p.m. to 6 a.m. curfew for 48 hours since Sunday night. He also declared appointing Enrique Ortez Colindres, a lawyer and former Ambassador to the UN, as his new foreign minister.

http://www.esisc.org/

Par ESISC - Publié dans : Amérique latine
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Lundi 29 juin 2009
Publié avec l'autorisation de l'auteur :

La burqa s'est donc invitée au château. Ce voile intégral, porté par des musulmanes, y a été réprouvé, lundi à Versailles, par le chef de l'État. " (Elle) ne sera pas la bienvenue ", a-t-il dit, sous les applaudissements nourris du Congrès. Plus tôt, des parlementaires, menés par André Gerin (PC), avaient réclamé une commission d'enquête sur ce phénomène et sa possible interdiction. Mais cet accoutrement répulsif, qui enferme la femme, n'est qu'un symptôme. Il révèle, plus gravement, la poussée de l'islamisme en France.

C'est une mission d'information parlementaire qui a été chargée, en définitive, de cerner ce choix vestimentaire encore marginal. Il faut dire que le Conseil français du culte musulman avait fait savoir son opposition à une commission d'enquête, accusée de "stigmatiser l'islam et les musulmans de France " : un argument spécieux, invitant à se taire. Or, la burqa comme le voile sont les signes d'une soumission et d'un rejet des règles de la République laïque (1). Doit-elle se résoudre à être défiée par ses hôtes  ?

Quand Nicolas Sarkozy déplore : "Notre modèle d'intégration ne fonctionne plus", il se garde d'en fouiller les causes. Elles mériteraient, pourtant, la "remise à plat" promise quand le président parle de la crise économique, sociale, écologique. Car cette autre crise oubliée, multiculturelle celle-là, est autrement plus déstabilisante. Aristote : "L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation"(2). La France laisse venir l'épreuve, en refusant de se confronter à ceux qui rejettent ses valeurs.

Les nombreux musulmans démocrates ne peuvent se sentir solidaires d'une idéologie qui cherche, à terme, à subvertir la nation. Sarkozy parle d'or quand il dit : " Dans la République, la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions". Pour autant, cela ne doit pas interdire d'enquêter, au-delà de la burqa, sur le fondamentalisme dans les cités. La nation peut se perdre à fermer les yeux sur des processus de néocolonisation enclenchés dans des territoires déjà perdus. Cette évidence, le pouvoir devra bien l'aborder, autrement que par le petit bout de la lorgnette et en craignant de choquer.

Pourquoi faudrait-il craindre de contrarier les islamismes, qui se conduisent de plus en plus, en France, en territoire occupé et qui viennent de montrer leur vrai visage en Iran ? Les ménager encore serait faire reculer l'islam des Lumières, qui peine à consolider sa place. Notre "vieux pays", ainsi nommé par Sarkozy, aurait-il perdu le goût de se défendre  ?

Ce que dit le peuple d'Iran


La France doit d'autant moins redouter d'interdire la burqa ou le niqab, et même de stigmatiser le voile comme fantasme sexuel imposé par des machistes, que l'islam radical qui inspire ces marques d'asservissement est en train de se faire désavouer par les Iraniens eux-mêmes. Ils ont forcé leur République islamiste, économiquement en ruine, à dévoiler son assise dictatoriale. Neda, belle étudiante tuée par balle, samedi, lors d'une manifestation à Téhéran, est devenue le symbole de cette oppression théocratique qui, au nom de ses interdits, truque les votes et tire sur les foules. Certes, on ne risque pas de voir défiler, à Paris, les islamo-gauchistes qui protestaient hier avec le Hamas contre le sort des Palestiniens. Ces indignés-là ne soutiennent que les tyrannies. Mais, en Iran, c'est un peuple aspirant à la démocratie qui ouvre la voie à une modernité sécularisée. Le régime des mollahs, qui commence à se fracturer de l'intérieur, a entamé sa chute.

L'histoire dira si ce tournant qui s'amorce en Iran aura été inspiré par la "contagion démocratique" qu'avait espérée George W. Bush au Moyen-Orient en libérant l'Irak de son dictateur, ou par la main tendue de Barack H. Obama à l'Islam, lors de son récent discours du Caire. Les deux politiques ont sans doute concouru, par des chemins opposés, à ces effets qu'elles recherchaient. Il a été en tout cas rassurant d'entendre le président des États-Unis sortir de ses pesants silences, dénoncés
ici la semaine dernière et qu'approuvait la moutonnière obamania. Mardi, Obama a "condamné fermement les actions violentes ", en rendant hommage au "courage" des manifestants. Refuser de s'ingérer dans les affaires iraniennes, comme s'y astreint l'Occident avec raison, ne peut interdire, par excès de prudence, les élémentaires signes de soutien en direction de ce peuple musulman qui dit vouloir être libre.

Court-termisme

Reste la question : Nicolas Sarkozy désire-t-il vraiment prendre à bras-le-corps les problèmes les plus graves, dont celui de la sauvegarde de la cohésion nationale ? La promotion de femmes de confession musulmane, républicaines et laïques, est restée timide dans le remaniement ministériel. La tentation existe de dissiper les Français par une pipolisation de la politique, illustrée par l'arrivée de Frédéric Mitterrand à la Culture. Quand le chef de l'État assure, lundi, parlant d'économie et de social : " Le modèle français a de nouveau ses chances", alors que le rapport de la Cour des comptes, publié le lendemain, met en alerte sur les déficits colossaux produits, notamment, par l'État-providence, se retrouve cette constante attirance pour le court-termisme, qui a toujours repoussé les décisions les plus drastiques. À quand l'électrochoc  ?

Ivan Rioufol pour le Figaro le 26 juin 2009

(1) Lire, à ce propos, Les dessous du voile, aux Editions
Riposte laïque.

(2) J'emprunte cette citation à l'interessante étude que David Mascré vient de consacrer au meurtre de Ilan Halimi, Des barbares dans la cité, Editions de l'Infini. Le texte d'Aristote, cité par l'auteur, dit plus longuement ceci:"L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation.Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre".

Par Ivan Rioufol - Publié dans : Chroniques d'Ivan Rioufol
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Lundi 29 juin 2009
Publié avec l'autorisation de l'auteur :

NDLR : Le suicide démographique des Européens, l'émigration d'une partie des classes aisées européennes, l'augmentation démographique de la péninsule arabique et du sous-continent indien, l'entrée programmée de la Turquie dans l'UE et le fait que la majorité de l'immigration africaine en France est de nature islamique font que nous ne partageons pas l'optimisme tout relatif de l'auteur. Mais comme d'habitude nous respectons et publions le point de vue des auteurs qui ont accepté de participer à l'aventure de Rebelles.info. Inutile donc de nous demander pourquoi nous publions cet article. Merci.

Les éditions Tatamis ont publié il y a quelques mois
La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048 (1), d’Elena Tchoudinova. L’auteur russe raconte une France qui, en 2048, est sous la coupe des islamistes, lesquels lui imposent la charia dans sa version la plus brutale. Pourtant, si ce livre est doté d’une justesse de vue certaine en voyant que l’immigration massive que subit la France depuis 1974 ne peut pas ne pas bouleverser massivement sa structure civilisationnelle, il se trompe à mon avis en imaginant une France islamique.

Pour que la France devienne un régime islamique à la manière de l’Arabie saoudite, il faut deux postulats. Que les musulmans deviennent majoritaires, et qu’ils soient assez nombreux à être des islamistes purs et durs. Or, si on regarde les faits froidement, on se rend compte que ni l’un ni l’autre ne risquent d’arriver.

La démographie tout d’abord. La population musulmane en France ne cesse d’augmenter depuis les années 1960 sous l’effet de l’immigration, au point d’atteindre aujourd’hui les sept millions de personnes, soit un peu plus de 10% de la population française. L’idée d’Elena Tchoudinova, c’est que sous le double effet de l’immigration et d’une natalité plus importante des musulmans, ceux-ci vont finir par devenir majoritaires.

Or, cela ne va pas arriver pour une simple et bonne raison, qui est que les flux migratoires vont mécaniquement finir par se tarir. En effet, si l’on regarde la natalité des pays du Maghreb, on remarque que ceux-ci sont dans une phase de transition démographique, et que, dans l’espace d’une génération, ils devraient avoir atteint le solde démographique des pays occidentaux. À partir de là, le Maghreb devrait en toute logique cesser d’être une terre d’émigration. Ensuite, on remarque que si les immigrés ont certes une natalité beaucoup plus importante que celle des Français (au point de faire monter les statistiques de façon significative), ce n’est pas le cas de leurs enfants : les enfants d’immigrés font autant d’enfants que les Français autochtones.

On peut donc estimer que le nombre de musulmans va, dans le courant des prochaines décennies, se stabiliser, et rester constant par rapport à la population autochtone. C’est largement suffisant pour changer pour au moins un siècle la structure civilisationnelle française, et pour qu’en fait, la France ne soit plus vraiment la France au sens que lui donnait le général de Gaulle, mais quelque chose de nouveau. Mais ce n’est pour autant pas assez pour arriver à un État islamique en France, on se trouvera plutôt dans une situation voisine de celle des États-Unis avec les Noirs.

D’autant plus que parmi ces musulmans, tous ne sont pas des intégristes, loin de là. En fait, on peut même prévoir que l’intégrisme islamique devrait suivre le même chemin que la natalité. Néanmoins, il faut quand même rester vigilant de ce côté-là : si l’on peut, de prime abord, avoir du mal à imaginer les racailles de banlieue se ranger sous la bannière de l’islam le plus rigoriste qui soit, il ne faut pas oublier que c’est toujours parmi ce type de population (des jeunes hommes bourrés de testostérone qui n’ont rien à faire de leurs journées) que se sont recrutées les milices des mouvements totalitaires.

Donc, l’État islamique n’arrivera pas.

Hélas, j’aurais presque envie de dire.

Car il faut bien voir la réalité en face : ce sera pire.

Si l’immigration maghrébine va se tarir d’elle-même dans les prochaines décennies, ce n’est pas du tout le cas de l’immigration africaine qui, elle, va même augmenter. Là où le monde arabe va rejoindre l’Occident dans son lent suicide démographique, l’Afrique sub-saharienne va, elle, continuer à croître à une vitesse affolante. D’après les prévisions, ce sera même la seule partie du monde à avoir une natalité supérieure à deux enfants par femme en 2050. Et les Africains vont vite n’avoir qu’une seule envie : fuir au plus vite leur continent.

Les guerres en Afrique ne sont pas près de se calmer : toutes les guerres sont dues, d’une façon ou d’une autre, à la démographie, et avec une explosion de celle-ci, les affrontements vont suivre. L’ONU ne pourra guère qu’empêcher les millions de réfugiés qui suivront mécaniquement de mourir de faim et de maladie, et sera ainsi incapable de créer les conditions d’un développement économique serein, sans parler du fait que les guerres ravageront tout (2). Les centaines de millions de jeunes Africains, sans avenir autre que la guerre et la misère vont, sans aucun doute, partir pour les côtes de l’Europe.

Et ils viendront s’entasser, par dizaines de millions, dans ces banlieues et autres zones où les autochtones sont déjà absents. Et là, mécaniquement, ils vont créer des communautés distinctes de la communauté nationale (3). En clair, nous aurons en France la communauté autochtone, la communauté arabe, et la communauté africaine, étant bien entendu que lesdites communautés seront divisées, comme elles le sont déjà, en fonction de la classe, de la nationalité d’origine, de la religion, etc. Néanmoins, les clivages civilisationnels étant structurants à notre époque, ce sont eux qui primeront. (Il n’y a plus guère que
Jérôme Leroy qui pense que ce sont les rapports de classe qui priment. D’ailleurs, c’est le dernier marxiste orthodoxe de France.)

En bref, la France (l’Europe aussi d’ailleurs) de demain ressemblera beaucoup au Liban de 1970, c’est-à-dire un pays divisé entre communautés que rien ne rassemble, si ce n’est le lieu où les hasards de l’Histoire les ont fait se rencontrer. Et comme au Liban, il y a fort à parier qu’un évènement quelconque qui, en d’autre temps, se serait contenté de faire parler de lui dans les journaux, sera le facteur déclencheur d’une guerre civile atroce.

Ce qui nous menace, ce n’est pas un État islamique. Ce qui nous menace, c’est l’horreur absolue. L’état de nature selon Hobbes : le chaos.

Gabriel Bendayan pour criticusleblog.blogspot.com le 27 juin 2009
Par Gabriel Bendayan - Publié dans : Chroniques de Gabriel Bendayan
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Présentation

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Les Rebelles

Présentation des collaborateurs de Rebelles.info (en cours...)

Claude Moniquet : Ancien journaliste, auteur spécialisé, expert internationalement reconnu en matière de contre-terrorisme, il a fondé en mai 2002, l’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) qui a repris à son compte, dès sa création, le travail d’observation et d’analyse du terrorisme international et des questions stratégiques qui était mené depuis plus de vingt ans par certains de ses promoteurs.

Alexandre Del Valle : Essayiste, Géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée (basé à Chypre) ; Membre du Conseil de Rédaction de la Revue française de Géopolitique Outre Terre, Alexandre Del Valle inscrit toutes ses études, interventions et écrits dans le cadre de la démarche géopolitique qui consiste à étudier « les rivalités de pouvoirs autour des territoires ou ressources », ainsi que les « représentations » développées par les acteurs en lice.

Guy Millière : - Professeur à l’Université PARIS VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit
- Visiting Professor à la California State University, Long Beach.
- Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, biotechnologie.
- Conférencier pour la Banque de France
- Traducteur et adaptateur en langue française pour le site
DanielPipes.org
- Editorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, Frontpage Magazine, les Quatre Vérités, upjf.org
- Membre du comité de rédaction d’Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman
- Rédacteur en chef de la revue
Liberalia de 1989 à 1992 


Ivan Rioufol : Senior fellow à l'Atlantiste Institute et chroniqueur à l'émission On refait le monde, sur RTL. Il est titulaire d'un DEA de droit maritime et aérien et a débuté une carrière de journaliste, en 1976, au quotidien nantais Presse-Océan. Il rejoint Le Figaro en 1985 au service « La vie des médias », responsable de la rubrique « Confidentiel ». Il devient rédacteur en chef du service des informations générales, puis éditorialiste et membre du comité éditorial du journal en 2000. Depuis 2002, succédant à Max Clos, il tient dans Le Figaro un « Bloc-notes » publié chaque vendredi.

Michel Gurfinkiel : Ecrivain et journaliste, président de l’institut Jean-Jacques Rousseau, correspondant en France de Commentary et Weekly Standard, auteur de Israël, géopolitique d’une paix (1991), La cuisson du homard (2001), Le testament d’Ariel Sharon (2006), à paraître au début 2008 son livre sur l’histoire du sionisme et d’Israël.

Robert Redeker : Agrégé de philosophie, chercheur au CNRS. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes. Membre du comité scientifique du CALS (Université Toulouse-le-Mirail). Membre du comité scientifique de la revue Culture Droit.  Membre du comité de rédaction de la revue
Des Lois et des Hommes . Membre de la commission " philosophie- sciences religieuses- psychanalyse " du Centre National du Livre . 

 Gérard Pince : Docteur de 3éme cycle en Economie du Développement-Université de Paris - Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris-Licencié en Droit - Chevalier de l'Ordre National du Mérite - Inventeur d'une machine comptable pour analphabètes - Fondateur et Président de Free World Academy.

Claude Reichman : docteur en chirurgie dentaire de la faculté de médecine de Paris. Il est l'un des initiateurs de la
Révolution bleue, mouvement informel résumé par son slogan «Non à la chienlit, non au trop-plein d'impôts et de charges, non aux politiciens incapables». Il est par ailleurs président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale (MLPS), président du Comité CSG, président du Syndicat retraite-action et président du Collectif vivre en paix à Paris (VEPAP).

Eric Zemmour : Journaliste politique français, grand reporter au service politique du quotidien Le Figaro. Il participe toutes les semaines à l'émission "ça se dispute" sur I-Télé. Depuis septembre 2006, il participe à l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché".

Roger Heurtebise : Journaliste à Riposte laïque.

Michel de Poncins : Ancien directeur de société, Michel de Poncins est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris
, et docteur en Économie. anime aussi deux magazines sur internet : Tocqueville Magazine et Radio Silence.

Gabriel Bendayan : Webmaster du site Jeune Droite.

Alain Laurent : Philosophe, essayiste et éditeur. Auteur en particulier de nombreux ouvrages sur l'individualisme, le libéralisme et leur histoire ("La philosophie libérale", Les Belles Lettres, 2002 - Prix de Philosophie politique de l'Académie française; "Le libéralisme américain", Les belles Lettres, 2006 - Prix du livre libéral). Directeur de la collection La Bibiothèque classique de la liberté, aux Belles Lettres. Dernier ouvrage paru: "La société ouverte et ses nouveaux ennemis", Les Belles Lettres, 2008).

Roman Bernard : Pigiste dans la presse et la communication. Webmaster du blog Criticus. 
 
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